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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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<< Un texte de Duno, dans son cahier n°5 du 11 avril 1994 | Carnet n°2 de Duno. La date est écrite au crayon à papier. Seule l'année est lisible: 1990. | le dos courbé... L'esprit destructeur... >>
Des poèmes post-ado merdiques, j'en chie des tonnes au kilomètre. Simplement, également, je retranscris les propos de mon frère mort au milieu des années 90. Il a été une vedette punk/rock qui, simplement, s'est bousillé. Un grand classique. Si aujourd'hui, j'ai choisi de dévoiler ses cahiers, c'est avant tout parce que je pense qu'il n'était qu'un gros fils de pute, et pour cause, je sais de quoi je parle, je suis son frère...
"Je me sens bien mieux. Vraiment. On a joué près de Clermont-Ferrand hier soir. Un mec est venu me voir après le concert. Il était super collant et je n'ai pu faire autrement que de l'inviter à notre repas. Je ne sais pas encore rejeter les gens qui m'admirent et qui veulent sympathiser avec moi. Mais au fond de moi je sais que je ne suis rien du tout pour eux. Ils m'idéalisent tant qu'ils ne peuvent concevoir que je puisse chier comme tout le monde, ou m'angoisser pour des factures impayées. Ils sont accroc de moi. Et moi je ne rêve que des plages, des heures passées à rouler des pelles à ces filles ados du temps où je l'étais aussi. Encore. Inconnu. Chétif. Malheureux. La vie entre des bungalows, et des cadavres plein la tête.Hier soir, j'ai écrit un texte, un truc qui ferait un bon début pour un roman. Mais on vit sous les années Mitterrand, le pognon, le ministre de la culture qui finance que des saloperies. J'ai vue une Mercédès, une 220D, comme je rêve d'en posséder une depuis des années. Ils ont encore menti. Bon alors le mec est assis à l'autre bout de la table. Je n'ai pas envie de baiser, juste boire et prendre de la coke. Vraiment, c'est la seule chose qui maintient le niveau d'enthousiasme après les concerts. Je suis porté par de plus en plus de public. C'est pas le Nirvana, mais on remplit des salles de 2000 personnes maintenant.
L'autre jour, on a joué dans un festival avec les Mano Negra et les Kortatu. Ils nous prennent pour des cons parce qu'on n'a pas d'ourlets aux futals, parce qu'on n'a pas leur culture de MJC, qu'on vient de province. Qu'on préfère Black Sabbath à Sex Pistols ou à Clash. Je sais pas. Moi j'ai jamais rejeté les chevelus, j'aime bien le disco même si c'est has been et je déteste les Michel Rocard, les films de Lelouch et ... Merde.
Plus je fais de concertset plus je vois qu'ils puent les gens. Le mec s'est levé, défoncé et s'est rué sur moi. M'a insulté. M'a dit que je n'étais qu'un prétentieux minable. Je l'ai chopé par les cheveux, et j'ai fait signe aux autres de pas bouger. Je l'ai trainé. Il tiquait. Il grimaçait, avec son futal rouge stretch du début des années 80 et son sweat-shirt branchouille Chevignon. Le genre de mec à te casser les couilles avec la variétoche de Barbelivien et d'Etienne Daho. Il avait le genre de ces has been d'Indochine. Les frangins Sirkis et leurs faces de tarlouzes. Je me sens mal informé du SIDA avec capote. Je me sens mal concerné par la chute du mur... Moi je vois qu'on va dans le mur sans capote, et que ça, je n'y arriverai pas.
Ensuite, dans l'escalier de secours, j'ai pris la gueule en face de ma gueule en face. Le type, ce fan de merde était un crottin pas mauvais à renifler. J'avais envie d'un truc. Et je l'ai contraint au truc. « Suce-moi face de clochard ». Souvent quand on se fait sucer par une fille, nous les mecs, on prend plaisir à imaginer leurs clottes défoncés par nos glands... Mais quand c'est un homme qui s'active, c'est plus excitant d'imaginer qu'il pompe un bout de bambou ou la queue d'un bouc. C'est plus excitant. Plus direct. A l'en faire vomir sur mon sexe. « Lèche tes hauts-l'cœur ! Lèche pute de mec de merde ! Lèche ! » Ensuite je suis retourné à table pour boire et finir mes pâtes. De la rouille sur le bord de la vieille fenêtre. »
Fin de l'extrait. Duno, c'est un peu comme découvrir que le Père Noël n'existe pas, et que, surtout, il n'a jamais existé. J'ai l'esprit trop spongieux pour continuer. Andy VerolPublié par hirsute à 21:48:13 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
17-08-2007 00:50
De lol Sujet:
tu
17-08-2007 00:11
De lol Sujet:
konnard
16-08-2007 23:01
De nuclear la tapette Sujet:
a quoi bon remuer la mort
16-08-2007 21:54
De k. Sujet:
merci Andy.
Commentaires