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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Souvenirs cramés en trois temps | 16 septembre 2007

Une mélodie une seule, avec des filles avec des franges, et ma tête usée. Bien conscience d'avoir vieilli d'un coup. Bien conscience que mon sens de l'humour s'amenuise avec le temps, la maladie, un peu la déchéance sociale (encore que ça soit annexe et non confirmé pour l'heure). Des substances. La certitude d'avoir pris le coup de vieux de trop, le coup de viocque en trop pas possible à assumer. Le temps qui est passé. La peur grandissante de crever sans avoir rien réalisé.

 

Stop.

 

C'est quoi ce texte ? T'es là pour quoi exactement ? Chialer entre les seins de ces lectrices virtuelles ? Dans le froc de tous ces lecteurs énervés ? Toutes ces gouines, tous ces pédés, ces fachos, ces trucs de droite, de gauche, ces éjac' précoces les mots qui défilent seuls et vite. Vivement avec des genres de gens qui font profs comme métier, ou journalistes ou étudiant, quand toi tu te pètes les bras, les muscles des bras, les jambes, les muscles des jambes, le dos, les vertèbres du dos...

 

Stop !

 

C'est quoi ça ? Tu déambules où là ? «Je sais pas j'sais pas papa, j'sais pas toi non plus, on se sait pas on voudrait bien mais on se sait pas, c'est vrai hein ce que je dis ? » Fait chaud en Afrique où l'dad m'a emmené pour me faire la leçon, me montrer que les autres souffrent plus que moi. L'dad, il est de gauche, la caviar, au pouvoir avec la droite vulgaire. L'dad, il me traîne par la main dans le sable rouge de la rue centrale du village africain. Il me dit, l'dad, de regarder partout, un peu partout, pour pas louper tout, pour tout voir, tout renifler... L'dad, les manières à daddy l'gaucho, sa façon bien à lui de demander le soda comme un blanc en colonie conquise. Le sourire. Sa jovialité. Ses moues de dégoût réfrénées par sa bonne conscience d'gaucho facho, l'caviar, la maison en banlieue chic ouest parisien.

 

« Il ne faut pas être raciste. Les africains sont des gens qui,  à bien des égards, nous surpassent. Et particulièrement d'un point de vue spirituel et philosophique. » J'ai envie de reprendre l'avion regarder les jambes brillantes des hôtesses et retrouver mes copains avec des mèches dans la cour d'récré d'l'école privée, « mais pas religieuse ! Laîque ! » insiste sans cesse l'dad.

  

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:40:10 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Le navire prend la flotte, les blaireaux tapent à côté et les vendeurs de choux gras se chient dessus. | 16 septembre 2007

Tandis que quelques miteux s'attaquent en anonyme (comme d'hab') à ce site, les spéculateurs plein d'ambition se foutent de la tronche du monde. La composition des médias est faite de telle manière à ce que le message reçu par les masses des consommateurs d'infos soit: Les prix montent, il faut acheter au prix fort, quitte à s'endetter sur 30 ans avec des salaires qui, sur plusieurs décennies, et en euros constants, baisseront.

Alors qu'une bande de tordus a tenté de détruire ce site, cette nuit, tout comme d'autres (ou les mêmes) l'ont fait avec la première version de Hirsute sur Haut et Fort, ce site, les mauvaises nouvelles s'accumulent.

Je tiendrai. Je t'emmerde sale balance anonyme de merde. Je te trouve, je te fais la tête au carré gros lâche.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 17:09:58 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

Baise-ball... | 16 septembre 2007

J'ai trouvé des petits morceaux de biscuits séchés dans un pot de confiture à l'étiquette désagrégée. Quand j'ai tourné le couvercle, qu'il s'est séparé du pot, une odeur fétide s'est accrochée à moi. « Ahh ! L'odeur ! » J'ai pas rêvé. L'odeur accrochée, les sous. Et puis maintenant les petites miettes que je colle sur mon index humidifié à la salive.

Nous n'avons plus de chefs. Quand on crève. C'est le plus fort qui régit un peu tout par la force des choses. Muscles. Cervelles cassées. On n'est tout à coup les petits gosses d'un mec plus jeune que soi-même. On a envie de se blottir dans les gros bras, les grosses épaules de Michaël ou de José. Ne pas penser qu'on ne les a jamais aimés. Toucher un corps vivant avec du chaud dessus.

« Débrouille-toi un peu mon petit père ».  Il fait une chaleur à crever. Il y a un mélange torride d'air moite et d'odeurs de corps. Nous jouons au baseball. Quand on est gosse on pense à baise-baule, on pense n'importe quoi. On pense à arrêter la partie, parce qu'on a fait ce sport pour faire plaisir à tonton. Tonton, c'est le papa de substitution. Il est là pour t'engueuler, et comme dit maman, pour « te remettre dans le droit chemin et apporter une part d'autorité dans l'éducation. » Chaque jour, j'ai le corps qui se tortille de nerfs. J'ai la honte de mon corps et j'ai le dégoût de ces tonton, maman, Julien et Nina qui se mélangent le soir sans fermer la porte.

Ce sont des cauchemars que je fais tout le temps. Je confonds tout depuis que Bruno m'a montré ce magazine où il y a des femmes à poil, avec des gros seins, des tétons bien épais, et leurs chattes.

On s'installe dans un petit bois derrière chez nous. Et on essaie de ne pas être vu. Jusqu'au dernier moment j'essaie de ne pas penser à ce que Bruno me force à voir. Alors, je ferme un coup les yeux, un autre coup, je les ouvre vers le ciel et me baigne dans le ciel bleu.

Ensuite ça va très vite. Il ouvre le magazine. Les pages se succèdent et j'aime pas ça. J'aime pas le baseball non plus. Je comprend pas à quoi ça sert les « putes », les « enculés », les « pédés ». J'imagine que la nuit, les adultes changent de formes. Que de leurs corps des trucs en peau ou en os jaillissent. J'imagine qu'ils se les mettent partout où ça peut passer.
Tonton gueule : « Cours vers la deuxième base ! Merde ! Cours maigrichon ! »

J'avale l'ultime miette de biscuit pourri... Lignes. Lignes. Lignes. Le ciel se couvre. José passe devant moi en m'ignorant. Un orage terrible, encore se prépare. Je retournerai dans ces rêves déformés de passé.

Extrait de Mon Usine, la suite...
Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 00:34:45 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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