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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Interlope, en lettres de sang, en mots de merde, en phrases dégueulées, en art dégénéré. Lancement du n°3. Appel à contributions. | 10 mars 2007

Une revue de plus, non recommandée, non recommandable, à vocation confidentielle, à l'échelle planétaire. Après la sortie des numéros 1 et 2 en 1997, Je relance Interlope et promet, dès aujourd'hui le numéro 3. Enfin!

Pour ce faire les connards, je vais avoir besoin de chroniques, d'infos, d'écrits vérolés afin d'alimenter ce numéro spécial. Inutile de chercher à être subversif ou transgressif, Interlope ne donne pas le ton, mais sera, à ne pas y manquer, la revue la plus en vue sur ta pile de mags dans tes chiottes odorantes.

 

Edito (Il en faut un, c'est ce que mémé lit en premier)

 

"Je suis socialement de gauche, économiquement de droite, nationalement de France." Jean-Marie Lepen. Avril 2002.

 

C'était très beau la neige qui tombait en hiver, ces vieux-là avec des charrettes qui avançaient lourdement dans les campagne. C'était pittoresque les  cloches qui sonnaient tous les dimanches. Les habits du dimanche. Ta grand-mère avec ses seins lourds et gélatineux qui faisait des photos de cul pour compléter sa misérable retraite. Il y avait aussi des maisons, des voitures qui passaient toutes les heures. Il y avait le ruisseau clair qui coulait, qui charriait les corps décharnés balancés par quelques violeurs mal intentionnés et curés sur les bords. Il y avait ces cortèges de gens en noir qui menaient le cercueil du docteur Gentil dans son trou de terre glacée. On mourrait si fort en hiver. On faisait du bruit en avalant ces gros morceaux de gîte gluant. On ne parlait que très peu à table. On écoutait le générique de fin des Chiffres et des Lettres en s'évitant soigneusement du regard. La télévision. Le tracteur. Les sous qu'on déposait à la banque, en ville, où nous allions avec un bus qui s'était crashé par deux fois. 17 morts. Pas un encart dans le journal local. Le café au lait. La poule qui passe en courant dans la cuisine. Les attrape-mouches. La fortune dans le regard débile de pépé... Ses grosses pompes pleines de merde. Son accent puissant. Ses souvenirs de guerre. Sa place au chaud dans un mirador, à surveiller des troupeaux d'hommes. C'était l'hiver tout le temps. La neige. C'était aussi des étés très chauds avec des gamins dans des grands slips qui se jetaient d'un pont. L'plongeon dans l'ruisseau glacé. On riait. Hydrocution. La mort immédiate. Oh le p'tit à la Marcelle, y sait tué sur les galets du Ru.

 

C'était la France. La vraie. Celle qui fait plaisir aux souvenirs. Celle qui était sereine. Avec peu de viande. Beaucoup de rires gras, de clopes bruns, d'alcool frelaté. C'était la France des consanguins. La France des paysans. C'était celle des catholiques, des antisémites. La vraie. C'était bien. On était content. On n'utilisait pas de papier cul. On sentait un peu le cul. On changeait pas de slibard tous les jours. On baisait sans se poser de questions. Ni les hommes qui se vidaient dans leurs femmes en grognant gentiment/en/suant. Ni les femmes qui s'évidaient ensuite dans une bassine suintante. La vraie. La France. LA vie. La pierre. Le blé. LE cochon qui gueule. Le fou du village. La vieille salope. Le petit Lucien et ses airs efféminé qu'on oblige à sucer à tout va dans la grange (z'appellent ça les tournantes maint'nant, nous, on appelait ça "l'tabou"). La vraie. La France. L'Amour. La Culture. L'agriculture.

 

Bienvenue sur Interlope les minables...

 

Andy Verol

Publié par hirsute à 04:56:33 dans Interlope | Commentaires (1) |

10-03-2007  16:40  10-03-2007 16:40
haha  De  k²  Sujet:  haha
INTERLOPE : n. m. et adj. XVIIe siècle. Emprunté de l'anglais interloper, dérivé de to interlope, « s'introduire, trafiquer dans un domaine réservé à d'autres ». 1. N. m. MARINE ANCIENNE. Navire marchand qui trafiquait en fraude, notamment dans les ports de certaines colonies où les navires étrangers n'étaient pas admis, ou dans les ports en état de blocus. Adjt. Un navire interlope. Par ext. Commerce interlope, frauduleux. 2. Adj. Qui est d'apparence douteuse ; suspect, louche. Personnage interlope. Fréquenter un monde interlope, des milieux interlopes. Maison interlope, maison où se réunit une société équivoque et où l'on joue clandestinement.

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