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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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J'adule, j'implore, je déifie
un monstre aux yeux verts ébahis,
son corps est une ignominie
où tous les excès sont permis,
j'adule, j'implore, une chevelure
plus noire que le noir de l'obscur,
sa densité, sa tessiture
et l'outre-tombe qu'est sa coiffure,
j'adule, j'implore, un dictateur
doté d'un sourire enjoleur,
l'un de ces tyrans racoleurs
bafouant les hommes d'un air moqueur,
j'adule, j'implore, une aliénée
au regard d'animal traqué,
une Aphrodite aux seins tatoués
par l'encre de la volupté.
Je suis un pantin face à elle
une marionnette, un jouet sexuel,
en son pouvoir, sous sa tutelle
je la laisse tirer mes ficelles.
J'adule, j'implore, une sangsue
une mante religieuse ingénue,
une mygale dont les baisers tuent
les mâles qui l'aiment à coeur perdu,
J'adule, j'implore, une créature
plus translucide qu'un diamant pur,
ramassé sur un tas d'ordures
sous le toit d'un ciel bleu azur,
j'adule, j'implore, une fanatique
du kamasutra satanique,
mêlant ses râles ésotériques
à sa dépravation mystique,
j'adule, j'implore, une coprophage
mes excréments sur son visage,
leur transit par son oesophage
lors des déglutitions d'outrages.
Je suis un pantin face à elle
une marionnette, un jouet sexuel,
en son pouvoir, sous sa tutelle
je la laisse tirer mes ficelles.
Nada
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Publié par hirsute à 20:27:53 dans noDino | Commentaires (2) | Permaliens
Il faut faire avancer les idées, pas l'troupeau des citoyens serviles, aveugles et conditionnés au vote de pure forme: http://www.e-torpedo.net/article.php3?id_article=1635&titre=De-la-necessite-de-s-abstenir-aux
Andy Verol
Publié par hirsute à 19:24:10 dans Textes publiés ailleurs | Commentaires (3) | Permaliens
Mouliner l'air à l'infini en se persuadant que demain sera le nôtre, que demain brillera l'Amour, l'Intelligence... Brasser de l'air. A l'échelle planétaire. L'Homme s'est lui-même séquestré sur la planète. Peut-il seulement se résoudre à sa propre disparition par étouffement ? L'Homme/geôlier, l'Homme/prisonnier. Son monde/pénitencier. Sa préventive. Sa mort sans jugement.
Parler de mondialisation, c'est aussi, finalement réduire l'Homme a une espèce en voie d'étouffement... L'incapacité culturelle, sociale, économique à bouleverser radicalement la façon de chacun de penser et de vivre le Monde, pose le problème de l'extinction.
Le corps lardé de coups de l'Humanité, croupit, s'étale, se gaufre. Le corps brûlé. L'amas/viande des êtres cumulés, entassés, comme dans ces monstres de modernité technologique que sont les avions de ligne. La mondialisation, c'est la promesse de la fin inéluctable de l'Histoire, de l'âme des Hommes, réduits à leur seule capacité à consommer, à innover, inventer, proposer... Exclus les pensées/déjà/poussières sur le sens, sur l'attente, sur l'ennui, sur l'envie de vie, le désir de mort, sur l'attente de l'immortalité, sur le pourquoi/pas/l'oisiveté. Exclus les regards sévères portés par un ou des dieux tonitruants. L'Humanité est devenue un taulard gesticulant furieusement dans une cellule trop petite. L'Humanité est ce séquestré qui se branle sans apprécier l'orgasme, qui se shoote sans planer, qui encule sans jouir.
100, 200, 400 imbéciles partent à destination de quelque part avec des milliers de tonnes de carburants, des ordinateurs partout, des circuits, des micro-processeurs, des fils électriques, des tonnes de tôles, de matière, de structures modelées à la force des machines, robots et autres bras puissants, des plans, des comités d'ingénieurs, des techniciens consciencieux. L'assemblage. La matérialisation d'un véhicule aérien extraordinaire...
Mais ouvrir les yeux. Les ouvrir. Le corps/viande de l'Humanité se soulève une dernière fois. Il regarde ses propres défauts. Il n'est pas fiable, mais faillible. Il n'est pas fort mais si faible. Les yeux/Humanité se pose sur son corps/immense. Une sorte de lépreux qui part en lambeaux en courant un 100 mètres. 11- 12 secondes pour disparaître dans sa propre course.
L'avion. Ces imbéciles regardent les hôtesses et les stewards faire la démonstration de la sécurité. A droite. A gauche. En haut. En bas. Ohé ! Ohé ! LE masque d'oxygène, le gilet de sauvetage. Oula ! Oula ! Certains connaissent déjà et reluquent du coin de l'œil. Fatigue. Les affaires. Ceux qui partent en vacances...
L'avion est une bombe. L'avion de ligne où nous séquestrons pour découvrir le monde en quatrième vitesse est la cause directe de notre extinction imminente.
L'avion : pollution outrancière, arme ultime de combats résistants et terroristes, outil absolu de dissolution de l'espace, les espaces qui nous séparent, de dissolution du temps, des temps qui nous divisent. L'avion de ligne lisse les rapports humains. L'avion mélange, mondialise, perturbe notre capacité à penser le monde.
L'avion, arme de perdition et de séquestration massive. Moyen ultime d'entériner l'idée selon laquelle nous devons vendre nos emplois pour vendre des Airbus. L'avion de ligne, sa gueule profiler, ces 100, 200, 400 imbéciles tournés vers l'avant, en ligne... Avion de ligne. Outil ultime de lavage de cerveaux. « Vous désirez un café ? Un jus d'orange ? Un thé ? Un croissant », l'hôtesse et son uniforme. Le sourire. La façon insipide d'être correct, respectueux... L'homme voyageur est séquestré. S'il insulte l'hôtesse : «Arrête de faire ta connasse ! Arrête de me proposer ton gavage ! Tes magazines et journaux de merde ! »
Des hommes sur-entraînés se jettent dans le cockpit, des panaches de fumée, les cris. Allah Akbar ! L'avion est vaincu. Les 100, 200, 400 imbéciles aussi... Les 2500 autres... Les imbéciles.
Dans son propre jus de merde, l'Homme/lâche se cache derrière sa puissance technologique, économique pour baiser celui qui remettra en cause son nihilisme capitaliste.
Le banc. Les accusés. La respiration courte. Le cœur qui palpite. Les radios qui braillent et les télés qui vomissent dans les salons, les chambres les salles à manger. Les chiottes un peu aussi. Les lumières allumées. L'éclairage électrique partout. Le traitement chimique de chaque produit. L'injection massive d'insecticides, pesticides, spermicides dans la bouffe, dans les couettes de lit, sur les matelas des clic-clac, dans les lopins de terre des anciens jardins ouvrier.
La liberté à coup de « vous pouvez retirer votre ceinture. Vous ne pouvez cependant pas rallumer vos téléphones, ni fumer. » Boire. Supporter l'air conditionné, cette fraîcheur sèche qui fossilise les crottes de nez en un rien de temps. Les consignes en anglais. Les indications du commandant de bord. L'uniforme. Le chef absolu de la boîte en l'air. Les sièges trop petits qui obligent à une promiscuité. L'haleine des autres. Les goûts des autres. Celui-là et son magazine de bagnole. L'autre-là qui mate les jambes de l'hôtesse. La maman qui ne sait pas faire taire son gosse. Le cadre endormi, la bave aux lèvres.
L'Humanité/Occident traîne dans les aéroports. Les boutiques sont judicieusement placées, prix majorés. Les zones d'embarquement sont immenses. On scrute les sacs à mains. On fait enlever les talons des femmes, les boucles de ceinture des hommes... En souriant. En crevant.
Andy Verol
Publié par hirsute à 19:06:14 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Les tenants et les aboutissants. Je n'avais pas vraiment compris l'intérêt d'une Nation vive. Dans le ciel. L'aspirateur à conscience. Jean joue à gémir. Jacques joute avec James. Son jean est totalement délavé, façon mode. La matière à l'origine, on dit que c'est un français qui a détourné une toile de tente pour fabriquer un pantalon.
Poître. La pluie quo tombe. Le tobos della ulvetica. Migos. LE soi chiche. Chimientez. C'est le nom d'un eunuque. Ou tues-moi ! Car tu es camouflage. Mis l bomber's. L'aut a dit bois la Pelfort Brune, avec son beau jean débraillé et sa petite tête de p'tit con. LE brut. Le banc. LE ban des idées c'est moi. CAR TU ES CAMOUFLAGE ! J4ai baisé avec Calogero, ses petits piercings sur les tétons il en a aussi sur le gland. L'gros gland il. J'vis en HLM. J'imagine qu'il y a un ailleurs avec des ascenseurs des assesseurs tes patrons d'managers. Y a plus d'neige. Y a les souvenirs d'la neige. Et tout l'temps, y a l'temps qui passe. Tout l'temps. Les lèvres gercées quand il fait froid. Les doigts durs dans les gros gants mous. Y a plus d'neige. Y a que de la pollution. Il y a de la crasse. Il y a les chalets en bois, l'odeur de bois, la gueule de bois en altitude est toujours plus difficile à vivre qu'une friction au shampoing des années 50. T'imagines pas. Fallait pas les voitures. Fallait pas non plus les caddies. Fallait être déserteur. Et je l'ai baisé bien fort Calogero. Sa petite pomme juteuse. Mon meilleur ami est mort. C'est devenu un chasseur. Un déserteur. Dans l'anus d'un inconnu je pense aux thermomètres. Dans la calculatrice, je pense aux chiffres victimes de séquestration. Les centres commerciaux des stations de ski, sont toujours surchauffés.
Ça fait fondre le peu de neige. Et ça rougit la tête des Hollandais. M'endors. TTTTTTTtttttttttttttttt.
Andy Verol
Publié par hirsute à 18:59:48 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
La cicatrice. Les mots tombent et l'évanoui. Les villes crèvent et la tuile qui chute. Les cadavres. L'homme. LE lit. Les lins, les laines, la lune. Louis. Lac. Ma voiture roule si vite et fend l'air trop chaud de ce début de printemps. Je me vide de ma colère. Je prépare ma mort littéraire... Imminente.
Andy Verol
Publié par hirsute à 18:56:24 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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