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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Et pourtant tout avait mal commencé...
Pressé d'aller me coucher, je ferme d'un geste déterminé, assuré, voire un poil trop violent, la portière du taxi sur mon index. Je ne comprends pas tout de suite, la seul chose que je sais c'est que je suis coincé. Une pensée me traverse l'esprit, plus rapide que la douleur : « pourvu qu'il ne démarre pas ! » Je crie comme un porcinet. Ridicule. On finit par me délivrer.
Je rentre chez moi et plonge mon doigt sous l'eau froide puis mon corps sous la couette, prenant juste le temps d'ôter pull et pantalon. Je m'endors sale dans mon caleçon sale. Enfin.
En plein sommeil, je fais un horrible cauchemar. Le téléphone sonne, une voix m'ordonne, me rappelle à l'ordre. La voix de mon maître. J'entends le mot « verge » et cette phrase qui, je ne sais pas pourquoi, m'effraie plus que tout : « mon petit chat va se coucher ».
Au matin, c'est au tour du réveil de sonner. 7h45. Je me lève. Haleine fraîche et grosse patate. J'ai le sentiment que quelque chose a changé, quelque chose d'imperceptible mais bien réel. La brioche a retrouvé sa petite saveur sucrée, ma cuillère plongée dans le pot de Bonne Maman est pleine de morceaux de fraise et, à la radio, le chef du gouvernement se montre très rassurant sur les préoccupations du pays. Dans la douche, le flacon de shampoing ne me glisse pas des mains, je frotte vivement mes cheveux et pas un seul ne reste entre mes doigts. Parfumé et rasé de près, j'ouvre les volets. Le soleil resplendit et l'air semble chaud, pourtant nous sommes en décembre. Enchanté, je décide de m'habiller cher : petit blouson gris de chez Costume National (445), chemise rayée verte Helmut Lang, ma préférée (250) et Levi's vintage, fabrication année 50 avec liseré rouge (par décence je tairai le prix !). La journée va être superbe.
Chose exceptionnelle, il me reste même un peu de temps à perdre avant de partir travailler. J'allume donc mon iMac et clic direct sur mon site préfére, www.hardcoremaispastrop.com . De nouveaux textes ont été publiés, ils sont rigolos comme Les guignols de l info, mais je ne m'attarde pas trop car il faut déjà y aller.
Ce soir, après le travail, j'irai au cinéma voir 7 Swords de Tsui Hark et ce sera un véritable chef d'œuvre.
Mon bus arrive tout de suite, une place assise est libre. Durant le trajet, je regarde dehors les gens marchés sur les trottoirs et je me dis que la vie est belle.
Tout ce bonheur ! Que s'est-il passé ? Je n'en sais rien ! Demandez à la voix de mon maître ou plutôt attendez, elle vous appellera !
Arturo B
Le 08 décembre 2005
Publié par hirsute à 12:34:35 dans Arturo B | Commentaires (0) | Permaliens
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