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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Fais chaud. L'âme parfaite. Il fait si chaud que je n'y peux rien, je me sens mal, abîmé. La merde. L'écho est désagréable. Pas de ciel bleu. Le soleil n'est plus qu'une chaleur de merde emmagasinée. Ma peau est un peu gélatineuse et les souvenirs de ma vie antérieure me font regretter, parfois, ce que j'ai fait.
"T'es une salope hein?! T'aimes ça hein?! T'en est une hein?"
C'est très sourd. Couvert. Je l'exprime clairement mais je l'entends mal. C'est un brouillard sonore emprisonné dans un séisme mou... Un séisme ratatineur. Hum! Ho! Ho! Les vibrations. Et mon corps qui se disloque, se laisse bouffer, se laisse faire...
La bonne.
Toum toum... Le heart qui bat fort mais plus cool. A la con. A la vie. A la tranquille.
Lorsque j'arrivai chez elle, au dimanche prévu, elle était bien fringuée, bien maquillée. « David vient d'arriver à Hanovre. Il y fait très beau et les allemands lui plaisent beaucoup. » Sourire en coin. Mon esprit.
Elle avait préparé un civet de lapin. Il faisait soleil. Elle ouvrit une bouteille de Champagne « pour la réconciliation. » Elle avait retrouvé son petit air de renarde qu'elle avait totalement perdu lors de la fête, au moment où elle s'était laissée aller aux larmes.
Grrr.
Ma tête entra tout simplement. Facilement... En fait j'entrai à l'intérieur de son ventre sans aucune difficulté. C'était un vrai bonheur.
Et lorsque je fus totalement enveloppé d'elle, que je m'étais recroquevillé totalement, je compris que j'étais à la place exacte où j'avais toujours voulu être depuis ma naissance...
C'est chaud. C'est délicieux. Les muqueuses. L'intérieur/corps/plaqué contre ma peau, mes membres fragiles. Je ne me suis jamais senti aussi libre, immense... Et presque mort. Je barbouille. Je barbote.
Maintenant, je sais que je vais enfin quitter la vie. Je vais bientôt mourir, serein, dans Marcelle. Ma mère...
Andy VerolPublié par hirsute à 21:43:32 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Voici un lien vers lequel il faudra se tourner pour télécharger certains de mes textes d'un format disons, moyen: http://www.artsolid.net/arts_ebooks_infos.php
Andy Verol
Publié par hirsute à 11:41:39 dans Textes publiés ailleurs | Commentaires (0) | Permaliens
Pour répondre à un appel aux textes sur le thème de la mère, voila, je bosse. Go, ça se construit sous tes yeux.
Fais chaud. L'âme parfaite. Il fait si chaud que je n'y peux rien, je me sens mal, abîmé. La merde. L'écho est désagréable. Pas de ciel bleu. Le soleil n'est plus qu'une chaleur de merde emmagazinée. Ma peau est un peu gélatineuse et les souvenirs de ma vie antérieure me font regretter, parfois, ce que j'ai fait.
"T'es une salope hein?! T'aime ça hein?! T'en est une hein?"
C'est très sourd. Couvert. Je l'exprime clairement mais je l'entend mal. C'est un brouillard sonore emprisonné dans un seisme mou... Un séisme ratatineur. Hum! Ho! Ho! Les vibrations. Et mon corps qui se disloque se laisse bouffer se laisse faire...
Andy Verol
Publié par hirsute à 11:20:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
T'as pas essayé de me parler avec franchise?
Regarde, moi je te dis que tu es une lâche une bidon une meuf bien d'aujourd'hui libérée pour te pavaner dans le thanks giving de ta putribonde existence: les soldes... Les foules qui se mélassent, les pétasses/poules qui font gueuler les daubes dans leurs orifices tympans t'as pas vu le mp3 arrête.
Fais pas chaud... T'écoute du rock et tu te fringues en costaude -tout en restant féminine- tu aimes les voyous, les mecs avec des tatouages, des muscles et des jantes chromées. Merde.
Dans le journal j'ai vu que les filles d'aujourd'hui voulaient être indépendantes... Au centre commercial?
L'air vibre. Je m'effrite. C'est un endroit magnifique avec ces palmiers artificiels, en plastique luisant. La vie s'arrête. Quelle est la couleur de ton cerveau? Rouge comme tes heels?
N'importe quoi.
Andy Verol
Publié par hirsute à 10:57:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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