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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Maintenant, tu as l'intime conviction que ce Jour arrivera. Tu l'attends avec impatience, tu guettes les moindres indices de son apparition, tu as même l'impression que la date faitique se rapproche. Tu te tiens prêt comme jamais. Tu sais qu'il n'y en a plus pour longtemps.
Quand ce Grand Jour viendra, tu seras pourtant le premier à rester chez toi, le cul sur le canapé, ou alors tu seras dans la rue en train d'accélérer le pas pour ne pas arriver en retard au boulot.
Tu te diras que ce Grand Jour se fera de toutes façons avec ou sans toi et c'est là que tu te trompes. Ce Grand Jour se fera sans toi puisqu'Il n'aura jamais lieu. Et tout ça à cause de quoi ? A cause de blairot comme toi.
T'as pigé !
Arturo B.
Le 01 février 2006
Publié par hirsute à 23:42:42 dans Arturo B | Commentaires (1) | Permaliens
Quand je pense qu'ils vont me foutre dehors, je me dis que décidement j'aurai du les assassiner. Finalement tuer ne doit pas être si mauvais. Il faudrait juste tenter avant de se faire claquer la gueule. J'avais que mon boulot je crois. Finalement à l'école ils faisaient chier pour qu'on fasse quelque chose de nos vies. Nos batards de parents inquiets ne cessaient de répéter qu'il fallait trouver un bon travail. Mais voila ces cons... Ces cons nous ont finalement tués. Moi je suis viré. J'ai tous ces meubles qu'il va falloir jeter. Et puis il va falloir s'énerver, se libérer, considérer qu'il est possible d'exister en dehors du "rassasié". Cette grosse vie de débacle forcément ressassée après l'agonie des vingt ans. Achevé.
Andy Verol
Le 01/02/2006
Publié par hirsute à 23:38:35 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (1) | Permaliens
Beau, c'est une personne meilleure que les autres. Il domine.
Mais il y a mieux que beau. Il y a beau et musclé. Lorsque tu es comme ça, alors là tu appartiens à la race des supérieurs. Tu peux te taper toutes les gonzesses que tu veux et te la péter dans les boites de nuit. Par exemple, tu as téléchargé tous les albums de R'n'B sur le net (tu as raison de télécharger cette musique, comme ça ces "artistes" travailleront pour pas un rond, oh oui c'est bon) et tu l'as fait gueuler dans ta voiture "tunée" ta zique et ça épate les meufs.
Et puis il y a beau, musclé et stylisé. C'est le must de l'être humain, le type qui assure sur tous les fondamentaux. Un gars qui sait pleurer parfois dans l'intimité, qui est galant, poli, qui s'interesse bien à la meuf avec qui il est, qui l'emmène dans les meilleures boites de Paris dans sa BM. Un mec qui baise comme un Dieu, qui a les cheveux propres, des pompes à la mode, des shorty sexy et qui pète la gueule à tous ceux qui convoitent sa belle.
En général, "beau", c'est un concept, une notion spéciale qui ne se satisfait jamais de la médiocrité. "Putain l'mec là-bas, il EST TROP BEAU", ou "comme c'est beau ce coucher de soleil". Tu vois, quand c'est beau, tu le sais.
C'est au dessus de tout, même de Dieu. On ne dit pas "Dieu est beau", on dit "Dieu est bon". Alors bon, c'est surtout pour compenser le fait de ne pas être beau. Ou alors, en dehors de bon, il y a ceux et celles qui disent "la beauté, c'est surtout intérieur". Tu vois, cette phrase est très laide. Elle est mal faite, mal dite, elle manque de rythme.
Le mec beau, musclé, stylisé, intelligent (il a eu son bac et est en première année de BTS "Force de vente" par exemple), sensible et tout, et bien, ce mec là il fait aussi de la poésie. Il écrit des poèmes en rimes à sa dulciné (il dit "dulcinaïl" à l'anglaise parce qu'il est beau et qu'il a la classe des mecs tendance). "Ma dulcinaïl, je t'aime sans faille, j'oublie la maille for you ma caille". Il écrit de la poésie R'N'B du meilleur effet pour les soirées au Grisy Apple, la boîte trop cool dans le Val d'Oise.
Mais beau, c'est aussi avoir de l'humour. C'est la rendre folle de joie. La faire rêver comme dans les contes de fée. C'est aussi l'emmener faire les magasins une fois tous les 6 mois, l'inviter dans un restaurant à la Saint-Valentin sans avoir la honte.
Etre beau, c'est pauser dans les soirées, c'est parler avec d'autres gens beaux. D'autres mecs aussi beaux.
Voila, "beau", c'est ça. Tout simplement. C'est la classe. Bref, le "beau", c'est un mec qui n'a pas le temps de lire Hirsute, et de lire tout court. Il n'a pas besoin de ça pour être quelqu'un d'exceptionnel.
(quelle merde ce texte...)
Andy Verol
Le 02/02/2006
Publié par hirsute à 23:36:27 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (1) | Permaliens
Depuis que le monde est moi et que je suis né à lui. De ma première parole à mon dernier émoi. Depuis mon monde jusqu'à la fin de nos accalmies. Je suis là. A coeur et à cri de faire valoir et voir mes envies, mes doubles, mes doutes, mes insomnies. Là sans être làs. Ou si peu. Si peu d'eux, ces gens ordinaires, je sais et comprends aujourd'hui. Si peu, profondément pourtant, d'eux je garde trace. Souvent débile, toujours indélébile. Ils et elles étaient là pourtant, si proches en moi qu'ils-elles tutoyaient mes atermoiements, mes pulses de vie, battements d'ailes qui louvoient vouvoient ce que je sais de mon présent. Pourtant. Pour tant de ces choses qu'ils-elles m'ont donné, pris, volé, cajolé, repris puis échangé. Pour tant de ces instants foudroyants qui m'ont mis électrique, rendu ecclectique. Pour toutes ces choses qu'à défaut d'oublier je ne regrette plus.
Pour avoir vainement succombé aux lisses délices des ces passantes sans soucis, de ces anonymes ou non. Pour m'être tombé dessus, en plein ciel, pleine chute, pleins pots de fiel à gerber d'une enfance posée là. Pour avoir pardonné l'execrable, voulu et souhaité le louable tout en farçant l'inommable. Je sais. Je sais tout ça. Que tout ça n'a de sens sans moi et ce petit moulin qui s'agite en mon esprit. Mais c'est ainsi. Ainsi que se déclinent les pentes douces, les escaliers vivants, marche après marche, marche ou crève salope. Et ce petit moi, gentil moi au milieu. Mur porteur, fondation de l'excavation intime, de la limite ultime de ce que je sais aujourd'hui être mon frisson de vie. Quotidien, aimant, salant, marais sans fin sur la jetée. Mes épaules s'élèvent je le sais, le sens. Ruminent encore, je le vois, ces incartades hasardeuses, ces halages d'oubliettes, satannées carpettes.
Je sais tout ça. Pour l'avoir maché, tendu, distordu, mouillé, salivé avalé recraché.
En 1 mot : digéré.
J'ai dissous en moi ce qu'il me restait d'insistance à vouloir le meilleur. Le beau, le voulu choisi assumé vécu ressenti qui ne sent pas le moisi.
J'ai dix sous en moi qui m'offrent permettent d'assouvir ma frénétique envie d'être en vie.
6mic
Le 03/02/2006
Publié par hirsute à 23:32:36 dans 6Mic | Commentaires (0) | Permaliens
Au fur et à mesure, l'alcool a ramassé mes restes. Mes rentes. Mes rhumes. J'ai éclaté ma vie à coup de shoots cradingues. Je passerai pas ma vie à m'engluer avec les grands "discuteurs de mes...". L'origine. Un mur blanc. Ma tête qui frappe grossièrement... La fente longue noire avec le sang saumatre qui dégouline dégueulasse sur le front friand des friands des friands des friands j'ai pas l'alcool j'ai pas l'alcool mauvais j'ai pas l'alcool j'ai pas j'ai je dis pas j'ai je dis plus je je dis pas j'ai parce que j'ai pas j'ai juté j'ai dit je dis que j'ai jamais dit que l'alcool colle au cul au bowling des bollocks des friands des amateurs de flopes de flips de flans des "scrivaillons" à la mort moi le noeud les friands les bollocks et l'alcool on bande pas on est mauvais j'ai pas dit j'ai jamais dit j'ai vu bowling avec des boules des blancs des booms de boules bigs j'ai vécu alcool et la nuit et la nui acheve matin la nuit achève j'ai pas bu fuck bollocks la nuit j'ai chier sur elle et j'ai regretté en vrai sans drogues inofficielles avec l'alcool j'suis mort..; Merde...,? on dit trop vite ... ta gueule gueule tu es en danger ici je vais j'vais ME coucher te met pas en danger je vais te détruire te pulvériser! viens plsu ici l'alcool joue pas l'ironie immature lis le fond pas l'alcool au lit tu vas tu vas tu vas tu vas disparaitre. C'est fait.
Andy Verol
Le 03/02/2006
Publié par hirsute à 23:04:28 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
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