Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation



 


Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'hébergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cet espace...


Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.

Compteur

Depuis le 22-09-2006 :
11185800 visiteurs
Depuis le début du mois :
84858 visiteurs
Billets :
4541 billets

A lire et à écouter

...

Rechercher

Extrait de Steady Bicycle Of France (10) | 30 novembre 2006

Mimou raconte décousu et je lui demande simplement si je peux fixer son sexe. C'est une chose très importante pour les hommes. Les femmes ne comprennent pas l'importance de ce sexe, cet objet absolu qui construit à lui seul les trois quarts de nos personnalités.J'aime bien les méchants et les personnages stéréotypés... Les mecs charismatiques aux visages carrés... Mais je n'aime pas les aimer. Je n'aime pas en avoir peur... Je veux, sans fin, les massacrer... et les baigner... dans d'atroces souffrances. Devant moi, se dresse un immeuble château posé là-haut sur un monticule gigantesque. De cette ville petite ouvrière, il ne reste que cette grande zone flippante expurgée par les êtres mécréants du maintenant... Un espace gigantesque fait de chômeurs, d'enfants de chômeurs, de bouffeurs de légumes dégueulasses aspergés d'insecticides et de pesticides... « Ils sont frais, TRES frais mes produits ! ». C'est fou. Comme ça. Je ne sais pas. Mimou sursaute: "Tu penses des choses qui ne sont pas dans l'air du temps. Regarde mon sexe. Mais écoute moi aussi." Il raconte mais c'est ignoble son histoire. Il parait. Moi j'ai été élevé dans les sentiments, la sensation, la critique et le cynisme. Lui n'a rien de tout ça. "Je t'emmènerai voir des gens que tu ne comprendras pas, tandis qu'eux te connaissent déjà par coeur, petit blanc stéréotypé. Tu ne fais pas honneur à ta race. »

IL Y EST encore perdu

Le don de soi comme une denrée. La fulgurance de mon rapport précis à la moquette, sa douceur. Cette diarrhée prête à jaillir de mon cul... L'herbe bouillante. Les brûlures horribles mais jouissives. Et là, précisément, le goût d'un mollard plutôt que le creux des fibres folles emmêlées. Je ne donne toujours pas de sens aux instants vécus.

Mimou me scrute en stressant. Je n'ai payé aucune séance. Je fais la route. Je bat le macadam  seul, chez lui, sans qu'il puisse toucher, seulement, mon for intérieur. Fort. Le Beauvais gris qui nous entoure n'est que le patelin décor généré par mon fou périple. Je n'arrête jamais comme ça. "Ta femme, elle revient pas? SSShhh! C'est excitant de parler de ta femme devant toi. Ça fait bander que tu puisses me voir bander."


 


Andy Verol

Publié par hirsute à 22:10:55 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Du chômage, des coups de poing et une défénestration sociale | 30 novembre 2006

Ce qui commence à stresser les élites et les "embauchés" de classe moyenne, c'est le sort lamentable proposé à leur gosse, par une société tranchée, laminée, détruite par un système économique qui est allé chercher ses esclaves ailleurs.




Le capitalisme est une monstruosité conduite par des hordes de cerveaux malveillants en quête de fortune, de gloire et bien sûr, de privilèges.




Depuis le XIXème siècle, avec l'avènement de la "révolution industrielle", les sociétés humaines, et particulièrement celles qui constituent l'Occident ont mis en place un système qui pousse l'Humanité à se défésnestrer, dans sa globalité. Etre bouffé après s'être gavé de tout ce que la planète et son tapis de vie pouvait fournir.




Cette révolution industrielle n'a, au fond, toujours apporté du confort qu'à une toute petite minorité. Pour les autres, les plus privilégiés des autres, c'est l'espoir puis la frustration et l'humiliation. Une minorité des hommes se nourrit de la chair de la majorité... Mais là, je n'invente rien. Je répète inlassablement toutes ces évidences dont les dirigeants ne tiennent pas compte.




Les deux guerres mondiales sont le fruit de l'idéalisation de la Nation, mais aussi, et surtout, la conséquence directe de l'industrialisation...




Chaque époque produit ses victimes humaines. Mais au cours de ces deux derniers siècles, des idées nouvelles, ou tout du moins nouvellement généralisées ont saisi les esprits de millions d'hommes et de femmes. Etrangement, ces idées "révolutionnaires" et progressistes qui proposent l'égalité entre les hommes et un bien-être commun ont été générées par le capitalisme et son lot de massacres visibles ou invisibles...




La machine ne s'emballe pas. Elle a été délocalisée.




Comme je l'indiquais dans un texte sur la fermeture des usines Thomé-Génot, il est stupéfiant de remarquer que des zones vastes de peuplement humain, en France, soient en récession: suicides massifs, dépressions, violences conjugales, violences urbaines, dépreciation de la personne humaine par l'Etat (fermeture des services publics), enclavement (disparition d'escales SNCF), exode massif de la jeunesse vers des zones produisant des emplois précaires (des dizaines de milliers de jeunes français nettoient des chiottes de restaurants londoniens avec un niveau bac + 3), dé-mutualisation des assurés sociaux...




Le bannissement.




Les chômeurs sont considérés, toujours à tord, comme des profiteurs, des "abuseurs" de système par les patrons, les responsables politiques et, de plus en plus souvent, par des représentants syndicaux.




Je parlerai spécifiquement de la zone France... Les trente glorieuses ont offert aux français, l'illusion d'un avenir meilleur. Le traumatisme de la guerre et la faim qui tenaillait chacun ont permis au capitalisme de s'installer durablement, avec de moins en moins de contestation. Les Baby-boomers avaient du travail, même mal payé et voyaient leurs moyens augmenter de décennie en décennie... Certains d'entre eux, de 68 à 81 se sont cependant inquiétés de cet emballement. Etait-il raisonnable d'accepter un système injuste et assassin sous prétexte qu'il endormait chacun de façon provisoire? Mais c'était sans compter sur le système qui sait une chose: plutôt que de détruire directement et très visiblement des réfractaires, il est préférable d'absorber les moins virulents d'entre eux, et bannir tous les autres.




A l'échelle du pays, ce bannissement se traduit par la destruction lente et profonde des administrations (bureaux de poste, commissariat, écoles, etc.). A l'échelle de chacun, la situation est catastrophique: "Tu acceptes un boulot avec un salaire minimum qui ne tient pas compte de ton parcours professionnel et scolaire. Si tu te syndicalises, on te flinguera à vue si tu  contestes notre gestion."




Ce bannissement est réalisé avec la complicité des hommes et femmes politiques. Ceux-ci, plutôt que de proposer une alternative sérieuse au capitalisme carnassier, soutiennent des centaines de lois/mesurettes, des pansements inefficaces: aides publics à l'emploi, zones franches, prime de Noël, etc. On me qualifiera de "sans-coeur". "En attendant mieux, il faut bien aider ces pauvres gens." La politique et les idéologues actuels se contentent de ce message. Aucun ne remet en cause le capitalisme. Personne ne le dénonce totalement.




Ce travail de sape des leaders économiques a permis: la disqualification des syndicats, le muselage de l'information (groupes de presse propriétés des multinationales), la corruption des représentants politiques de tout bord, la manipulation statistique généralisée (Je me rappelle qu'en matière d'économie, mes enseignants focalisaient essentiellement sur les chiffres officiels), le renforcement d'un dispositif sécuritaire massif (en vue de rejeter tout banni soucieux de rentrer dans le rang), le cynisme politique ("Nous lutterons contre la fracture sociale" - 1995 - France), l'accentuation des rapports conflictuels entre les personnes (Pour payer son loyer et remplir son frigo, il faut, face à un marché du travail détruit, écraser son collègue ou partir), l'émergence d'un fascisme nouveau, une approche nationaliste des collectifs (Les propos racistes et communautaires s'imposent aussi dans des structures associatives et politiques de gauche), un mutisme ignoble des élites intellectuelles, etc.




J'entend des salariés (s'imaginant à l'abris du chômage et de la chute sociale) me dire: "Mais t'es pessimiste toi! Tu vois tout en noir et tu exagères tout. c'est vrai qu'il y a des problèmes, mais pas à ce point-là." L'égoïsme des classes moyennes est sans doute le facteur de degradation moral le plus inquiétant. Tandis que nombre de salariés aux revenus convenables vivent normalement et consomment, des milliers d'autres tombent comme des mouches sur le pas de leurs portes. Ils le voient, mais refusent de penser qu'ils jouent un rôle dans cette dégradation.




Des plus de 7 millions de français qui souffrent de la précarité économique, sociale et psychologique, un très grand nombre meurent sans avoir jamais rien réalisé. Les membres de la classe moyenne, soucieux de préserver leur niveau de vie et angoissés à l'idée de devenir à leur tour les parias de ce monde, ne jouent jamais le rôle qu'ils devraient avoir. Ils votent pour ces grands partis qui ont entrainé le monde dans ce contraire-de-vie, ils contestent l'honnêteté, la fierté et la force des plus pauvres. Ils sont favorables à la perrenisation de ce système économique (en attendant mieux?)... Je sais, il ne faut pas toucher aux classes moyennes... Et pourtant.




Tout le monde connait les remèdes, mais aucun des privilégiés qui nous dirigent ne souhaitent les appliquer.




Il est évident que les hommes et femmes politiques ne veulent pas remettre en cause leur niveau de vie. Ils veulent le beurre, l'argent du beurre, la crémière, le mari de la crémière et pas leurs gosses.




Ce qui sauvera finalement beaucoup de gens et leurs descendants, c'est finalement la dégradation massive des existences de la majorité. Les mouvements sociaux grandissent. Les luttes et les correspondances entre sceptiques, militants et déçus du système s'accélèrent... Nous entendons souvent parler de radicaux, d'extrêmistes, etc. Ce mensonge odieux est le meilleur moyen de grandir le bannissement de ceux qui ont compris que ce système n'est au service que de ceux qui en profitent pleinement.




Nous sommes à la fin d'une époque. Les partis dirigeants sont discrédités par la masse des gens qui souffrent.




La meilleure façon de ne pas être absorbé, c'est la lutte sous toutes ses formes. Et plutôt que de subir un bannissement, il est préférable de refuser catégoriquement de pénétrer pleinement dans ce système. Pour ça, il est nécessaire de mettre aux oubliettes, ses rêves de maison, de voiture et de vacances au soleil. Mais en échange, chacun vivra peut-être plus paisiblement dans "l'en-soi" et se suffira de la vie en toute humanité...




Nous en passerons, hélas, par une phase violente de changement.




Andy Verol


Infos sur la catastrophe humaine qu'est le chômage: http://www.actuchomage.org/index.php

Publié par hirsute à 12:02:19 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

e-Torpedo

e-torpedo.net

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

Medias

    Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

    Album

    Archives

    Novembre

    DiLuMaMeJeVeSa
       1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  

    ...


    mesure audience

    • RSS
    • RSS
    • Podcast
    • atom 03