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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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le dos courbé... L'esprit destructeur... | 17 août 2007

 Fol lol:

Je suis tendu http://corpsviande.canalblog.com/

Texte Hirsute: 

Comme la pute, je suis enfant comme la bacté

rie

je suis

JE suis mal, male aussi... Je suis mauvais jeux de mots... De maux... De festivals,... Je suis suis mauvais esprit. Je suis spirituellement mal fait. Je suis tendu je suis taulard. Je suis enculard. Je suis enculé. Et

maintenant je commence... J'ai fait le show. Le sexe avec des femmes nues la couleur de leur vagin. J'ai fait comme si j'ai essayé conne comme si...

Le transistor

La chaise molle.

...

Tiens tu veux la voir? claque. L'impsse. La résidence classe moyenne où je pénètre à vélo avec mon zizi de garçon dur... Après je commence à me mettre à la muscu. Parce que maman est une femme des années 70. Je tend ma queue avec des bandages. Parce que mon père est mort dans les années 70. Sur

les plages. Avec les mythes 'on meurt avec la guedro"....

Mon père à califourchon sur le caca violeur de son propre papa résistant, mais baiseur d'enfant...

... Parait que la télé n'a aucune influence sur les viols de mémés, d'enfants, de paysans.

Je sais. A mort!

Caresser fort... Blessé!

La plaie!

 

Dans les murs il y a le début de mon corps qui

s'efface.

Attend. Je durcis toujours les poings avec des coups forts dans le mur béton du plâtre de mon mur HLM. Un jour. Je donne des coups violents, qui me font du bien, sur les murs de la fac d'où on me virera... On marche ensemble. On est considéré comme des gens pénibles ou indéfendables.

tiens. J'aime bien qu'on la regarde. Dans ma chambre d'enfant chez papa... Parait que des cris ont été écrits... Sur les murs.

"Dans les camps de concentration... " Quand j'hésitais à toucher le vagin de cette ..., vers 15 - 16 ans, c'était parce que j'avais peur d'aller en prison ou en pension... Voir mon père me savater comme une merde.

Quand je vais au supermarché, que j'entend les gens âgés comme moi, leurs idées de gosses, me dis, Oh grosse balle dans la gueule...

Et ton dos puissant tordu pour s'offrir... Mon mec...

Andy Verol

Publié par hirsute à 00:53:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Carnet n°2 de Duno. La date est écrite au crayon à papier. Seule l'année est lisible: 1990. | 16 août 2007

Des poèmes post-ado merdiques, j'en chie des tonnes au kilomètre. Simplement, également, je retranscris les propos de mon frère mort au milieu des années 90. Il a été une vedette punk/rock qui, simplement, s'est bousillé. Un grand classique. Si aujourd'hui, j'ai choisi de dévoiler ses cahiers, c'est avant tout parce que je pense qu'il n'était qu'un gros fils de pute, et pour cause, je sais de quoi je parle, je suis son frère...

"Je me sens bien mieux. Vraiment. On a joué près de Clermont-Ferrand hier soir. Un mec est venu me voir après le concert. Il était super collant et je n'ai pu faire autrement que de l'inviter à notre repas. Je ne sais pas encore rejeter les gens qui m'admirent et qui veulent sympathiser avec moi. Mais au fond de moi je sais que je ne suis rien du tout pour eux. Ils m'idéalisent tant qu'ils ne peuvent concevoir que je puisse chier comme tout le monde, ou m'angoisser pour des factures impayées. Ils sont accroc de moi. Et moi je ne rêve que des plages, des heures passées à rouler des pelles à ces filles ados du temps où je l'étais aussi. Encore. Inconnu. Chétif. Malheureux. La vie entre des bungalows, et des cadavres plein la tête.Hier soir, j'ai écrit un texte, un truc qui ferait un bon début pour un roman. Mais on vit sous les années Mitterrand, le pognon, le ministre de la culture qui finance que des saloperies. J'ai vue une Mercédès, une 220D, comme je rêve d'en posséder une depuis des années. Ils ont encore menti. Bon alors le mec est assis à l'autre bout de la table. Je n'ai pas envie de baiser, juste boire et prendre de la coke. Vraiment, c'est la seule chose qui maintient le niveau d'enthousiasme après les concerts. Je suis porté par de plus en plus de public. C'est pas le Nirvana, mais on remplit des salles de 2000 personnes maintenant.

L'autre jour, on a joué dans un festival avec les Mano Negra et les Kortatu. Ils nous prennent pour des cons parce qu'on n'a pas d'ourlets aux futals, parce qu'on n'a pas leur culture de MJC, qu'on vient de province. Qu'on préfère Black Sabbath à Sex Pistols ou à Clash. Je sais pas. Moi j'ai jamais rejeté les chevelus, j'aime bien le disco même si c'est has been et je déteste les Michel Rocard, les films de Lelouch et ... Merde.

Plus je fais de concertset plus je vois qu'ils puent les gens. Le mec s'est levé, défoncé et s'est rué sur moi. M'a insulté. M'a dit que je n'étais qu'un prétentieux minable. Je l'ai chopé par les cheveux, et j'ai fait signe aux autres de pas bouger. Je l'ai trainé. Il tiquait. Il grimaçait, avec son futal rouge stretch du début des années 80 et son sweat-shirt branchouille Chevignon. Le genre de mec à te casser les couilles avec la variétoche de Barbelivien et d'Etienne Daho. Il avait le genre de ces has been d'Indochine. Les frangins Sirkis et leurs faces de tarlouzes. Je me sens mal informé du SIDA avec capote. Je me sens mal concerné par la chute du mur... Moi je vois qu'on va dans le mur sans capote, et que ça, je n'y arriverai pas.

Ensuite, dans l'escalier de secours, j'ai pris la gueule en face de ma gueule en face. Le type, ce fan de merde était un crottin pas mauvais à renifler. J'avais envie d'un truc. Et je l'ai contraint au truc. « Suce-moi face de clochard ». Souvent quand on se fait sucer par une fille, nous les mecs, on prend plaisir à imaginer leurs clottes défoncés par nos glands... Mais quand c'est un homme qui s'active, c'est plus excitant d'imaginer qu'il pompe un bout de bambou ou la queue d'un bouc. C'est plus excitant. Plus direct. A l'en faire vomir sur mon sexe. « Lèche tes hauts-l'cœur ! Lèche pute de mec de merde ! Lèche ! » Ensuite je suis retourné à table pour boire et finir mes pâtes. De la rouille sur le bord de la vieille fenêtre. »

Fin de l'extrait. Duno, c'est un peu comme découvrir que le Père Noël n'existe pas, et que, surtout, il n'a jamais existé. J'ai l'esprit trop spongieux pour continuer.

Andy Verol

Publié par hirsute à 21:48:13 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

Un texte de Duno, dans son cahier n°5 du 11 avril 1994 | 16 août 2007

« On vend tout dans cet Occident à la con. On vend des maisons, des appartements à des affamés, on vend des disques, de l'huile d'olive, des lubrifiants pour l'anus, des 4x4. On vend. En Occident, on vend des vacances, des séjours tout compris, des pensions complètes, des maisons sur plan, des morceaux de Tour Eiffel, de mur de Berlin, des boîtes de Zyklon B, des Durex périmées, des vacances sociales, solidaires. On vend en Occident. Des enfants d'Orient, des enfants d'Afrique, des matières fissiles aux dictateurs/néant/encore vivants du XXème siècle, en Irak, en Iran, en Occident. Aussi.

En Occident, on vend du féminisme, de la liberté de la presse, de l'égalitarisme, de l'homophilie, de l'islamophobie... On vend. Aussi. On vend des voyages dans l'espace, des portes-clef de gorille qui bande quand on presse son bide, de l'alcool moins cher que des jus de fruit, des contrats d'assurance pour tout et tout le temps. En Occident, on vend le savoir, on vend les idées, on brade les luttes, on spécule sur l'ignorance des plus pauvres. En Occident on vend pour les âmes pour empêcher Dieu, on vend Dieu pour empêcher les poètes. On vend pour que rien, plus rien ne soit gratis.

Les mecs ne bandent plus s'ils voient une jambe mal épilée, une lèvre pas peinturlurée, une chatte mal rasée... Alors on vend des crèmes d'épilation, des rasoirs jetables, des parfums chimiques, des maquillages, des magazines sur les régimes, des chaussures fabriquées dans les prisons, des capotes multi-formats, multi-goûts, des fringues, des modes, des périodes de soldes, des vigiles à l'entrée, des parkings payants, des campagnes onéreuses, des autoroutes à péage, des nuits en boîte de nuit, des jours au centre commercial, des yaourts comme faisait mémé mais au prix triplé.

On vend. On veut que l'on vende. Que l'on achète pour vendre. Que l'on travaille pour acheter. Que l'on achète pour que d'autres puissent vendre...

On vend des œuvres d'art dénuées de sens et de talent, on vend des livres qui racontent des histoires, des histoires de gens qui vendent, qui achètent pour que d'autres vendent. On vend des scènes de meurtre, de baise, de viol dans des films. On vend des chansons mièvres, des chanteurs moribonds de 20 ans, des Kurt Cobain et des Elvis Presley morts.

En Occident, on doit acheter la guérison de son âme en achetant des heures chez le psy, en partant trois semaines en Thalassothérapie, en tapant 36 15, tapez "psychiatrie"...

Et puis en Occident, on te vend des stages et des journaux pour t'aider à trouver du travail. On te vend des contrats pour que quand tu meures, et bah, ça sera bien. On vend... Tout, partout, tout le temps. On vend parce qu'on n'a rien à donner à personne, rien à offrir. Parce qu'à force de vendre, on est simplement devenu les zombies acheteurs, les assoiffés de biens compensatoires.

Quand je dis ça, ben je suis banal, crétin, je rabâche. Tout le monde sait ça. Blah blah blah. Un jour, je n'ai pas acheté. Je n'ai rien vendu. En montant les escaliers, je n'étais pas bien. Je me disais (je me rappelle de ça comme si c'était hier) qu'il n'y avait pas d'espoir. Que je ne comprenais pas pourquoi je ne parvenais à écrire que des trucs bien sombres. Que je ne faisais que faillir dès que je songeais à voir, analyser le monde avec un regard positif. Je ne savais pas pourquoi des gens voient, ou semblent voir tout en rose, malgré des conditions terribles, et pourquoi d'autres n'étaient capables que de voir tout en noir. Je me disais que penser de cette manière-là, c'était nul... J'avais ce quelque chose du petit garçon que j'avais été. Le petit couillon qui s'imagine qu'un  jour il aura une belle vie, avec plein de bonheurs, plein de voyages, plus de misère, plus de pauvres, plus de méchants.

Arrivée devant la porte de l'appartement, j'ai hésité, puis j'ai sonné. Puis j'ai attendu. Puis j'ai sonné de nouveau. Puis j'ai attendu. Puis je suis entré. La porte était ouverte (J'ai senti que c'était un acte volontaire). Et j'ai crié : « Sofiane ?! » Pas de réponse. Et pour cause, il était étendu sur le lit. Le corps entièrement nu, tordu, pas serein. Pas net. Il avait une peau très brune, douce. Imberbe. Il était mort. Il était sans doute mort après avoir été pris par de violentes convulsions... Se tuer au détergent, c'est chercher à voir, à regarder sa propre mort en face. Moi ça m'a fait réfléchir, ce quatrième suicide de pote.

Ça m'a fait penser que je pouvais tout aussi bien m'adonner à mon activité enivrée préférée... J'ai appelé les flics avec son téléphone. Je leur ai dit que j'étais un de ses potes qu'ils aillent se faire foutre pour connaître mon nom. Que le plus important, c'était qu'ils viennent s'occuper du cadavre avec tout le vomi et les veines qui ressortent sur le visage tout le bordel simplement...

En picolant un whisky de merde, le soir, j'ai demandé à Elo d'arrêter de me sucer comme une truie. Je pensais déjà que ce pourrait être jouissif de m'éventrer un jour, un truc dans le genre... »

Je ne suis pas inspiré ce matin. Je trouvais ça bien de simplement retranscrire ce texte de mon frangin « dead »...

Andy Verol

Publié par hirsute à 11:13:56 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Qui nous a vu? Qui n'a pu nous voir? Qui? La position de défense/attaque. Ramassé sur son corps/bidoche. | 15 août 2007

C'est onéreux d'être heureux. La bagnole, les mamours d'amour, la serviette sur une page/la plage, les bagages 25 kg sans supplément. Mais voilà, c'était comme ça. Préfère lire du Yémi dans mes chiottes, porte ouverte donnant droit au vis-à-vis... Les autres d'en-face. Le HLM où l'on reste cloîtré. Des noirs des rebeus, des blancs becs... On est là, plein de pas de thunes. On est là. C'est déjà bien ça. Comme bonheur.

Andy Verol

Publié par hirsute à 13:51:41 dans Andy Verol | Commentaires (5) |

Pas la violée, la folle de queue | 14 août 2007

Texte écrit pour Arturo B: http://arturob.hautetfort.com/

La suite le lendemain. Finalement.

Les yeux tournés vers l'arbre, le lampadaire. J'étais la pute de cette pute. J'avais pensé à essayer de me faire un travelo, parce que ça me faisait quelque chose d'en voir, d'en croiser, d'en sentir croisés dans la rue, l'odeur de leurs eaux de toilette achetées chez Tati, leurs fausses fourrures piquées derrière chez l'Michou, un truc comme ça. J'avais envie d'essayer. C'était obligatoire. Il fallait se toucher les nerfs à toucher une peau brune, des seins faits aux hormones, aux opérations... Les vergetures tardives. L'accent. L'accentuation de la gravité dans la voix. Et surtout frotter sa queue contre la queue de ce corps de femme... La shemale, sa capacité à se bastonner à te retourner ta gueule de client vicelard à gros coups de poings. Sa jupe. Ses jambes musclées, fines et douces. Palper ses couilles comme des abricots, doux, un peu trop mûrs dans la caisse en plastique du supermarché du coin. Branler son chibre comme un mat. La peau douce. Etre un peu dans la peau d'une femme excitée, pas la frigide, pas la violée, la folle de queue, comme le corps étranger qui excite par la douleur/frisson qu'il offre. La culotte. La shemale. Les bois. La nuit. L'alcool à mort dans les veines pour se motiver. Les brindilles qui cassent, la respiration plus forte, plus rapide qui étouffe. Exténué comme en cours de sport... Que c'était harrassant de tenter de suivre tous ces futurs crétins. Ces anti-pédés qui se branlent dans les cheveux de leurs meufs en pensant à leur maman, leur soeur, leur grand-mère.

C'est.

Je sais pas si il s'appelait le shemale, le trav. Moi je le pensais chomedu. Ses gros seins ronds, fermes, sa grosse bouche de mec peinturlurée, ses épaules parfaites, ses hanches un peu trop étroite, ce cul bombé. J'étais mal.

J'étais super mal. Quand il a pris ma queue, l'a enfoncé dans son anus huilé/expérimenté. Sa queue molle posée sur mon bas ventre et mes doigts qui la caressent. Ses bras, ses avant-bras que je saisissais fermement. Sentir sa silhouette de pute/femme, sa bite contre moi, son anus fluide. J'avais du bien. J'avais les mains partout sur elle. Et la honte mélangée à la fierté. Etre passé par dessus tout. Avoir passé le cap de la pute qu'on paie/c'est/pas/bien, avoir réussi à m'entrer fort au fond d'un mec plus belle que la plus belle des femmes plastocs de tous les magazines du présent/monde... Entre les arbres. Le dos dans la terre et les brindilles. L'éjaculation dans la Durex. L'envie de se suicider vite, juste après. Mais après, j'ai oublié...

Andy Verol

Suite ici: http://arturob.hautetfort.com/

Publié par hirsute à 21:45:49 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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