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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Publié par hirsute à 22:57:59 dans Andy Verol | Commentaires (15) | Permaliens
Chers amis, chers camarades, chers toutes et tous !L'exposition-manifeste Ah !Ah !Ah !-A3 : Art-Anthropophagie-Aujourd'hui ! commence mercredi, ouverture à 17h 30 (on peut arriver avant, puisque c'est férié, et on essaiera de commencer à l'heure... Il n'y a dons plus que trois jours pour vous préparer aux festins.... Notez et renotez le programme, venez chaque soir pour ceux qui seront affamés, et à la carte pour les amateurs de spécialités... Venez nombreux le premier jour. Le film O Parto (sous titré) est une rareté que, j'espère vous pourrez gôuter (le sous titrage a pu être fait et il arrivera dès demain...), et la conférence de
Ainsi que l'adresse du site-blog : http://a-a-a.blogg.org A partir de mercredi doncEt...AH ! AH ! AH ! ...A 3 !
Gilles de Staal Jaime Zapata
Publié par hirsute à 20:35:08 dans Infos cul-ture | Commentaires (1) | Permaliens
"T'as rangé la bagnole chérie". Je lui fais un sourire de confort. Atteindre la paix. Elle ne fait pas ce que je lui demande. Mais je me fous qu'elle fasse ce que je lui demande de faire. ce qui m'importe est que la bagnole soit bien au chaud, à sa place, dans le garage adjacent.
On se parle plus. Aux infos ils ne cessent pas de nous parler. Ils nous disent que l'on est rien, que l'on est cerné par la haine, la mort, les magouilles.
Elle passe derrière moi sans me saluer. Elle va préparer la bouffe pour le petit et lui enfoncera ses rations dans le gosier, dans la pièce d'à-côté. Sans se soucier de moi.
Je zappe. Des dessins animés en ce jour.
"Chérie, on mange quoi ce soir?
- vas te faire foutre!"
La classe de ma femme. Libérée. Confiante. En quête de l'amour, le vrai. Un homme, un vrai. Moi je suis déjà écrasé en boule avec la morve. balancé dans la corbeille à mauvais souvenirs.
Se rencontrer à 18 ans n'a pas tant d'avantages que ça. On prend évidemment le temps de se vider mutuellement l'un dans l'autre. "Oh t'es beau!" "Oh t'es belle!" Et tu bandes...
12-15 ans plus tard. Mon bras pend. L'accoudoir. Le "clouc clouc" du goutte à goutte de mes veines qui se délestent par terre. Dans mon casque, j'écoute "Nite Klub" des Specials et je dandine un peu. C'est la dernière fois que je fais ça. "Niiiiite Kluuuub!" Je repeat! "La ferme!" Elle lance la cuisine. Tactacdagadagatac! La bass. La trompette en toute subtilité. La visière du chapeau rabattu sur le nez. Mon coeur s'emballe parce que j'ai peur. C'est flippant. Mon cortex frontal m'ordonne de penser que je pourrais peut-être faire quelque chose de bien si je restais vivant. "Too Much! Much To Young!" Tacataca tatac! La batterie. Le solo pourri de guitare. Les voix de petits merdeux anglais des années 80. Supporters de foot et mauvais garçons à la bouche sensuelle. Too Much! Too Dead!
Andy Verol
Publié par hirsute à 20:19:31 dans Andy Verol | Commentaires (5) | Permaliens
Tout dépendait du morceau pour Marc qui vomissait maintena t tous les jours dans le frigo. Il ne payait plus le loyer. Appartement. Sa vie dans la cuisine et l'argent qui n'entrerait plus. Lucie qui ne reviendrait plus. L'argent.
je ne comprend pas pourquoi ce Marc utilise ce ton romanesque. Il sort de je ne sais où et me gonfle à un point. Une minette d'à peine 20ans me dit qu'elle adore ma voix, que la sienne se combinerait bien avec la mienne. "Mais c'est quoi ces histoires de frigo et de mariage? "
Le brouhaha d'une boite et l'alcool à outrance. Mais il me fait très peur. C'est flippant un mec comme ça.
Lucie revint deux jours après avec ses grands yeux bien ouverts. "Je m'en fous. Même si tu ne m'aimes que pour mon fric, moi je t'aime en vrai. Papa ne saura pas pour nous deux. Et je te paierai. Comme dans les films américains avec Julia Roberts sauf que je serai Richard Gere. Oui? " Marc n'en revenait pas. Lui pr terre, à poil, la tronche dans le frigo, le frais du frigo putain. Et elle qui lui promet le grand jeu, le meilleur, la baise de gigolo.
Je ne comprend rien à son histoire. Je dis à la minette de déguerpir. Marc, c'est un homme normal?
Il se leva, tout puant. Les yeux remplis par des larmes de joie, et le sexe sérieusement très dur. Putain! Du fric pour aimer et baiser! Monsieur milliardaire allait se faire baiser profond comme sa fille. Au sens figuré? "Tu veux du lait ma p'tite chérie?"
Les cafards grouillaient. La vaisselles était couverte de moisissures. Et Julie à quatre pattes qui s'activait entre ses cuisses. "Même lorsque ça pue infect elle veut." Merde elle voulait tout, acceptait tout. "Combien chérie! Dis combien de tunes! Dis merde!" 7000 euros par mois. Au putain, éjac précose. Logique.
Il est malade ce Marc avec ses cheveux gominés comme les vieux et ses fringues hallucinantes. Il porte une veste en jean avec un drapeau américain énorme dans le dos. En bas, un jean avec des franges et des écrases merdes indéfinissables... Il est incroyable. Merde. C'est une bouillie de spots multicolores que je vois. Je suis mal. Mais mal. Mais super mal.
Et Marc m'attrape et me dit qu'il va me ramener.
Les tentatives désespérées pour sortir de la célébrité
Andy Verol
Le 15/04/2006
Publié par hirsute à 19:28:57 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
L'ambiance était glaciale. Lucie était assise près de son père. Et Marc en face d'eux. Une tasse de thé à la main. L'horloge qui tic-tac un peu fort. "Vous marier avec ma fille vous dites?" Il n'ose même plus acquiecer. Les effluves légères des sons surprenant de Sulphur lui parviennent tout à fait clairement.
Lucie était le genre de fille qui possédait une beauté étrange. Une beauté dérangeante. Des yeux exorbités. Des joues anguleuses. Une bouche très fine. Mais une beauté. Au delà de la plastique. Une beauté, cependant, qui nécessitait une grosse concentration pour aboutir à une érection suffisante. Une beauté dérangeante jamais rattrapée par un désir suffisamment puissant. Elle n'aimait pas le sexe et Marc ramait pour simuler les points communs indispensables pour provoquer l'amour, le vrai, dans sa tête. A elle.
Son père était un homme très grand, de belle allure, au visage sévère et aux paroles tranchantes. Un milliardaire connard. "Mais vous n'avez aucune situation! Vous allez épouse ma fille pour empocher notre argent..." Lucie dit non. Marc pensait à sa bouche sur son sexe. Histoire de se sentir mieux.
L'horloge continuait son boucan. Lucie se leva. "On s'en va." Ce monsieur n'était qu'une brute épaisse, et Marc n'avait qu'une envie: lui crever les yeux avec ses index. Et puis. Qu'allait-il faire avec cette conne sans fric? "Nous allons vivre notre amour pleinement. Je trouverai un boulot, et nous serons très heureux." Il avait un appartement à l'américaine, tout du moins comme dans les séries, et il aimait y croupir le plus clair de son temps. Quant à Lucie, elle n'y voyait que du feu. C'était le cocon d'amour. Oui. Et le frigo d'amour pour dormir c'était aussi. Et Sulphur, c'était l'idéal pour ça. Vraiment remarquable. Foutre sa gueule dans le frigo et respirer fort. Amirvelt surtout.
Lucie était un petit bout de femme. Une femme en bouts. En morceaux. Des boites de lait par dizaines. Il n'avait que ça. Du lait. Lucie la milliers de boites de lait. C'était très con.
"Toi et moi, ce sera non". Elle s'était effondrée et il l'avait virée, manu militari. Comment pouvait-il gagner du fric?
Les tentatives désespérées pour sortir de la célébrité
Andy Verol
Le 15/04/2006
Publié par hirsute à 19:26:54 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
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