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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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J'écris vraiment un tas de trucs ombrageux, pas vraiment teintés de talents mais qui expriment vraiment une façon d'être de trentenaire (ou plus ou moins) ici même, en Europe de l'Ouest, après la seconde guerre mondiale, la décolonisation, la guerre froide. Lessivé. Comme s'il n'y avait plus rien pour nous... Comme si je vivais sur le continent du "tout est enfin terminé". ça me fait penser à ça d'être européen de l'ouest. Comme les restes croupissants de la Grêce au sein de l'Empire Romain.
La France est une connasse qui roupille dans le ventre d'une Europe qui n'est qu'une vieille débile en fin de vie. Allez dire ça aux Polonais et aux Tchèques. De toute façon, on leur laisse tout et on crève ici.
Quand tu avances des idées révolutionnaires, tu passes pour un bourgeois qui s'ennuie quand tu es un Français. Tu te mets en porte-à-faux avec le reste du Monde. Tu es un archaïque, un réac. Et au fond de toi, de ton bide, tu sais que c'est pas faux. Que c'est en Amérique latine ou en Asie du sud-est que ça se passe les nouvelles idées, le monde de demain, tout ça quoi.
Même si je suis trop jeune, j'ai l'impression de les avoir faites toutes ces guerres sanglantes européennes. J'ai plus envie. C'est tout. J'ai envie de profiter des dividendes de la paix... L'Europe est une vieille débile à la retraite, mais qui interesse encore le reste du monde parce que le montant de cette retraite est gigantesque. Alors il faut palper un max avant qu'elle ne disparaisse l'Europe dite de l'ouest. On lui vend des encyclopédies alors qu'elle n'y voit presque plus rien. On lui vend des alarmes pour sécuriser son bas de laine. On lui vend des nouveaux produits dont elle ne comprend pas l'utilité. C'est l'Europe de l'ouest. Parfois les petits enfants de celle-ci viennent lui rendre visite pour lui demander un peu de thunes. C'est pas facile d'être un pays émergent. Et puis elle a la bonté des grands-mères, l'Europe de l'ouest. Elle essaie de s'adapter à ce nouveau monde, mais cette viocque n'a plus l'énergie et la capacité de se fondre dans ce monde qui va trop vite.
Je suis en elle. Une de ses cellules. Une de ses cellules cancéreuses. Un citoyen qui ressasse indéfiniment qu'il va lever son cul de son canapé. Qu'il va arrêter la picole pour ça. Arrêter les sodas, les glaces, les heures devant la télé, devant l'ordi. Je me sens pourtant incapable de descendre de mon appartement. Aller dans la rue oui, mais seulement pour rejoindre un magasin, un centre commercial où ça sent bon, ça brille. Un endroit que je déteste, mais où je me sens en sécurité.
A suivre...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:53:51 dans Andy Verol | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par hirsute à 11:24:58 dans Bissecta | Commentaires (0) | Permaliens
Grande lignée hocha***** hochet ***
Ce couloir cellulaire
En toute clarté ocre;
banquettes rouges-
Déliquescence-
- Viens lovely-boy!
- Sur ton miel, je surferai et surferai....
Ecarter en singeant le quanta.
Le rouge ruisselant.
Ce cul étouffant toute politique.
Pas D'H.M, ils veulent la vérité explosive (mdr)
------En une télé
fierté des fils
............................Un instant, je vomie.................
Car ou burn, l'embryon cherche son ventre
Bissecta
Publié par hirsute à 11:21:51 dans Bissecta | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 11:19:47 dans Bissecta | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai la révolte archi-fausse. J'ai des postures que je suis incapable de tenir. J'ai un canapé, des envie de bonbons. J'ai plus envie de changer le monde, j'ai plus envie d'anarchie. J'ai plus envie d'analyser, de lire, de comprendre, d'approcher des pauvres, d'insulter des riches. J'ai des rêves de viocques: mater des culs dans la rue, boire beaucoup d'alcool, posséder un jardin, laisser une oeuvre capable d'être diffusée dans des émissions de variété. Je ne crois plus en ce que j'écris. Je me trouve complètement con, avec les "il faut impérativement remettre le capitalisme en question", "Sarkozy paiera" bla bla bla... ça ne vaut strictement rien. Je ne me retrouve plus que dans l'écriture. Juste l'écriture. Même de la merde, de la daube. Mais de l'écriture qui paie le loyer, qui paie le gasoil pour la bagnole, les couches pour l'petit. Je veux assez d'argent pour plus tard, pour pas être sur la paille quand mon chômage sera suivi d'un divorce douloureux et d'un cancer long et pénible à guérir.
J'en pleure sincèrement. J'ai de grosses larmes comme ça. Je n'ai pas bu d'alcool, je n'ai rien fumé, je n'ai rien injecté dans mes veines. Et je me vois en vrai. J'écris de la merde. Je revendique une révolution à laquelle je n'ai pas envie de participer. J'ai même plus les couilles de me suicider. Croupissant là, devant mon écran d'ordinateur, avec ma calvitie déjà bien avancée, quelques cheveux blancs... Et ces échos venus du journal télévisé. Des Birmans se font massacrer. Et j'ai honte d'être là. J'ai honte parce que sincèrement, je n'ai pas envie de les aider. Je ne me sens aucune forme d'affinité avec leurs douleurs. Je ne veux pas voir leurs souffrances. Je ne veux plus supporter le mal des autres. J'en ai assez. Assez. J'ai un cancer futur à soigner. J'ai des proches qui vont mourir. Un chômage de longue durée. Des tourmentes, des anxiétés à assumer.
J'entend bien que les Etats-unis nous écrasent et broient notre système social. Mais là, je m'en fous. J'espère juste que je serai mort quand ça tournera au vinaigre. J'espère que le climat va changer un peu plus tard.
Pendant ce temps, je simule la vie. Je paie mes factures. J'ai le chômedu. Mais je ne me sens pas de reprendre une activité professionnelle. Je me suis grillé avec ce pseudo "Vérol". Je suis fiché là où j'aimerais travailler. Pourtant je n'ai tué personne. Mais j'ai tellement peur de faire du mal à quelqu'un . J'ai tellement peur de faire une connerie, d'avoir des ennuis, de me retrouver en prison. De devenir quelqu'un. Je veux pas balancer des pavés sur des CRS, parce que j'ai peur qu'ils m'attrapent. Je suis sincère. Je me sens si lâche aujourd'hui. Tellement rien.
Si j'étais célibataire, je crois que je n'oserais même plus dire "bonjour" à une femme pour la draguer ensuite. Je rentrerais le soir, me rappelerais d'elle et me branlerais goulument en pensant à son visage et à ses nibards.
Je suis autocentré. Je croupis dans mon égotrip pseudo-littéraire. Je n'ai vraiment plus rien à dire, ou peut-être raconter mes factures, mes plantes arrosées sur le balcon, mon étonnement sur cette mode stupide des ballerines, mes découvertes porno sur Internet... Raconter que je n'ai plus envie de rien, que je ne crois pas que ça puisse aller mieux. Raconter que les voyages ne m'interessent pas, que voir d'autres pays, d'autres cultures, j'ai déjà France 5 pour ça. Je sais pas. Je ne sais plus vraiment si j'ai encore quelque chose à écrire et à dire. Ce texte prouve que je n'ai plus rien à dire... Que je n'ai dit que des conneries. Que je me suis soûlé tout seul. Alone. Comme un grand dadet bidon, encore criblé de boutons dégueulasses, purulents... Et des grandes dents. Je pars en vrille.
Bref, je suis un prototype occidental. Je suis la rouille plaquée sur la carapace du monde. Je suis un microbe. Un morpion. Un mec qui n'a jamais réussi à devenir un bon écrivain, un intellectuel, un combattant, un militant, que sais-je? J'aimerais qu'on me dise que je suis bon, très bon. Quand j'écris ce texte, j'ai envie qu'on me dise ça. Je veux être quelqu'un d'impressionnant, d'estimé, en qui on croit parce que talentueux. Je veux ça, mais sans rien faire, sans sortir de chez moi, sans me coltiner des conversations, sans avoir à subir celui que je suis en public: trop bavard pour planquer ma gène, mon impression d'être de trop. Et quand j'écris ça, je sais que des centaines d'autres l'ont déjà écrit avant moi. Et que vainement j'essaie d'imaginer que c'est utile. Que c'est bien. Tourner. En. Rond.
Je n'ai plus de respect que pour les suicidés.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 03:14:30 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
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