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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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"Gros slirp pour s’enfiler gueule à gueule les cachetons." Un texte de Bissecta. | 30 septembre 2007

Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Je jouie!!!
La lumière vibrante qui semble être aspirée.
Dans un dernier hurlement, tout se tait.
Putain, j'en ai le souffle coupé !
Me lâcheront jamais ceux-là...
-ALLER BUTER LE CAÏD-
Je vais me décrasser.
Qu'est-ce que tu fais Océane ?
Dans 7 heures je te rejoins salope...
Bon, les fringues de pute.
Du maquillage à mort, surtout le rouge à lèvres qui fait penser à d'autres lèvres.
Voilà l'armoire : J'ai le choix en toxines !
Mhmm : Poison résiduel...
Oui, c'est plus pratique.
Le bracelet qui va avec, voilà.
Mon paternel devait être au courant de ces délires, c'est pour ça.
Je ne me souviens pas avoir tué si tôt, bordel.
La caisse, la piste qui crépite, les grandes mains noires des arbres.
Les premières lueurs de sodium.
Un village, deux villages, la route nationale.
Tu dois pioncer déjà ma très chère pute.
La petite ville.
Une place de parking peinard.
Le club privé.
Merde je connais ce videur.
Il ne m'a pas reconnue,
Juste il mate mon cul : parfait.
Direct je m'assois au comptoir et commande une vodka.
Il est où, le gros con à saigner ?
Ah, voilà !
J'appâte, j'appâte...
Ça y est il est ferré.
Et bin, oui que je vais venir à ta table.
J'approche toute ondulante, il bave presque.
Les petites putes de merde qui l'entourent font la gueule.
Bien sur que non : je ne fais pas partie de la maison : ça l'excite.
Cool !
Evidemment que ça me branche d'aller dans le salon privé rien qu'avec toi gros porc.
C'est ça commande une bouteille de champagne.
Les filles tirent la tronche, putain.
Je tire les rideaux rouges et commence à le chauffer.
Quoi qu'est-ce qu'il a ce connard ?
Quoi il veut pas du cul ?
Ah, non, d'abord il veut que je prenne des extas avec lui.
Bon, aller pourquoi pas.
Gros slirp pour s'enfiler gueule à gueule les cachetons.
Une petite coupe de champagne pour faire glisser ça.
Voilà, maintenant pelote moi, c'est ça.
Putain, ce que je voudrais te voir sainte nitouche d'Océane avec une limace obèse comme ça !
Pétée de rire !
Sa bite est microscopique !
Oh, mais enculé, c'est quoi ce trip ?
Une hallu ?
Ma mère à poil est recouverte de sang...
A ses pieds une dizaine de gamins égorgés.
Elle hurle !
Je secoue la tête et ça fait marrer le gros con.
Y'a plus de champagne, je lui pique son verre.
Il ne me voit pas mettre une giclée de poison de mon bracelet à son verre.
Putain, mais c'est quoi, encore ?
Merde mais c'est toi Océane !
C'est ta baraque, on dirait...
Tu bordes un môme, lui caresse les cheveux et ferme la porte de la chambre.
Et te voilà plantée devant le téléphone.
Noir.
Le porc, à saigner, de sa grosse paluche me force à me foutre à genoux il veut que je lui suce la bite.
Bin, voyons !
Oh, putain, j'arrive pas à rester ici, à rester consciente.
Elle baise avec toute une assemblée sur le corps des gamins.
Non !
Putain, non !
D'une clé je lui tords le poignet.
Je saute sur ses genoux.
Il veut commander une autre bouteille de champagne.
Attend connard.
Je laisse tombé mon verre.
Et au lieu de le ramasser, je lui file un coup de talon sec : il se casse sur la partie supérieure.
Je me met à croupie sur la banquette.
Il se focalise sur ma chatte que j'expose.
Elle bouffe une gorge de môme et éclate de rire.
Non !
Putain !
Le gros dégue fait mine d'approcher.
Je mets ma main sur son front pour le stopper et en le caressant, je positionne ma main derrière sa nuque.
Tout est rouge...
Je m'en sert d'appui pour lui balancer un premier coup de genou : pas suffisant.
Je le martèle à coup de coudes jusqu'à ce qu'il soit K.O.
Il est affalé, dégoulinant.
Je prends le verre cassé.
Et soigneusement lui tranche la gorge.
J'esquive le jet de sang.
Je commence à lui fouiller les poches, quand j'entends du bruit, quelqu'un approche.
Je me pointe en foutant mes nibards à l'air, ma jupe retroussée :
Un de ses gardes du corps.
Il veut à tout prix le voir.
Bon, et bien avec plaisir.
Je referme le rideau derrière lui.
Il tombe sur le cul quand il voit le vieux mort et ensanglanté.
Il se retourne : je lui colle une droite.
Cash, il sort son flingue.
Je l'enroule sous mon bras, lui place la clé et d'un coup de paume lui décapsule la tête.
Mais ce n'est pas suffisant.
Je lui colle mon genou dans les couilles.
Il se plie en deux : je lui défonce la tête à coup de pieds.
Il s'effondre, je sais que ce n'est pas assez.
C'est un gros morceau.
Je lui balance une dizaine de coups de talons à la tempe, là, ça devrait aller.
Bon, voilà c'est fait.
Je vais au rideau, à moitié à poil, et demande aux autres gardes de venir sur ordre du vieux cochon.
Du temps, j'ai pris le flingue.
A peine se pointent-t-ils que je fais feu sur eux.
Le premier se prend une balle dans le front.
Le deuxième dans le bide, donc je vais jusqu'à lui le finir.
Tout le monde beugle.
Je me dirige vers la patronne flingue en avant.
Elle gémis, cette grosse pute et je lui fais comprendre de fermer sa gueule.
Puis, je recule jusqu'à la sortie.
Une fois dehors je planque le flingue et fonce à ma caisse.
Noir.
Océane mais qu'es-ce que tu fous dans ma tête ?
Tu es assise dans la véranda et tu mates ton téléphone.
Ton regard est vide.
T'inquiète pas je vais venir salope.
Rien que pour toi.
Je serais là...
 
Bissecta

Publié par hirsute à 11:19:47 dans Bissecta | Commentaires (0) |

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