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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Des grands coeurs plein d'immondices. Des grands flashs plein de vices. Des vieux-vermines, des ventres velus vicieux à outrance. Dieu ne protège que ceux y croient...
Pourvu que les autres chialent infiniment les chances-promiscuité des uns... on perd pied toujours sans l'esprit des persuadés-vérité.
Dieu protège les privilégiés... Demandez aux manger-vie, aux chier-vie, aux pourris-naissance...
Andy Verol
Le 27/11/2005
Publié par hirsute à 19:16:18 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
Maintenant que je te sais mon ami, je peux tout te dire : j'ai perdu mon travail à l'hôpital.
Pour tout te dire, la dernière fois, je ne t'ai pas vraiment raconté la vérité. En fait, je les grugeais grave à l'hosto, on me payait deux fois sept heures, alors que la distribution des draps me prenais à peine deux heures ! On faisait ça à deux avec Luis, le fils de la gardienne de mon immeuble. On se partageait le salaire, un peu plus pour moi puisque j'avais dégotté le plan. Sauf que dimanche dernier on s'est fait choper.
Heureusement, Condorman m'a proposé un autre bon plan : vendre des produits Lancôme sur les marchés ! Il peut récupérer des palettes de pots de crème et de flacons de parfum pour que dalle. Il paraît qu'on peut se faire pas mal de thunes sur les marchés, le seul hic c'est que je vais sûrement me les cailler !
Ah ! Ouais ! Il m'a aussi récupéré une carte de manager Mc Do grâce à laquelle j'ai 50% sur n'importe quel menu, pas mal ! Bon ! Du coup, c'est vrai, je vois un peu moins mes chinoises !
Je ne comprends pas pourquoi mon père pue autant. Il pue la transpiration tout le temps. Ca doit être à cause de son boulot. Il travail au service entretien de je ne sais plus quelle boîte. Ca s'appelle service entretien mais il ne fait pas le ménage, non ! Il est juste chargé des petits travaux du genre changer les ampoules dans les couloirs.
C'est le type au gros bide, avec le jean's ceinturé d'un bout de ficelle (sa ceinture vient de craquer) qui laisse apparaître la fente de son cul quand il se baisse pour prendre un tournevis dans sa boîte à outils. N'empêche que Je l'aime beaucoup même si on ne se voit pas souvent.
Je pense à lui parce que mardi il m'a téléphoné, il devait vendre sa voiture mais, manque de bol, le matin même, on lui a brisé son pare-brise sur un parking aux Quatre Chemins.
Bon ! Je te laisse, je vais regarder l'Age De Cristal en DivX : « The perfect world of total pleausure ».
Momo
Le 27 novembre 2005
Publié par hirsute à 19:12:29 dans Arturo B | Commentaires (0) | Permaliens
Je m'asseois sur le canapé. Je jette un oeil sur ma messagerie. Je m'allonge sur le côté en regardant une webcam de Times Square. Et je m'endors. Comme ça. D'un coup d'un seul. 17h42. Au son des rues new yorkaises mouvementées, je disparais en moi-même.
Andy Verol
Le 27/01/2005
Publié par hirsute à 19:10:51 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (1) | Permaliens
NY s'est avancé à pas comptés vers toi. Peu à peu. Images numériques, sondes électriques, claquements des portières de taxi, la 51ème rivalise d'humeur avec broadway. décalage horaire, - 6 heures, ça bouillone de partout, la ville frémit d'aise et de bonheur pollué.
Partout les dehli s'emplissent, partout les délits se vissent et s'eviscerent. Toi, au milieu, Times Square toujours animé, toujours peuplé. Ville de et pour célibataires, friends aux chiottes, le flat s'impose et tu es planté devant. face. a lui. qui s'impose devant toi. plat et enchanteur, las et moqueur.
l'énormité de la ville et de ses conseurs t'amenuise peu a peu. sur le trottoir, tu t'es penché, un banc t'as accueilli petit frenchy. autour les gens te regardent, irak, chirac, français, bové, roquefort, tous les clichés y passent et glissent sur ton sommeil déjà profond.
c'est un dimanche, c'est novembre, d'aucuns font deja leurs courses de noel, marathon de cadeaux qui s'empoisonnent et se meurent dès le lendemain.
pourtant, avachi tu restes, canapé humain, fauteuil carnivore, passant sans soucis.
tu es la planté dans la ville. dans chaque mur, chaque pièce, chaque bureau, tu respires avec elle. la ville.
ici, là, dehors. tu es la ville a présent. tu reves, sommeilles.
et t'éveilles, quelques heures à peine, plus tard. chz toi, en toi. par et pour toi.
beau voyage.
6Mic
Le 27 novembre 2005
Publié par hirsute à 19:09:15 dans 6Mic | Commentaires (0) | Permaliens
Chercher à comprendre sur quelle rue cette fenêtre donnait. Il faisait assez froid dehors et il s'angoissait tant pour son boulot et la maladie qui bouffait ses poumons. Puis il ne se souvint plus de l'endroit où il était. Il savait que c'était chez lui, que des gens proches y vivaient avec lui. Mais il avait perdu la mémoire du lieu.
Malgré ses efforts, il ne parvint pas à croire qu'il vivait vraiment à Cergy, cette ville de banlieue qui effraie tout le monde. Il ne réussit pas à savoir s'il était ou non français. Lui se sentait américain. Et rien d'autre. Il n'aimait d'ailleur pas les français... Alors pourquoi son esprit lui disait qu'il était français, de cette ville qu'il ne connaissait pas?
Il approcha de la fenêtre. Ses poumons semblaient comme pressés dans un étau. Sa langue était chargée. Il avait peur de mourir. Il se pencha, comme ça par la fenêtre et reconnu les taxis jaunes de New York, les passages pour piétons de New York, les feux tricolores de New York. Les immenses panneaux illuminés publicitaires de New York.
Il se pencha encore un peu plus. Observa le vide. Sentit l'air froid soulager un peu la douleur dans ses poumons. Il pensait que ses poumons étaient de New York... Et le panneau, plus bas, indiquait: "Cergy Préfecture". Comme son cerveau paraissait devenir fou! Pas lui. Lui savait qu'il était de New York. Il pensait anglais. Il hurlait anglais. Il craignit de plus en plus son cerveau douloureux. Il avait des cours d'anglais au collège... La rue faisait un bruit plutôt sourd. Il se pencha. Encore. Se balança encore. Jusqu'à ce que son corps aille s'écraser sur le sol de New York. Sur le sol de Cergy, en France. Il était si triste de se savoir français... Ou américain. En tout cas malade. Et heureux de partir...
Andy Verol
Le 27/11/2005
Publié par hirsute à 19:07:39 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
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