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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Les deux gros lards d'NTM vivent maintenant loin de la vindicte populaire, mais leur "Qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu" reste d'actu... La grande couronne parisienne où je vis depuis trois décennies maintenant, n'est plus qu'une Corée du Nord estampillée France... Tous les crevards, les lourds, les paumés, les affamés, les cinglés, les petits-enfants d'immigrés et d'ouvriers y croupissent... Tout comme dans d'autres régions de France qui se sont cassées la gueule (La Lorraine, le nord, le Creusot, etc), la grande salope de banlieue, la "à une demi-heure quand il marche le RER" de Paris, est un terrain vague de la vie, de l'espoir... Cadre de vie à chier, froid, intellectuellement squelletique, bauge à déficients sociaux, suite (façon palace équipé par Ikéa) tassée de salariés payés SMIC aux loyers calés sur promoteurs du XVIème arrondissement, flicaille partout aux heures de pointe pour rien et nulle part aux heures de punching ball! (Les flics sont des couilles molles qui taffent aux heures où la sécurité est optimale, ordres de ce con de Guéant)... Salaires identiques à la province (SMIC + 10-15%) avec des loyers et des prix d'achat de 30 à 40% à cette même province... Pourquoi je me casse pas? C'est ça ta question? Et toi? Pourquoi t'es dégoûté de ton nid, que tu continues à y croupir? Ici, plus qu'en 1995, les crevards sont des crevards, des chiottes, les associations humanitaires se sentent plus en sécurité en Libye, à Gaza et à Kaboul qu'ici...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:36:35 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Les chiens ne font pas des chats comme disait mamy. J'ai quelques points communs avec Ian Curtis, mais le premier étant le regard... (cherche pas je ne me montrerai pas)... Le bonhomme était "conseiller" à l'emploi au Pôle Emploi anglais de l'époque, c'est sans doute pour ça qu'il n'était pas au mieux de sa forme en live... Dans les couches de son môme, il n'y voyait que sa propre merde, et le monde lui paraissait invivable... Mes points communs avec lui s'arrêtent donc au regard... Tout ça pour rendre hommage à un killer que j'ai découvert sur une bonne vieille "K7" que mon ami Vidal me faisait écouter en boucle dans sa chambre, à nos 15 - 16 ans...
Et le seul éditeur en France (et sans doute partout dans le monde) a avoir fait reconnaitre le génie du bonhomme, c'est Camion Blanc au début des années 90 (je ramène pas tout à moi, mais je suis heureux d'avoir signé un contrat avec eux pour un projet à venir): http://www.camionblanc.com/?p=moteur&Q=joy+division
Publié par hirsute à 20:06:49 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je vais faire court: c'est drôle, je me rappelle que le FN avait gagné les mairies d'Orange, Marignane, Toulon et Vitrolles... Et elles ne sont plus FN aujourd'hui... Je sais pourquoi, parce que j'ai la mémoire d'un historien, pas d'un beauf qui adore les mythes bidon. A chaque fois que les FN sont au pouvoir, ça finit toujours devant un juge ou une désertion du parti... Pourquoi les journalistes ne posent jamais cette question à la douce Marine?
Si vous voulez mourir moins cons dans votre isoloir, ouvriers et autres nostalgiques d'un pays qui n'a jamais existé, lisez le programme, mot pour mot, comme moi je l'ai fait... Et si vous ne comprenez rien, si c'est trop compliqué pour vous, je ne comprends pas vraiment la raison pour laquelle vous vous autorisez à voter sans rien capter: http://www.frontnational.com/ Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:06:10 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
« Eh noboby défunt, la boudine en vieillasse ! »… Raymond ricana encore alors que nous lui avions tourné le dos. « Eh les gars ! », nous fîmes un demi-tour pour nous apercevoir qu’il nous braquait son Beretta Parabellum 9mm sur nous (il l’appelait « maman, protectrice nourricière et incestueuse », à croire qu’il s’en servait également comme suppositoire à plaisir). « Alors les connards, on roule des mécanos pas’qu’on a fait mouche ? Eh les dandys, faudrait pas trop vous faire éclater les ch’villes, j’vous ai à l’œil »… Il baissa le canon et ria de plus belle… « Allez barrez-vous ! Oh y z’ont eu les j’tons hein ? »… En effet, Bertrand et moi n’étions pas fiers. S’il menait la moitié de l’immeuble d’une main de fer, c’était aussi parce qu’il avait la gâchette facile… « Connard, y s’croit au Far West ce blaireau », me chuchota mon binôme, honteux d’avoir flageolé quelques secondes… Mes yeux furent une fois de plus happés par la ville plongée dans cette brume lumineuse… Des dents carrées enchevêtrées, ces immeubles ternes prenaient toute leur beauté lorsqu’ils semblaient croquer les nappes de bruine crasseuse. Nous devions repasser par les deux premiers étages, back-chicher les képis plantés non loin de l’entrée, pour rejoindre la gargote douteuse qu’on appelait « La Louloutte »… Des sbires mafieux, des bas de gammes, des bas d’l’échelle trimardaient sur le trottoir étroit… Il s’agissait d’une maison Phénix, standard, moche et mal foutue, reconvertie en bordel pour contrebandiers plus alcooliques et flemmards que dangereux… Un lupanar qui fleurait bon le pastis, la clope roulée et la javel... La proprio était une grosse dame blonde, céleste, à l'accent italien prononcé. Elle vrilla sa langue charnue sur la joue de Bertrand avant de se tourner vers moi et demander: "C'est qui. C'beau gringalet au regard de baise?"... La bonne humeur était de mise et les filles étaient plutôt moins naze-broques qu'ailleurs... J’avais envie de rouler des pelles, et j’appréhendais la fornication de mon co-équipier : « T’inquiètes pas, j’serai exemplaire ». Nous nous installâmes au bar, entre un vieux Pétain aux revendications communistes et un petit gitan en débardeur et en pantalon de survêt qui sifflait pastaga sur pastaga. Grimé. Je voulais me peindre la face pour postillonner sur une belle. N’en n’avais pas la force encore, climatisé de l’intérieur par une lourde fatigue. Nous trinquions à la victoire sans dire aux clients ce que nous avions fait précisément : « Disons qu’on a bien rangé la chambre du p’tit »… Le gitan me toisa, l’air méchant, la dent en or franchement apparente : « Eh cousin, tu veux ma tof ? »… Je détournai le regard, sûr qu’il ne fallait pas déterrer les nerfs d’un nodule de son espèce.
« T’as rien dans l’froc.
- Ta gueule, laisse-le tranquille.
- Quoi ? Quoi ?
- Allez, c’est bon, j’te paie une tournée et on fait copain »…
La dent jaillit de plus belle, brillante, d’un jaune sublime plantée dans une gencive rougeâtre et pleine de dépôt blanc… Il s’appelait Kévin, blond, yeux bleus, muscles saillants… « Eh les cocos, vous avez pas un peu de thunes pour me payer une biche ?». Je dégainai un bifton de 50 euros et lui tendis. C’était aussi émouvant pour lui que si je lui avais offert dix points d’immortalité. Il déguerpit illico et chopa violemment une petite brune qui était plantée contre une relique de flipper, avant de disparaitre avec elle dans la cour intérieure. « C’est là qu’ça s’passe… ». En effet, quelques gars s’en allaient dans ce réduit herbeux coincé entre des maisons individuelles… Les filles y batifolaient, tortillaient la vulgaire pour faire « folir » les aspergeons turgescents…
Extrait de Mon Usine, l’issue dans suite… Roman en cours d’écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:53:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 22:39:01 dans Infos cul-ture | Commentaires (0) | Permaliens
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