Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation



 


Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'hébergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cet espace...


Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.

Compteur

Depuis le 22-09-2006 :
11185800 visiteurs
Depuis le début du mois :
84858 visiteurs
Billets :
4541 billets

A lire et à écouter

...

Rechercher

Du chômage, des années brûlées et des menteurs | 31 janvier 2007

Je ne voulais pas être un de ces salopards de "déclinologues". J'avais envie de porter des projets, monter une société, une association, fonder un collectif d'écrivains, etc. Enfin tout un tas de trucs de ce genre...


Au lieu de ça, c'est casque mega-bass dans les oreilles relié à ce pc portable acheté à "l'arrache" avec ma prime de licenciement... Un pc qui me sert à chercher du travail. Pas en trouver. Mais en chercher...


Il y a six mois, à la médecine du travail, le docteur m'avait dit que j'avais du sang dans les urines et ça m'avait inquiété. Un rien m'inquiétait alors, parce que toutes mes illusions de mec/bien/en/qui/on/peut/avoir/confiance/au/travail s'étaient effondrées à la suite d'une réunion houleuse avec les financeurs de mes projets... Depuis des mois, ils tournaient autour du pot. Il n'y avait pas vraiment de faille dans mon boulot, simplement quelques points où ils n'adhéraient pas... Mais ils avaient pris les rennes depuis peu et s'étaient mis en tête de reprendre "tout en main". Cela impliquait de chambouler les choses, de faire table-rase du passé et d'imposer un "nouveau style", eux parlaient d'une "nouvelle politique d'accès aux activités".


Le docteur m'a expliqué qu'il fallait regrouper les pièces nécessaires pour une action aux prud'hommes. MAis j'étais sur les genoux. Ma vie privée se dégradait lamentablement, et je tremblais à longueur de journée. Libido zéro. Moral zéro. Stress et anxiété à bloc. Et l'envie de crever... ça paraît pitoyable ça. Celui pour qui les coups durs n'ont jamais provoqué un effondrement total de la personnalité dira: "Attends mais y a pire ailleurs! R'garde en Afrique, ils zont qu'un bol de riz et des emmerdes pour survivre." C'était pas faux. MAis je n'en avais strictement rien à foutre, eu égard à mon état de laisser-aller complet.


Financièrement, ça pouvait aller pour quelques mois... Mais la perspective d'être transformé en cul-de-jatte social par un système de contrôle ASSEDIC de plus en plus féroce, n'arrangea rien... J'avais beau dire à la meuf de l'ANPE que j'avais pas le moral à chercher du travail, que je n'avais plus d'illusions ni espoirs, que j'avais tout simplement envie de mourir de n'être qu'une merde, elle n'en démordait pas: "Mais monsieur, si tout le monde réagissait comme vous! Où en serions-nous? Et puis les aides sociales, c'est pas un crédit illimité au Rien-faire!" Comme ça. Elle me dit ça comme ça avec ses grosses hanches, son nez bossu et son statut de fonctionnaire donneur de leçon. Non que j'ai quelque chose contre les fonctionnaire, mais là, franchement, un stage exprès en psychologie, aurait été le bienvenu.


Pour échapper à toute cette merde de contrôle étatique sur ma recherche de boulot, je me suis mis en arrêt maladie. Ouais, un chômeur en arrêt maladie! "Etat d'anxiété généralisé".


Bon alors, ça n'a fait qu'empirer en suite. Je me liquéfiais de plus en plus rapidement jusqu'au jour où j'ai cherché à avoir des hobbies constructifs: tuer de la bestiole. Picoler de la bière à longueur de journée avec tous les chômeurs ivrognes de l'épicerie portugaise d'en bas de chez moi.


Vie privée anéantie. Vis déprimé assomé. Eczéma atopique, ulcère, hypertension artérielle et interdit bancaire!


Plus qu'un déclinologue, je suis devenu un nihilistologue... Le roi des lendemains/chaos, des cauchemars/sociaux, de la débandade mentale et bien sûr, des bastons ignobles avec mes amis ivrognes... "Tu vas voter pour qui toi aux élections?" qu'il disait l'momo mon meilleur pote de beuverie. "Pour çui qu'aura la plus grosse! Même si c'est une gonzesse!" Et de trinquer avec nos canettes alu et nos rires gras plein de glaires, le misère, de calvaire... "Tu vas bien en rprendre une merde? Hein? J'viens toucher l'chôm'du! Ouais la pension qu''ces gros dégueulasses qui m'ont fait virer me versent maint'nant."


ME réveille assis dans ce coin de mur béton mouillé par la pisse. La bière est chaude. Les autres sont partis. Les pompiers vont encore me lourder à l'hosto. "Alors la vérole? On a encore trop picolé? C'est pas bien d'picoler la vérole".


Ta gueule.


Andy Verol

Publié par hirsute à 17:36:46 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

My love, my asshole, my blowjob, ma féminine. | 31 janvier 2007

Delta très large. Les mains tremblent. Je sais. Il nous regarde  avec mépris... Le Français moyen. L'alcool n'a plus l'ombre d'un effet sur ma démarche. Je ne plie plus sous l'effet/baise du sky/shoot que j'm'injecte de force dans l'estomac/chiasse... La correspondance efficace avec mes veines. La défonce. La gueule en sueur devant le miroir. Aspirer des taffes de shit à la con. L'air de rire aux éclats devant le miroir. Ma face putain. La face/l'abus. Ah! Le rire. Tout seul. ça sent le produit à chiotte partout. Même dans le couloir. L'entrée. Le voisin sonne. “Arrête de gueuler! Il est 4h00 on s'lève dans deux heures.” Ta gueule. Ferme-là ta gueule. La salle de bain est bien. Elle est bien/parfaite pour brailler un peu de colère, un peu de sirop de dégoût là. Merde mes mains glissent comme sur du beurre. Ouais mes joues beurre. Passe -moi le beurre. OUAIS LE BEURRE SALE! PAS L'BEURRE DE TA MERE PETASSE! Ah là je déconne bien là. La défonce. Merde j'crois que c'est ma meuf de ma vie. Ou mon mec de ma vie. J'en sais plus rien. Je lui parle comme une merde avec mes joues qui fondent. Le beurre putain. J'crois que c'est pas moi qui parle. J'crois que c'est un confrère. Ou un collègue! Merde! J'ai pas de collègue. J'ai pas vraiment de potes. Y en a un qui m'appelle parfois. Et les autres ils font des groupes de raggae, ou de rock ou de techno. Ils font du théâtre, ils visitent des musées. Ils disent que c'est super les musées. Il disent que leurs meufs elles sont bonnes au lit. Putain. Mais j'ai pas des potes comme ça. Avec leurs histoires de boulot de meuf de trucs à la con. L'autre là anarchiste qui a acheté une bagnole. Et l'autre vendeur de fripe qui sait pas si il va virer bourge ou cinglé. Là. Je sais pas trop. “Tu fous quoi dans le bain! Tu m'traîte de salope et après tu prends un bain?” Ouais à défaut de jacuzzi, je prend un bain. Si je veux j'en prends deux. J'm'en fous. Chez moi, dans mon HLM, j'me prends tous les bains que j'veux. J'vomis dans l'bain aussi. Et j'laisse bien allumé. J'réchauffe l'atmosphère! Ouais j'suis l'dj. Merde. Oh excuse-moi. J'ai pas voulu dire salope! J'ai voulu dire Trav'lo de merde! Ouais merde... J'ai pas pu dire à ma mère que Vanessa a une grosse queue à faire rougir un vibromasseur. J'ai pas pu dire qu'elle était de droite aussi. On dit pas ça d'une salope de trav' avec qui on a décidé de pleurer à longueur de journées. Ouais. Y a les jours où t'es heureux avec elle. Tu lui suces la bite en caressant ses bas. Mais d'autres jours, t'en peux plus. T'assume plus. Tu veux plus être pédé. Tu voudrais au moins qu'elle ait un vagin entre les couilles et l'anus. C'est horrible. Me fais une barbe avec la mousse du bain. “Allez retortille-moi ton joli cul dans la salle de bain. C'est fun ça. Allez ma chérie. T'es pas une salope. Excuse-moi.” ça m'dégoûte de lui parler comme à une vraie meuf, mais bon, défoncé, même défoncé, je sais qu'on divise le loyer par deux...


Andy Verol

Publié par hirsute à 00:02:58 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

e-Torpedo

e-torpedo.net

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

Medias

    Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

    Album

    Archives

    ...


    mesure audience

    • RSS
    • RSS
    • Podcast
    • atom 03