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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Huitième étape pour la conception RolStep 2007.
"ça tremble. Le sol est évidemment tremblant. Les pieds s'enfoncent facilement dans la terre meuble. Les voitures foncent sur l'Highway. Les sons d'usines vides, leurs gueulements d'espaces vides immenses sont effrayants. Nous avons "crêté" nos cheveux. Nous écoutons les battements d'ailes dans l'endroit plein d'un air vicié. Le métal. Les métaux lourds en poussière qui épaississent l'atmosphère, emplissent nos poumons. Nous fumons. Refumons. Nous réajustons nos coiffures stylisées. Nous regardons, en cercle/A/califourchon. Nous tentons d'être attentifs à ce temple déchiré du capitalisme triomphant. Ce lieu où, durant des décennies, des êtres/viande ont trimé, se sont usés pour eux, ces autres/immenses/aveugles charognards... Le bruit/grondement de cette usine vide... Tristesse/famine. Fin de vie à notre tour."
Andy Verol
Publié par hirsute à 11:58:18 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Je continue la construction des textes destinés à être la base des tracks Rolstep tant attendus.
"La guerre. Le maquillage qui dégouline merdique sur le visage. Les trottoirs trempés du Quartier Pigalle. La buée qui sort de la bouche. Et le froid. Banal. Banalisé. La bile. Il a fallu s'isoler. Se planquer. L'expression étant remise en question ouvertement par les autorités de droite et de gauche. La violence des propos. La puissance de l'expression/colère, la queue en l'air, les boulots/galères, les parterres de porcs politiques. L'alcool/dans la chambre n°21. D'où je ne peux sortir. Enlassant cette pute. Ce trav gentil à l'écoute, très sexy, très gros seins, avec cette bite gigantesque. Il est interdit de se revendiquer moyen-âge. Il faut critiquer. La chambre est sale. Assez sale, même si Miguel ma pute fait un peu le ménage. ça pue nos spermes nos sueurs nos léchouilles séchées sur nos peaux mal lavées à l'eau calcaire. Le savon. Les programme images/chocs à la télé. Débats/chocs sur rien. Nada. Miguel fume beaucoup. Il m'a fait reprendre la cigarette. Nous nous enfumons fort. C'est futil/facile. Il m'apporte le journal et des sushis. Il se maquille devant moi. Il accepte que je lui arrache ses dessous. Souvent. Pourvu que je le rebourse largement. Inutile de tenter de sortir. Mes textes qui appelaient à l'assassinat complet de l'Humanité n'ont pas plu. Il fallait dire que je ne pensais pas ça. Il fallait que j'affirme que ces mots sortaient de la tête d'un personnage de fiction... J'ai refusé. Miguel me sert le chocolat chaud à la petite cuillère. "C'est comment dehors?" Il parait que les flics ont beaucoup plus de droits. Des clochards se font tabasser. Les "racailles" sont devenues vraiment dangereuses. ILS ONT VIOLé ma mère pour me dire de me taire. Le papier peint est abîmé. Je me laisse bercer par l'émission de Sevran, ce dimanche. Son regard méchant. Sa bite idiote. La guerre."
Andy Verol
Publié par hirsute à 00:15:53 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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