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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Andy Verol
Publié par hirsute à 22:07:05 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
J'lache les chiens qui te sautent à la gueule
J'lache la daube qui t'explose à la face.
J'tortille mon cul
J'ondule ma croupe
j'suis la bombe de la piste
j'suis suceuse spirituelle
j'suis les paillettes et le sexe mélangés
j'suis l'ultime fouetteuse
latex vêtue
botte galbée
j'frotte mes glandes à tes glandes
j'mélange mes liquides aux tiens
j'engloutis tes jets salés
j'absorbe tes sués sucrées.
J'suis ta bimbo, ta salope
j'suis ta pute.
On saute dans ta caisse "tunée"
et allons-y
pour les coups de bassins
les frotti-frotta génitaux
les fusions juteuses.
Hummm...
Andy Verol (géniteur de la Hype)
Le 09/01/2006
Publié par hirsute à 21:36:21 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (1) | Permaliens
Il parait qu'ici c'est énervé, soit
ouais, c'est énervé
C'est comme quand j'm'élance sur la gueule du mec qui klaxonne derrière avec sa tronche perverse, ses valises sous les yeux et son corstard impec-un-peu-froissé-au-niveau-du-cul. Carrément.
On dit aussi que c'est énervé que c'est le site le plus bordel de l'ère du blog
Ouais, c'est ici le bordel
c'est comme quand j'me rétame devant la tronche de la boulangère qui a qu'ça a foutre de mater. J'lui dis: "t'as quoi toi?!"
ici c'est l'blog de la dernière chance après j'me suicide créativement. J'me lance du haut des pages blanches et j'm'écrase sur le bord tranchant de l'autre page blanche.
Ensuite j'me re-suicide histoire de dire que j'me suis pas raté. Ici c'est véner c'est l'business du gratos... J'paie pas pour lire ces énervés! C'est normal! C'est gratos... Tout de leurs poches leurs merdes. Ici c'est le bordel.
Le dimanche c'est ordonné. Le dimanche c'est le plat chaud sur la table et la gueule qui tourne avec l'apéro. C'est le jour où on range où c'est le jour du grand ménage. on récure la barraque et ensuite on prend l'apéro et ensuite on bouffe comme des porc. Les meufs elles font la vaisselle et les mecs ils roupillent dans l'canapé. Le dimanche, c'est comme le lundi... On fait semblant d'aider au boulot.
Ici, on dit que c'est libre que c'est le bordel, que c'est énervé... Y a tout le monde qui passe et qui raconte "pitoyablesetés", ses p'tits "moi j'connais des artisss underground", ses p'tits "ouais moi l'bonhomme j'le nique", ses p'tits "tu vas voir c'est qui l'plus balèze des véners!"
"Bonjour, j'suis l'grand clown qui fait des sourire dans la rue et qui bouge pas". C'est l'taf, faut bien bequeter... ça piaille ici. C'est l'bordel... La langue française surmenée à outrance, c'est l'kiffe, c'est la chatte à sa mémé l'ex-prof qui écartait les cuisses sous l'bureau et nous on matait. Attend. C'est l'anti-kiffe de l'amoureux des phrases bien faites de la tête bien pleine de principes.
C'est l'bordel, et pour cause, c'est le masturb-bordel dans ma tête d'aryen joli. Han! han! Je broute les boites à flyers... J'cherche les soirées, les endroits où on m'voit pas mais où j'critique dans ma tête.
Les p'tits cakes qui m'appellent monsieur ici, j'les bute profond...
Andy Verol
Le 09/01/2006
Publié par hirsute à 21:34:43 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
Je t'explique. Tu laches maintenant tes textes comme tu plantes un molard foiré giclant dans tes sens. Il faut colériser la littérature, particulièrement en la démolissant pièce par pièce.
Je vais faire un café. T'en veux un? Tu pratiques l'achat de produits issus du commerce équitable? Le commerce équitable, c'est quand le bourgeois il paie la baguette de pain bien plus cher que le pauvre. You see what i mean? Tu peux écrire en anglais si ça te chante.. (If ça sing you)...
Andy Verol
Le 09/01/2006
Publié par hirsute à 21:32:51 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (8) | Permaliens
Cheick Sidibé est content. Il a réussi à vendre à un bon prix un zébu que lui avait confié son frère resté au village. Le grand marché de Bamako grouillait de bêtes à cornes, prêtes pour le grand sacrifice de la fin du Ramadan...En attendant, il s'agit d'en profiter un peu avant que ses femmes, les oncles et les cousins ne viennent manger tout l'argent.
Le fric lui brûle les doigts à Cheik, les liasses de biftons de 5000 FCFA forment une bosse dans la poche de son boubou et lui rappellent une autre bosse, celle du bas ventre que les plis du grand manteau couvre difficilement..
Le soleil se couche sur Bamako, l'appel à la prière résonne et rappelle à Cheick qu'il s'agit d'être discret, d'éviter les regards désapprobateurs en cette période d'abstinence qui pourraient ruiner sa réputation de bon musulman et apporter la honte à sa famille.
Mais Cheick n'en peut plus, il a trop envie de bien baiser et pourquoi pas, de se siffler une bonne bière fraiche pour laver cette odeur de bouse qui colle à ces narines depuis l'apres midi. Cheick est un malin, Cheick sait qu'il doit suivre les blancs dans leurs gros 4*4 pour trouver les bons coins.
Cheick commence donc par une station service Total, l'endroit est frais, climatisé et il y a un large choix de capotes occidentales. Les capotes des toubabs sont solides et c'est ce qu'il lui faut car les putes ukrainiennes de la route de Koulikouro se rasent la chatte depuis peu et parfois, le poil pubien qui repousse perce la capote africaine de mauvaise qualité...
Cheick connait bien le Sida, ses deux femmes sont en train d'en crever au village, entourées de Gris Gris et de fétiches qui ont necessité la vente d'une de ses filles à un marchand ivoirien. Même le Grand Marabout ne peut rien contre le Sida et Cheick n'a pas baisé depuis des mois...
Devant le maquis de la route de Koulikouro, Cheik se demande pourquoi la lanterne rouge à l'entrée irradie une si jolie couleur sur la carroserie du 4*4 Mitsubishi avant de réaliser que celui ci est enduit de terre ocre. Cette terre que l'on trouve plus au nord, a des journées de marche, la terre de ces ancêtres, là sur le véhicule au moteur encore brûlant.
Dans le bar, la musique assourdissante couvre les cris des fillettes hystériques qui se trémoussent sur la piste de danse pour appater le client blanc. Cheick se demande pourquoi les blancs apprécient les filles aussi jeunes, elle ne connaissent rien à l'amour et ne savent pas bien baiser..
Cheick s'assoit sur une chaise en plastique, seul à une table, fuyant le regard mi-étonné mi-amusé des clients blancs heureux de voir un indigène apporter un peu de couleur locale à l'endroit. Cheick sort la liasse de billets pour commander sa bière, Cheick aurait pu manger pendant 3 jours avec la somme qu'il dépose sur le plateau de l'énorme Matronne. Cepandant, sans échanger un mot, Cheick parvient à ses fins, une sculpturale blonde vient s'assoir à sa table.
Je vais enfin pouvoir baiser une femme blanche...Inch Allah...pourvu que je ne tâche pas mon beau boubou avec tout mon foutre...
Bouakar a quitté sa ville de Gagnoa parce qu'il ne fait pas bon être de l'ethnie du Président dans la zone contrôlée par les rebelles. Bouakar a marché longtemps vers l'Ouest et est arrivé épuisé à Man, la ville nichée entre deux collines qui ressemblent aux mamelles d'une femme.
Là ,dans un coin reculé de la grande forêt, il a commencé par planter quelques graines de Sorgho. Les graines n'ont presque pas germé, le sol humide a gâté la récolte et les rares épis qui se dressent pourrissent sur place. Alors Bouakar a fait un grand feu et a brulé beaucoup d'arbres de la forêt tropicale...
Bouakar a bien travaillé, Bouakar est jeune et musclé, il manie la machette avec plaisir quand il s'agit de tailler les herbes et pas les bras ou les jambes comme il a souvent vu faire...
Un jour Bouakar se rend au dispensaire de Man parce qu'il est fatigué. L'attaque de palu est particulièrement forte et il sait qu'il va devoir s'en remettre a la médecine des blancs pour calmer la fièvre qui le ronge. Une vieille toubab ridée, aux cheveux gris tressés à l'Africaine le reçoit dans son bureau.
Pourquoi les blanches se font elle des coiffures de jeunes vierges se demande t il ? A son age n'a t elle pas encore trouvé de mari ? La blanche lui demande d'enlever son pagne et de quitter sa chemise crasseuse. Elle semble s'amuser à le voir ainsi nu et l'osculte en lui caressant le torse et les muscles du bras. Bouakar est géné mais ne dit rien.
Le soir, après un bon repas, la blanche lui propose d'aller se promener. Bouakar ne comprend pas tout de suite. Se promener ? Marcher sans but précis ?
Bouakar marche souvent mais c'est pour le travail et c'est fatigant...Mais la blanche a l'air si heureuse, elle sourit tout le temps, ses deux petits yeux de hyène scruptent Bouakar avec intensité comme pour lui dire des choses. Bouakar se laisse prendre par la main et emmener un peu à l'écart de la ville.
Tout d'un coup la vieille toubab glousse et lui sussure à l'oreille des mots d'amour que Bouakar n'a pas envie d'entendre. Puis elle agit de manière autoritaire, elle entraine l'éphèbe africain vers le dortoir des soeurs franciscaines. L'endroit est désert, les soeurs de Notre Dame de la Pitié, dans la grande tradition d'hospitalité africaine, laissent toujours la clef sur la porte pour le voyageur de passage.
Bouakar est honteux mais on ne refuse rien à une blanche. Sur un matelas qui pue la pisse froide, le corps brûlant de Bouakar se colle contre la peau moite
de la blanche. Il la baise, elle apprécie et l'encourage. Soudain, elle stoppe Bouakar en plein effort. Elle veut baiser comme les chiens. La femme offre sa croupe dans une position contre nature, Bouakar baise le cul flasque, sans même profiter de ses seins qui ballotent stupidemment au rythme des coups de queue.
Et là, il revoit les flammes qui dansaient le long de l'écorce des vieux Baobabs et se souvient que c'est la dernière fois qu'il a éprouvé du plaisir...
Marc
Le 08 janvier 2006
Publié par hirsute à 21:27:59 dans Archives - Hirsute 1 | Commentaires (0) | Permaliens
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