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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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La France est une connasse, l'Europe est une vieille folle, je suis une cellule cancéreuse. | 30 septembre 2007

J'écris vraiment un tas de trucs ombrageux, pas vraiment teintés de talents mais qui expriment vraiment une façon d'être de trentenaire (ou plus ou moins) ici même, en Europe de l'Ouest, après la seconde guerre mondiale, la décolonisation, la guerre froide. Lessivé. Comme s'il n'y avait plus rien pour nous... Comme si je vivais sur le continent du "tout est enfin terminé". ça me fait penser à ça d'être européen de l'ouest. Comme les restes croupissants de la Grêce au sein de l'Empire Romain.

La France est une connasse qui roupille dans le ventre d'une Europe qui n'est qu'une vieille débile en fin de vie. Allez dire ça aux Polonais et aux Tchèques. De toute façon, on leur laisse tout et on crève ici.

Quand tu avances des idées révolutionnaires, tu passes pour un bourgeois qui s'ennuie quand tu es un Français. Tu te mets en porte-à-faux avec le reste du Monde. Tu es un archaïque, un réac. Et au fond de toi, de ton bide, tu sais que c'est pas faux. Que c'est en Amérique latine ou en Asie du sud-est que ça se passe les nouvelles idées, le monde de demain, tout ça quoi.

Même si je suis trop jeune, j'ai l'impression de les avoir faites toutes ces guerres sanglantes européennes. J'ai plus envie. C'est tout. J'ai envie de profiter des dividendes de la paix... L'Europe est une vieille débile à la retraite, mais qui interesse encore le reste du monde parce que le montant de cette retraite est gigantesque. Alors il faut palper un max avant qu'elle ne disparaisse l'Europe dite de l'ouest. On lui vend des encyclopédies alors qu'elle n'y voit presque plus rien. On lui vend des alarmes pour sécuriser son bas de laine. On lui vend des nouveaux produits dont elle ne comprend pas l'utilité. C'est l'Europe de l'ouest. Parfois les petits enfants de celle-ci viennent lui rendre visite pour lui demander un peu de thunes. C'est pas facile d'être un pays émergent. Et puis elle a la bonté des grands-mères, l'Europe de l'ouest. Elle essaie de s'adapter à ce nouveau monde, mais cette viocque n'a plus l'énergie et la capacité de se fondre dans ce monde qui va trop vite.

Je suis en elle. Une de ses cellules. Une de ses cellules cancéreuses. Un citoyen qui ressasse indéfiniment qu'il va lever son cul de son canapé. Qu'il va arrêter la picole pour ça. Arrêter les sodas, les glaces, les heures devant la télé, devant l'ordi. Je me sens pourtant incapable de descendre de mon appartement. Aller dans la rue oui, mais seulement pour rejoindre un magasin, un centre commercial où ça sent bon, ça brille. Un endroit que je déteste, mais où je me sens en sécurité.

A suivre...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:53:51 dans Andy Verol | Commentaires (7) |

Magazinerite | 30 septembre 2007

- Envoyé spécial en plein cœur.
- Nouvelle formule qui invariablement saute à la gueule.
- Le TEG en pute qui te prête aussi de l'attention.
- Mensualités vampiriques et reconstituantes.
- Oui, vous vendrez mes adresses.
- Avec le viol des essais gratuits à domicile.
- Parce que tu mérites le meilleur de la merde.
- Toujours des prix qui n'ont jamais étés vus.
- Culture de la différence en achat automatique.
- Car quantité limitée de bien être amiboïde.
- Tu positives en parfait con sur somme invisible.
- La bonne blague de payer pour préserver la planète.
 
Bissecta

Publié par hirsute à 11:24:58 dans Bissecta | Commentaires (0) |

BANQUE - Texte de Bissecta. | 30 septembre 2007

Grande lignée hocha***** hochet ***

Ce couloir cellulaire
En toute clarté ocre;
banquettes rouges-
Déliquescence-
- Viens lovely-boy!
- Sur ton miel, je surferai et surferai....

Ecarter en singeant le quanta.
Le rouge ruisselant.
Ce cul étouffant toute politique.
Pas D'H.M, ils veulent la vérité explosive (mdr)
------En une télé
     fierté des fils

............................Un instant, je vomie.................

Car ou burn, l'embryon cherche son ventre

Bissecta

Publié par hirsute à 11:21:51 dans Bissecta | Commentaires (0) |

"Gros slirp pour s’enfiler gueule à gueule les cachetons." Un texte de Bissecta. | 30 septembre 2007

Oh ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Je jouie!!!
La lumière vibrante qui semble être aspirée.
Dans un dernier hurlement, tout se tait.
Putain, j'en ai le souffle coupé !
Me lâcheront jamais ceux-là...
-ALLER BUTER LE CAÏD-
Je vais me décrasser.
Qu'est-ce que tu fais Océane ?
Dans 7 heures je te rejoins salope...
Bon, les fringues de pute.
Du maquillage à mort, surtout le rouge à lèvres qui fait penser à d'autres lèvres.
Voilà l'armoire : J'ai le choix en toxines !
Mhmm : Poison résiduel...
Oui, c'est plus pratique.
Le bracelet qui va avec, voilà.
Mon paternel devait être au courant de ces délires, c'est pour ça.
Je ne me souviens pas avoir tué si tôt, bordel.
La caisse, la piste qui crépite, les grandes mains noires des arbres.
Les premières lueurs de sodium.
Un village, deux villages, la route nationale.
Tu dois pioncer déjà ma très chère pute.
La petite ville.
Une place de parking peinard.
Le club privé.
Merde je connais ce videur.
Il ne m'a pas reconnue,
Juste il mate mon cul : parfait.
Direct je m'assois au comptoir et commande une vodka.
Il est où, le gros con à saigner ?
Ah, voilà !
J'appâte, j'appâte...
Ça y est il est ferré.
Et bin, oui que je vais venir à ta table.
J'approche toute ondulante, il bave presque.
Les petites putes de merde qui l'entourent font la gueule.
Bien sur que non : je ne fais pas partie de la maison : ça l'excite.
Cool !
Evidemment que ça me branche d'aller dans le salon privé rien qu'avec toi gros porc.
C'est ça commande une bouteille de champagne.
Les filles tirent la tronche, putain.
Je tire les rideaux rouges et commence à le chauffer.
Quoi qu'est-ce qu'il a ce connard ?
Quoi il veut pas du cul ?
Ah, non, d'abord il veut que je prenne des extas avec lui.
Bon, aller pourquoi pas.
Gros slirp pour s'enfiler gueule à gueule les cachetons.
Une petite coupe de champagne pour faire glisser ça.
Voilà, maintenant pelote moi, c'est ça.
Putain, ce que je voudrais te voir sainte nitouche d'Océane avec une limace obèse comme ça !
Pétée de rire !
Sa bite est microscopique !
Oh, mais enculé, c'est quoi ce trip ?
Une hallu ?
Ma mère à poil est recouverte de sang...
A ses pieds une dizaine de gamins égorgés.
Elle hurle !
Je secoue la tête et ça fait marrer le gros con.
Y'a plus de champagne, je lui pique son verre.
Il ne me voit pas mettre une giclée de poison de mon bracelet à son verre.
Putain, mais c'est quoi, encore ?
Merde mais c'est toi Océane !
C'est ta baraque, on dirait...
Tu bordes un môme, lui caresse les cheveux et ferme la porte de la chambre.
Et te voilà plantée devant le téléphone.
Noir.
Le porc, à saigner, de sa grosse paluche me force à me foutre à genoux il veut que je lui suce la bite.
Bin, voyons !
Oh, putain, j'arrive pas à rester ici, à rester consciente.
Elle baise avec toute une assemblée sur le corps des gamins.
Non !
Putain, non !
D'une clé je lui tords le poignet.
Je saute sur ses genoux.
Il veut commander une autre bouteille de champagne.
Attend connard.
Je laisse tombé mon verre.
Et au lieu de le ramasser, je lui file un coup de talon sec : il se casse sur la partie supérieure.
Je me met à croupie sur la banquette.
Il se focalise sur ma chatte que j'expose.
Elle bouffe une gorge de môme et éclate de rire.
Non !
Putain !
Le gros dégue fait mine d'approcher.
Je mets ma main sur son front pour le stopper et en le caressant, je positionne ma main derrière sa nuque.
Tout est rouge...
Je m'en sert d'appui pour lui balancer un premier coup de genou : pas suffisant.
Je le martèle à coup de coudes jusqu'à ce qu'il soit K.O.
Il est affalé, dégoulinant.
Je prends le verre cassé.
Et soigneusement lui tranche la gorge.
J'esquive le jet de sang.
Je commence à lui fouiller les poches, quand j'entends du bruit, quelqu'un approche.
Je me pointe en foutant mes nibards à l'air, ma jupe retroussée :
Un de ses gardes du corps.
Il veut à tout prix le voir.
Bon, et bien avec plaisir.
Je referme le rideau derrière lui.
Il tombe sur le cul quand il voit le vieux mort et ensanglanté.
Il se retourne : je lui colle une droite.
Cash, il sort son flingue.
Je l'enroule sous mon bras, lui place la clé et d'un coup de paume lui décapsule la tête.
Mais ce n'est pas suffisant.
Je lui colle mon genou dans les couilles.
Il se plie en deux : je lui défonce la tête à coup de pieds.
Il s'effondre, je sais que ce n'est pas assez.
C'est un gros morceau.
Je lui balance une dizaine de coups de talons à la tempe, là, ça devrait aller.
Bon, voilà c'est fait.
Je vais au rideau, à moitié à poil, et demande aux autres gardes de venir sur ordre du vieux cochon.
Du temps, j'ai pris le flingue.
A peine se pointent-t-ils que je fais feu sur eux.
Le premier se prend une balle dans le front.
Le deuxième dans le bide, donc je vais jusqu'à lui le finir.
Tout le monde beugle.
Je me dirige vers la patronne flingue en avant.
Elle gémis, cette grosse pute et je lui fais comprendre de fermer sa gueule.
Puis, je recule jusqu'à la sortie.
Une fois dehors je planque le flingue et fonce à ma caisse.
Noir.
Océane mais qu'es-ce que tu fous dans ma tête ?
Tu es assise dans la véranda et tu mates ton téléphone.
Ton regard est vide.
T'inquiète pas je vais venir salope.
Rien que pour toi.
Je serais là...
 
Bissecta

Publié par hirsute à 11:19:47 dans Bissecta | Commentaires (0) |

Chaque jour qui passe prouve que je ne suis plus rien. | 30 septembre 2007

J'ai la révolte archi-fausse. J'ai des postures que je suis incapable de tenir. J'ai un canapé, des envie de bonbons. J'ai plus envie de changer le monde, j'ai plus envie d'anarchie. J'ai plus envie d'analyser, de lire, de comprendre, d'approcher des pauvres, d'insulter des riches. J'ai des rêves de viocques: mater des culs dans la rue, boire beaucoup d'alcool, posséder un jardin, laisser une oeuvre capable d'être diffusée dans des émissions de variété. Je ne crois plus en ce que j'écris. Je me trouve complètement con, avec les "il faut impérativement remettre le capitalisme en question", "Sarkozy paiera" bla bla bla... ça ne vaut strictement rien. Je ne me retrouve plus que dans l'écriture. Juste l'écriture. Même de la merde, de la daube. Mais de l'écriture qui paie le loyer, qui paie le gasoil pour la bagnole, les couches pour l'petit. Je veux assez d'argent pour plus tard, pour pas être sur la paille quand mon chômage sera suivi d'un divorce douloureux et d'un cancer long et pénible à guérir.

J'en pleure sincèrement. J'ai de grosses larmes comme ça. Je n'ai pas bu d'alcool, je n'ai rien fumé, je n'ai rien injecté dans mes veines. Et je me vois en vrai. J'écris de la merde. Je revendique une révolution à laquelle je n'ai pas envie de participer. J'ai même plus les couilles de me suicider. Croupissant là, devant mon écran d'ordinateur, avec ma calvitie déjà bien avancée, quelques cheveux blancs... Et ces échos venus du journal télévisé. Des Birmans se font massacrer. Et j'ai honte d'être là. J'ai honte parce que sincèrement, je n'ai pas envie de les aider. Je ne me sens aucune forme d'affinité avec leurs douleurs. Je ne veux pas voir leurs souffrances. Je ne veux plus supporter le mal des autres. J'en ai assez. Assez. J'ai un cancer futur à soigner. J'ai des proches qui vont mourir. Un chômage de longue durée. Des tourmentes, des anxiétés à assumer.

J'entend bien que les Etats-unis nous écrasent et broient notre système social. Mais là, je m'en fous. J'espère juste que je serai mort quand ça tournera au vinaigre. J'espère que le climat va changer un peu plus tard.

Pendant ce temps, je simule la vie. Je paie mes factures. J'ai le chômedu. Mais je ne me sens pas de reprendre une activité professionnelle. Je me suis grillé avec ce pseudo "Vérol". Je suis fiché là où j'aimerais travailler. Pourtant je n'ai tué personne. Mais j'ai tellement peur de faire du mal à quelqu'un . J'ai tellement peur de faire une connerie, d'avoir des ennuis, de me retrouver en prison. De devenir quelqu'un. Je veux pas balancer des pavés sur des CRS, parce que j'ai peur qu'ils m'attrapent. Je suis sincère. Je me sens si lâche aujourd'hui. Tellement rien.

Si j'étais célibataire, je crois que je n'oserais même plus dire "bonjour" à une femme pour la draguer ensuite. Je rentrerais le soir, me rappelerais d'elle et me branlerais goulument en pensant à son visage et à ses nibards.

Je suis autocentré. Je croupis dans mon égotrip pseudo-littéraire. Je n'ai vraiment plus rien à dire, ou peut-être raconter mes factures, mes plantes arrosées sur le balcon, mon étonnement sur cette mode stupide des ballerines, mes découvertes porno sur Internet... Raconter que je n'ai plus envie de rien, que je ne crois pas que ça puisse aller mieux. Raconter que les voyages ne m'interessent pas, que voir d'autres pays, d'autres cultures, j'ai déjà France 5 pour ça. Je sais pas. Je ne sais plus vraiment si j'ai encore quelque chose à écrire et à dire. Ce texte prouve que je n'ai plus rien à dire... Que je n'ai dit que des conneries. Que je me suis soûlé tout seul. Alone. Comme un grand dadet bidon, encore criblé de boutons dégueulasses, purulents... Et des grandes dents. Je pars en vrille.

Bref, je suis un prototype occidental. Je suis la rouille plaquée sur la carapace du monde. Je suis un microbe. Un morpion. Un mec qui n'a jamais réussi à devenir un bon écrivain, un intellectuel, un combattant, un militant, que sais-je? J'aimerais qu'on me dise que je suis bon, très bon. Quand j'écris ce texte, j'ai envie qu'on me dise ça. Je veux être quelqu'un d'impressionnant, d'estimé, en qui on croit parce que talentueux. Je veux ça, mais sans rien faire, sans sortir de chez moi, sans me coltiner des conversations, sans avoir à subir celui que je suis en public: trop bavard pour planquer ma gène, mon impression d'être de trop. Et quand j'écris ça, je sais que des centaines d'autres l'ont déjà écrit avant moi. Et que vainement j'essaie d'imaginer que c'est utile. Que c'est bien. Tourner. En. Rond.

Je n'ai plus de respect que pour les suicidés.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 03:14:30 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

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