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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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<< Carnet n°3 de Duno. Il indique en haut à droite du texte, au stylo Bic rouge: "acheter de la lessive écolo". 12 mars 1994. | Carnet n°6 de Duno. Il a dessiné une dizaine de petits ronds maladroit dans la marge. 22 juin 1994. | Y a pas un seul cadavre de ta pensée méchante qui se ramène à la cheville de ma couille gauche... >>
Suite de la retranscription des carnets de mon frère.
"On a enchaîné trois concerts en une semaine. J'ai les pieds en purée. Le public me gave. A Lille, ces gros lourds avec leur accent se sont mis à me huer parce que je les ai traités de "face de ploucs". C'est toujours la même chose. Tous ces gens qui viennent nous voir en concert veulent du punk, du bordel, de la provoc', et lorsque tu leur en sers, ils s'offusquent comme petits bourgeois réacs. Sous prétexte qu'ils ont acheté leur place, que les filles mouillent leurs culottes en me voyant, que les mecs rêvent d'être moi, il faudrait leur balancer des messages d'amour et insulter tous ceux qui ne sont pas en concert... Si tu leur dis: Balladur et Mitterrand, une grosse bande de fils de pute à deux, là ça braille, c'est content. Quand tu leur balances: Eh les loosers! ça passe son bac, ça fait sa petite crête, mais ça se chie dans le benne quand zonard cherche des noises. Tu les vois presque blêmir collectivement... Le public punk/rock, c'est essentiellement constitué de jeunes blancs anti-racistes, issus des classes moyennes ou des couches populaires supérieures. ça veut pas la guerre, mais ça adore la brutalité des pogos. ça déteste les uniformes, mais c'est tous habillés en keupons. S'ils ne me rapportaient autant de gloire et de pognon, je pense que j'écrirais des tas de chansons contre eux, pour qu'ils aillent se faire foutre, pour que leur bien-pensance de rebelles finisse dans le fond des chiottes. Si la mode chez ces bouffons, c'était du oï nazi ou du zouk hardcore, je ferais ça. Qu'est-ce que j'en ai à carrer de ces fils de pute?"
Cette note s'achève avec un long trait ondulé prolongeant le point d'interrogation. Je suis persuadé qu'Obispo ou Placebo pensent intimement la même chose de leur public/porte-monnaie.
Andy Verol
Publié par hirsute à 12:08:49 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
21-08-2007 21:48
De k. Sujet:
Andy
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