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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Et avec ça ils avaient pas la 8/6 Gold, tu sais qui arrache la gueule avec un vrai goût de bière... La caissière m'a regardé avec des grands yeux quand je lui ai dit que j'allais montrer mon chibre au vigile. Me suis ravisé. J'ai introduit ma carte bleue dans la fente ("quelle salope!" me suis-je dit en reluquant la machine à carte. Hum).
J'ai pensé à la révolution en poussant mon caddie jusqu'à la bagnole. Matis me faisait chier du haut de ses 5 ans, alors je lui ai mis un gros coup de pied dans le cul qui l'a envoyé paître dans une carosserie grise metallisée d'un 4x4 Toyota... (Les marques jap. ça m'fait toujours penser au Yen et aux mangas et aux écolières de 19 ans avé les soquettes un peu sales, leurs gros pieds de jap. pas très beau et leur façon particulière d'avoir l'air cons et racistes devant des buildings éclairés par des panneaux publicitaires).
Après moi. J'ai mis les gros sacs recyclables dans le coffre de la bagnole. J'ai dit à Matis que je lui en mettais une s'il n'arrêtait pas de chialer comme une merde (sa maman a un cancer du nibard, enfermée à l'hosto aux frais d'la sécu l'a dit l'Sarko).
Je me suis répété trois fois le mot "Révolution" comme d'autres implore Dieu dans des prières à la mord-moi la pine pan!
Puis je me suis mis au volant. Le petit s'écrasait avec son paquet de chips Vico sur les genoux et une Chupa chups dans la gueule ("Penser à l'emmener chez l'dentiste avant qu'ils nous sucrent la sécu la droite" j'ai pensé). Puis après je suis rentré dans les bouchons du samedi. On a prévu de regarder des matchs de catch avec Matis sur Canal Sat. La révolution. Bon. Avec de la mayo, elle est meilleure la révolution non?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:40:35 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
©Barfly - ce grand méchant Vous - Septembre 2007 - http://barfly.canalblog.com/
Il est toujours l'enfant dans l'tyran. Il est l'innocent, le sensible, le touché dans l'corps du blessé dictateur. Il ne veut pas sa purée cette enflure de gosse. Il veut pas s'essuyer sa morve le morveux. Il veut pas ranger ses jouets dans sa chambre ce chiard... Par les cheveux, l'tyran-nain plaqué sur l'écran LSD: "Tu les vois crever là les gosses du reste du monde? Tu l'vois là? Hein?! Han?!" L'petit chiale en hurlant "vas t'faire foutre p'a! J'te déteste" Tu l'traines dans tout l'appart, l'tyran p'tit, l'nain qui vide le frigo, chie partout gueule, se met à danser sur sa chaise pendant qu'tu clopes, tires sur le oinj avec tes potes trentenaires, que tu t'siffles un rail d'coke, une bouteille de sky. Le chiard/l'tyran braille, te pourrit les tympans. "Si tu fermes pas ta grande gueule, JE TE BUTE MERDEUX!"
Me réveille en sueur. Avec la migraine. Il y a le fiston assis à califourchon sur mes cuisses. "Qu'est-ce que tu fous là toi?" Il me fixe avec une moue de dégoût sur la gueule. Sors le bras droit de derrière son dos. Un couteau de cuisine qu'il plante fermement dans ma gorge...
"C'est comme ça que les enfants devraient faire pour plus souffrir papa?"
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:45:45 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Lorsque Michel entra dans l'appartement, il fut saisi par l'odeur de mort. La façon/cadavre qu'avait l'air de se mouvoir, tremblant, autour de lui. ça lui rappelait cette époque où il ne priait pas, ne priait jamais. Comme s'il était avalé par le passé. Loin de lui, devaient rester, ses mains tremblantes. Michel ne voulait plus y retourner. Il avait aquis le Foi, Jésus, une famille et une association dans laquelle il s'investissait pour aider de jeunes orphelins roumains.
Il y avait les petits bruits, les gravillons qui claquent contre le béton des murs mis à nu par l'explosion. Une télé au loin. La télé/l'amie/du/Diable. Selon lui. Un morceau de viande de corps d'un homme, d'une femme ou d'un enfant. Il replongeait hors la foi, in le monde des vivants. Il retournait à la mort à laquelle il avait échappé. C'était un peu comme redevenir fou après quelques heures de lucidité.
Il bifurqua à gauche. La viande cuite des corps humains, les morceaux de papier-peint, les petits courants d'air à l'odeur/charbon/grillade. Il remonta son pantalon au dessus de ses chevilles. Il maintint celui-ci tout en avançant...
Des gens qui ne pleuraient pas. Son désir insupportable de faire demi-tour. Dieu qui l'espionnait tel un voyeur pervers prêt à surgir afin d'exhiber son chibre mou. Image. Des images qu'il avait interdit à son âme. Mais là. La viande brûlée des morts, La promesse faite à Dieu, si difficile à tenir lorsque s'enchevêtraient les carcasses dans ce petit coin d'enfer.
Feu...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 01:43:53 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
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