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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Pour d'autres, il y a la nécessité de se "fantômiser"... Pulvériser catégoriquement via une violence numérique nouvelle. L'ampleur d'une violence hors norme...
Auparavant, j'étais adepte des bastons de rue. Tu vois, le mec qui génère des blessures la nuit, sur des types qu'il croise... Pour le plaisir... Par conviction aussi...
Et puis le réseau s'est peu à peu emparé de moi... J'ai voulu y disparaitre... Ce que j'ai fait...
Je vis à 100 mètres de lieux de vie nocturne où j'ai sévi... Baston... tentation de la destruction des lieux de débauche nocturne. Narguer les vigiles/la/putréfaction/relationnelle et accepter de se faire branler sur des tables devant tous ces débiles sur-dimensionnés.
Maintenat, je passe, entièrement anonyme.
Un soir, je rentre tranquillement chez moi... Le vigile d'une boite me regarde complètement stupéfait, ainsi qu'un des serveurs avec qui il discutait... Je lui lance un "ça va" découpant, la lame/mot et le regard/haine sous mon béret, et lui me sourit: "Putain ça fait longtemps que t'es pas venu te mesurer à nous toi!" "On change" je lui dis. Puis "bonne soirée".
Et je rentre chez moi, et rentre dans ma nouvelle réalité: le réseau Internet... Mon ordinateur... Ma peur bleue des coupures d'électricité, des hébergeurs foireux, etc.
En créant le collectif d'écrivains libres et énervés en 2002, je ne pensais pas devenir Andy Verol à 95% de mon existence. C'est à dire celui qui m'a remplacé sur la toile... Là où je suis maintenant.
Se "fantômiser"... 20 années d'écriture derrière moi et je ne cherche rien d'autre qu'écrire sans cesse. Le réseau est une jolie solution pour stocker des dizaines de milliers de textes. Il est aussi un moyen de mettre tout ce bordel dans une pièce ouverte où chacun peut venir se soulager sur les mots entassés.
J'ai dissout, très récemment le collectif Hirsute. Les egos venaient s'y confronter et ça ne me plaisait plus.
Je suis un voyeur, et non pas un exhibitionniste. Je ne cherche en rien la célébrité ou même, mieux encore, la reconnaissance.
Mes textes sont en ligne. Ils n'expriment rien d'autre qu'une rage répétitive, en boucle évolutive qui me portera au sacrifice de ma vie. Ou nulle part.
Le net, ça n'est que 200 millions de fenêtres devant chez moi, par lesquelles je peux analyser, mater, reluquer, me vider de plaisir, là, planqué derrière mon rideau... Ensuite, je me sers de tout ce que j'ai vu pour terroriser ceux qui se sont exhibés honteusement...
Andy Verol est le fantôme de vos Corps/Viande.
A.V.
Publié par hirsute à 14:28:52 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
Il n'était plus tellement adéquat s'agissant la possibilité de sortir, faire un tour dans les rues où des mégots écrasés comme des morves quand il pleut. Tomber dans l'écueil de la promenade urbaine: Les mains dans le dos et le regard observateur. Sans aucun doute, il s'autoriserait encore à sortir de chez lui s'il ne s'était pas fait détruire le nez par ce clochard bourré, aux poings énormes.
En se penchant, il sentit le vertige. La boite crânienne. Par la fenêtre, il aimait regarder cette petite salope (il l'appelait "salope" parce que ça ajoutait le jus à l'érection spontanée) et il pensait que bientôt, il creverait, de ci, de ça, peu lui importait. Il lui fallait avant tout rester chez lui. Il fallait qu'il accepte de ne plus bouger.
Le tic tac de sa montre sur son oreille. La bedaine en l'air. Le tee-shirt tâché. Les députés qui s'engueulaient dans la télé.
Souvent il balançait des trucs qu'il bouffait. Le sol de son appartement était jonché d'ordures, et la puanteur, il ne fallait pas qu'elle sorte de là.
Le chien aboyait sans cesse. Il était bien allongé dans sa merde où son coeur s'était arrêté.
Le chien urinait surtout sur ses pieds, épargnait son visage de cadavre tordu.
C'était sympa cette image quand nous sommes entrés. Mon collègue qui vomit d'emblée et l'autre qui fit demi tour pour finalement revenir, et se rappeler qu'il était un pompier.
Le mec était devenu un grand gymnaste à l'instant de sa mort. Ses jambes grand écart. Ses bras angles droits épaules retournées. Il y avait une infinité de petits moucherons qui s'envolèrent lorsque je m'approchai de ce qu'il lui restait de visage. Les crevasses. Une surface de lune en viande. Des trous. Des rivières et des lacs de liquides scuintant.
Les autres sont allés explorer l'appartement et Jacques est revenu de la chambre, un rictus odieux. Le cadavre du blebs et le rictus odieux du cadavre du clebs.
Un seul flic est entré. Dans ces cas-là, la procédure n'est plus respectée. Tout le monde dégobillait un peu partout. ça sentait les pieds pourris, le cadavre (comme de la fourrure trempée en décomposition), la pisse, la crasse, la poussière en suspension. J'en passe. Et le vomi.
J'étais à genoux devant ce type complétement pourrisant et j'étais fasciné. Michaël m'a regardé et m'a souri: "C'est tripant de voir ça hein?"
Ouais. c'était tripant.
Andy Verol
Publié par hirsute à 14:25:29 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Avant de succomber, il était nécessaire de dresser le décor comme la table pour les invités du samedi soir. Pas de drapés honteux dégageant de haut en bas sur les façades alentour. Simplement des horizons. Des femmes et des hommes faisant bronzette joliment sur la plage où il fait toujours chaud dès qu'il s'agit d'une réaction allergique de l'imaginaire.
Le goût puissant de l'alcool qui s'accroche dans la bouche -jusqu'au matin- s'il le faut. L'alcool et le tabac qui a asséché les cloisons nasales fortement. La gueule de merde. Plus le monde contemporain légifère, fait des leçons, plus l'alcool pue dans la bouche au plus profond et très longtemps/C'était pas prévu/Non/Plus. Un choix d'alccol particulier. Celui sucré qui semble dessert et qui corrompt très lentement l'esprit et le corps.
Réfléchir. Longtemps. Se rappeler les premiers verres. Les causes profondes des premiers verres. Oui il y a le vécu. Les histoires de papa et de que sais-je encore comme connerie freudienne. Mais il y a aussi la haine du monde. Certains diront que cette haine est la résultante du vécu. Mais le monde est la résultante d'une forme de pourriture inextricable. C'est particuliers. Mais c'est avant tout la réalité du choix des alcools comme libération bénéfique. C'est idiot de dire ça. Mais c'est ça.
Y penser un peu plus tard. On m'appelle au maquillage. J'ai encore pris des cernes avec ce nouveau vin licoreux. Offert à la Cave des Artistes/Il parait que ça existe/Mais j'en ai même perdu la mémoire de mes fonctions physiques mineures. Patricia sourit.
Un cocktail vert. Et des envies de pleurer à mort.
Les tentatives désespérées pour sortir de la célébrité
Andy Verol
Publié par hirsute à 14:00:49 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (1) | Permaliens
"Blinder la chose de mots clefs orduriers pour permettre un maximum d'influence. Reconnaitre le caractère chimique des relations entre hommes et femmes. Simuler la joie au profit de nos égoïsmes parfaitement complaisant avec la complainte. Dans la rue piétonne, un mec lui attrape l'épaule sans ménagement. "Tu fais quoi ce soir?" "Je suis un travelo mec t'es ok?" dit-elle. La ville est banale, croupissant dans son ennui. On y travaille, on y est que moyennement en sécurité. Les SDF squattent tous les coins de rue. Pas comme à la campagne où on ne voit pas tant la misère.
Des artistes à la pelle. Des pelos qui tentent de laisser croire au maire qu'ils sont indispensables pour la vie local. Ils pompent les subventions, organisent des non-événements, des soirées/Salle/Presque/Vide. Elle y traine ses talons aiguilles. ça fait fantasmer les artistes/Pas/Très/PRopres/Sur/Eux. Ils sont peintres, musiciens -Oui putain, vachement de musicos - acteurs/comédiens, metteurs en scène, etc. Ils Font les clowns pour animer la ville. Ils gonflent les exigents avec leurs oeuvres/Lieux/Communs.
Elle sort vachement avec des artistes locaux. C'est comme la vie des People mais en local fils. Tu vois? Ils se font des vernissages dans des bars moches. L'adjoint au maire vient zyeuter pour vérifier que tout se passe bien et féliciter les artistes. Certains de la mairie boivent gratos, se bourrent la gueule, mais gardent leur prestance de mecs officiels - ou de meufs officielles, y a pas tous font ça, même les femmes en politiques- et ont vriament l'impression de contribuer à l'essor de vrais grands talents.
Elle sait, elle connait bien la supercherie. Les bisous de félicitation en coulisse "T'as été formiii-daa-ble", les "tchin à ce concert de ouf", les interviws aux pages locales du Parisien, les vigiles inutiles postés à l'entrée, les racailles qui s'interrogent sur l'intérêt de l'événement, les profs qui commentent sans cesse toute chose à tout moment avec l'arrogance de ceux qui s'imaginent pertinents.
Elle sait ça mais elle couche. Elle choisit discrètement. Lui là. Elle là. Eux ensemble. Elle leur laisse des faux numéros de téléphone et son véritable e-mail. Les artistes... et leurs discours de p'tites frappes de la drague. Des constipés sexuels, des créateurs zéro...
Au centre commercial, elle a repéré un ensemble rouge du meilleur effet. Parfois, les jours de joie, elle ne ferme pas complètement le rideau de la cabine d'essayage, chez Mango/Elle/Préfère. Elle se dénude entièrement et apprécie les regards furtifs des femmes qui tournent leurs culs en se torsadant devant le miroirs, qui se figent, qui sont effrayées par son sexe énorme, comme le nez au milieu de la figure. "ça me va à votre avis " enchaine-t-elle plus tard... Et les cabines alentours se vide. Et la vendeuse qui l'a prie de bien vouloir sortir. "Mais pourquoi?" L'homophobie des femmes...
Cette robe rouge moule parfaitement son corps. Elle regrette de ne pas avoir assez de hanches - C'est normal - et des trop grands pieds. Mais ils n'y voient que du feu, leurs queues en flamme les salauds."
Ecrire un texte comme ça dans son carnet est pour moi une avancée. Mehdi évolue peu à peu vers l'amour. La variation des relations, des désirs et des pensées sentimentales. Amanda et moi sommes les deux sexes qu'il désire au fond. J'en ai envie. Vraiment.
Monde est Cyanure
Andy Verol
Le 13/04/2006
Publié par hirsute à 13:59:03 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
Un jour, tu vois, il va se réveiller, c'est un matin de semaine, il va enfiler son jogging vite fait pour descendre gentiment les 4 étages de l'immeuble et aller chercher des croissants à la boulangerie (d'habitude c'est uniquement le dimanche qu'il fait ça) pour lui faire plaisir (elle se lève un peu après, elle embauche un peu plus tard que lui).
Bonjour madame, quatre croissants au beurre s'il vous plaît, 3 euros 20, merci et bonne journée monsieur !
Une fois remonté, il va préparer le café, mettre en sourdine la radio pour la météo, ouvrir la fenêtre de la cuisine pour aérer un peu et sauter afin d'en finir.
Une bonne fois pour toute, c'est pas grave.
Arturo B
Le 13/04/2006
Publié par hirsute à 13:52:57 dans Arturo B | Commentaires (0) | Permaliens
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