Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Texte inspiré d'une photo d'Arturo B: http://arturob.hautetfort.com/
Mal en forme. J'ai mis récupéré mes quelques affaires dans mon casier. J'étais seul dans la salle aux casiers. J'étais un peu triste parce que souvent, secrètement, j'arrivais à forcer ceux de ces femmes collègues si distantes. Je reniflais leurs serviettes hygiéniques ou leurs culottes de rechange. Il y avait toujours une odeur là-dedans que personne d'autre qu'une femme salariée pleine de responsabilité peut suinter... C'est unique.
Ensuite j'ai traversé le couloir, puis j'ai dit "au revoir" au noir qui s'occupe de l'accueil. C'est pareil que ces noirs, gardiens de nuit dans les immeubles des Etats-Unis d'Amérique. Leur quelque chose de besogneux, de sympathique dans le regard, qu'on ne comprend pas.
Bref, je suis monté dans un taxi et j'ai lancé: "Direction Orly". Le chauffeur noir m'a fixé méchant dans le rétroviseur...
J'ai disparu...
Publié par hirsute à 22:49:45 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
Ma façon à moi de renvoyer l'ascenseur. Quoiqu'il en soit, Turandot a fait le choix de ce texte particuliers sur ces gens qu'on appelle collègue: http://turandot.over-blog.net/article-12043144.html
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:32:28 dans Textes publiés ailleurs | Commentaires (2) | Permaliens
MAis le problème, c'est qu'on n'en a rien à foutre du travail, rien à foutre des valeurs familiales, rien à foutre de la France, rien à foutre des gens qui votent, rien à foutre de vos congés, rien à foutre de votre plaisir au boulots, vos dégoûts au trvail, vos envie d'enfant, vos façons d'aller jusqu'au bout des procédures, de faire le maximum dans des concerts de rock ou de hip hop, votre façon d'aimer faire vos courses... Et vootre enfance. Et vos souvenir. Vos façons de penser à gauche, à droite, au milieu. On s'en fout. On aimerait juste être sucés et mourir...
Vos techniques pour faire des fautes d'orthogrpahe d'orthographe ... Fin t'as vu non?
Andy Verol
Publié par hirsute à 23:47:00 dans Andy Verol | Commentaires (9) | Permaliens
Amélie Nothomb ne dit, en somme, que des évidences. Je ne dis pas ça de façon péjorative, au contraire. Elle, comme des centaines de milliers d'autres (sinon des millions), ne se suffisent en rien du discours de la "nécessaire fermeté" contre le "laxisme dont ont fait preuve les précédents dirigeants"... Bla bla bla... Je crains que l'exemple du petit défenestré ne porte pas ses fruits.
Je suis en cours de licenciement, mais j'ai encore à cotoyer Le "collègue", vous savez, ce connard que vous êtes obligé de supporter tous les jours, qui vous pète les oreilles avec ses résumés de programme de télévision, qui badigeonne votre journée de commentaires météo. C'est lui oui. Sa façon d'enfoncer des portes ouvertes. Sa façon de sortir des conneries plus grosses que lui sans qu'un instant il revienne sur ses propos et sa gueule de merlan frit. Ce collègue, il n'aime jamais la brutalité. Les pédophiles ça le fait bondir. Lui, si ça lui arrivait, il tuerait le criminel de ses propres mains. Il n'est jamais raciste. Il affirme qu'il aurait été résistant durant la seconde guerre mondiale. Il se rappelera toujours du jour où les Twin Towers se sont cassées la gueule. Il en a marre de payer trop d'impôts, il est contre la construction de l'autoroute près de chez lui. Il dit à ses gosses qu'il fait avoir un boulot parce que le chômage, c'est la honte. Il ne comprend pas ces jeunes qui se plaignent alors que c'est évident: il faut travailler plus pour souffrir moins, pour gagner plus, pour chômer moins, pour être la France qui se lève tôt, qui fait face aux défis de la mondialisation de demain.
Ce collègue qui trouve que José Bové c'est un mec sympa avec sa moustache mais qui te balance, dans la foulée: "Mais on va pas retourner à la préhistoire non plus." Le collègue comprend le monde comme ça... Il comprend qu'on "ne peut pas accueilllir toute la misère du monde". Il n'est pas raciste, mais n'envisage jamais une seconde qu'un noir venu d'Afrique est un déraciné... Il n'a pas rêvé quitter sa famille, ses amis, son lieu de vie, ses souvenirs... Mais le collègue jamais raciste, jamais homophobe, toujours résistant, qui affirme être plutôt de gauche mais qui, évidemment, n'a pas eu d'autre choix que de voter Bayrou au premier tour, ou affirme être de droite mais qui a du coeur quand même, ben ce collègue, il s'en fout de ce gosse défenestré. Enfin, il ne s'en fout pas. Il trouve ça horrible... Mais il dit aussi que, quand même, son père l'a peut-être balancé lui-même par la fenêtre pour pas être attrapé par la police. T'as aussi le collègue qui n'était même pas au courant de ça parce que lui, ce qu'il regarde aux infos, c'est surtout les résultats de la ligue 1 et les reportages sur les bouchons des retours de vacances...
Parce que le collègue, sur la question des sans-papiers, il ne comprend pas où est la polémique. Pas de papiers? Dehors! C'est tout ce qu'il voit le collègue. Parce que le collègue possède ce putain de merde de bon sens populaire qui fait mouiller la culotte aux élites de droite comme de gauche... Ce fameux bon sens populaire qui distingue un enfant défenestré à cause d'une politique délibérée d'humiliation et de destruction des plus bousillés par la vie, d'un enfant de monsieur je-sais-pas-quoi qui trouve ça dégueulasse qu'un médecin ait donné du viagra à un pédo récidiviste...
Alors quand Sarko dit qu'il n'a pas peur des mots, qu'il balance publiquement la nécessité d'une castration chimique de ces salopards de pédo... Je n'ai pas non plus peur des mots. Faire du chiffre en matière d'expulsion de sans papiers, d'arrestation de criminels, faire du chiffre d'affaire avec un régime criminel comme celui de Kadhafi et ses ordures de fils, faire copain copain avec les va-t-en guerre Poutine et Bush, être l'ami de Berlusconi, enfreindre les lois, bafouer les règles, les lois, détruire les principes de séparation des pouvoirs, laisser croire que l'on agit en braillant sans cesse et chaque jour sur les ondes...
J'en passe.
Le collègue s'en fout des gamins défenestrés et des propos d'Amélie Nothomb. Ce qu'il veut le collègue, c'est qu'on change ce pays. Parce que le collègue, c'est un gros beauf... Tout comme le français en général.
Andy Verol
Publié par hirsute à 10:18:24 dans Andy Verol | Commentaires (15) | Permaliens
LEs gens qui critiquent tout, tout le temps, qui mettent des mots vulgaires quand ils écrivent bourrés. Des gens pas vraiment méchants, mais qui n'aident jamais, critiquent toujours, se plaignent, ... Les gens qui critiquent t'expliquent que l'Humanité bousille l'Humanité, bousille la faune, la flore, l'idée d'évolution intellectuelle. Alors que c'est faux. C'est pas beau les gens qui critiquent. Les gens qui critiquent n'arrivent pas à réussir dans la société. C'est normal, c'est parce qu'ils critiquent tout, tout le temps. Les gens qui critiquent ont un esprit critique qui ne sert qu'à critiquer. Les gens qui critiquent voient tout en noir, en glauque, en "c'est pas beau le monde". Les gens qui critiquent passent à côté de l'égoïsme rieur et avenant de ces citoyens lambdas qui tortillent du cul dans les centres commerciaux, les bureaux de vote, les soirées merdiques. Les gens qui critiquent sont des gens qui n'agissent pas et font la leçon aux autres. Parce que critiquer, ce n'est pas avancer. Critiquer, c'est négatif. Alors que faire, qu'aller faire ses courses, payer ses factures, voter pour Sarkozy ou Royal, parler des gosses, des soldes, des vacances, des crédits, de la météo, des salauds de pédophiles, de la misère dans le monde, du nouveau crépis de jojo et du galbe des jambes à Marcelle, c'est bien mieux. C'est efficace.
Je bats la mesure frénétique sous la table des convives. Je serais tellement mieux sous cette table. Mater sous les jupes de celles qui en portent. Evaluer le calibre des chibres des bonhommes. Ecouter les conversations sans avoir à y participer. Fermer ma grande gueule. M'ennuyer sous la table... Je pense que je suis incapable de m'occuper des gens qui souffrent. Je voudrais que l'humanité cesse de progresser en bousillant tout, mais je n'ai pas envie de militer dans des associations, faire des banderoles après le boulot dans le local mal chauffé, dans une zone artisanale paumée, parce que c'est moins cher de loyer, que l'association n'a pas reçu beaucoup de subventions cette année. La la la. J'ai pas envie de faire un groupe de musique. De toute façon un groupe de musique à 35 ans, ça fait vieux cons... Même si tu fais des trucs ultra-novateurs, avec ta tête, les jeunes vont se marrer et dire que t'es un has-been.
Je sais pas pourquoi je dis ça comme ça...
Andy Verol
Publié par hirsute à 09:27:55 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
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