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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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©Photo - Andy Vérol - Ses mouvements - Octobre 2007
Je n'ai rien d'autre à dire que te poursuivre, je n'ai rien d'autre à faire que te détruire, je n'ai rien d'autre à faire que t'écraser, je n'ai rien d'autre à faire...
Je n'ai rien d'autre à dire que te poursuivre, je n'ai rien d'autre à faire que te détruire, je n'ai rien d'autre à faire que t'écraser, je n'ai rien d'autre à faire...
Je n'ai rien d'autre à dire que te poursuivre, je n'ai rien d'autre à faire que te détruire, je n'ai rien d'autre à faire que t'écraser, je n'ai rien d'autre à faire...
Je n'ai rien d'autre à dire que te poursuivre, je n'ai rien d'autre à faire que te détruire, je n'ai rien d'autre à faire que t'écraser, je n'ai rien d'autre à faire...
Je n'ai rien d'autre à dire que te poursuivre, je n'ai rien d'autre à faire que te détruire, je n'ai rien d'autre à faire que t'écraser, je n'ai rien d'autre à faire...
Tu sers à rien. Non tu sers à rien. Non mais même tes mains qui tremblent. Non tu sers à rien. ça vaut bien un extrait gratuit de Beach Boys...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:45:20 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
@Photo - Andy Vérol - A cause de la gnôle - Octobre 2007
Les uns derrière les autres, et les autres-là, les uns dansent dans les autres, et les autres suivent, suent , sentent fort qu'ils vont, viennent, tentent, distendent... Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées. Veux pas y aller. Veux pas y aller pour faire taper les idées.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:11:49 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
©Photo - Andy Vérol - Lavée - Octobre 2007
L'exige des garanties.
Veut des garanties.
Souhaite des promesses.
Rêve d'belles fesses.
S'enfile tout seul.
S'frotte bien la gueule.
Lis des trucs sales.
S'caresse l'trou d'balle.
Ficèle la salope.
S'cuit une escalope.
Pratique la torture.
Dit qu'il endure.
Donne de l'argent.
Hait les gens.
Roupille larmoyant.
Torpille en baisant.
S'cale la queue
dans l'moelleux.
Risque sa vie.
Quand il chie.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:58:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Postface
Il n'est pas de faux-semblants, ni dans le dire, ni dans l'image, ni dans la trajectoire chez Cathy Garcia, et moins qu'ailleurs peut-être dans SALINES. Ce beau titre assume une amplitude et un regard qui, d'emblée, nous rapprochent de la mer et du vent, de la peau chargée des odeurs chaudes de l'amour, et, pour tout dire, d'un élan vital originel, celui que Cathy Garcia sait cueillir aujourd'hui encore, avec toute son énergie, sa puissance, parmi notre monde qui se le dissimule peut-être derrière les écrans de fumée de la pollution des esprits, sous le voile d'une bienséance digne des hypocrisies bourgeoises anciennes, monde dont les échappatoires vont au « porno » pauvre qui, mis en image ou en mots, passe pour liberté.
La liberté poétique intérieure est d'une tout autre matière : c'est l'élément moteur, astral et magnétique qui, s'il déstabilise les centres émotionnels, rétablit l'âme humaine dans les beautés et les grandeurs terrestres. Le recueil s'ouvre sur une étonnante affirmation des multiples facettes de la féminité, liste quasi rabelaisienne, moins impudique que gonflée des sèves de la séduction et de son chant. Et, dans la foulée, cette ostentation de l'être féminin - totalement féminin -, entièrement soi, protéiforme et, comme dans une fierté coulant de source, ancrée dans la blancheur, la saveur et l'éclat du sel !
Je suis femme
Unique multiple
Je suis la grande saline
Cela, pourtant, manquerait beaucoup de sel si ne se présentaient, comme sur l'éventail historié d'une belle madrilène, ou dans une tapisserie du paradis d'avant l'humiliation des chutes et des divins opprobres, les véritables fortunes, les bonheurs, et même les joies, de s'établir, fût-ce pour un temps limité, dans le monde des vivants. Cette fondation n'est pas une conquête, pas davantage une revanche - ce serait comme de vouloir installer les bonheurs sur les combats et les guerres, sur les obscurantismes qui, eux, ne désarment jamais - mais une position de naissance, en quelque sorte, parce qu'être femme c'est cela, ni plus ni moins, c'est être dans la germination, l'efflorescence, l'offrande et le plaisir :
j'aime à fleurir
clandestinement
m'ouvrir à des nuits étoilées de plaisir
éclater sous la brûlure d'un soleil mâle*
Comment ne pas se sentir envahi quoique pleinement en accord, emporté par la mélodie d'un grand Pan retrouvé, revenu d'une éternelle absence, celui dont Michelet pleurait la disparition aux rivages de l'Égée après que s'y fut enraciné le moralisme judéo-chrétien ?
Quel plaisir donc - et le mot est charnu, gorgé comme fruit à la fin de l'été - de lire, de dire ces vers libres de leur pleine liberté, ces cadences brèves et longues tirées par les vents des désirs et des effrois !
Salines, avec ses poèmes, ses images, ses raccourcis parfois sauvages, par l'innocence non dépourvue de ruses et de subtilités de ses inventions, par ses assemblages verbaux inouïs, nous plonge sans crier gare dans ce qu'une pensée poétique renaissante c
elle de Rabelais et de Ronsard notamment, que précédèrent des fabliaux souvent chargés d'autant de frustration que de drôlerie cherchait et retrouvait si bien en écartant les déguisements des traditions guindées et guidées depuis les Pères de l'Église et la Rome vaticane. Dans Salines, le carpe diem, n'a plus à se signaler comme ambition et désir, car il est, désormais et explicitement, l'existence elle-même, son projet de vivre, sa réalisation la plus entière imaginable. Cela se dit dans une langue magnifique, dans l'inattendu des sensations traduites, cueillies et éprouvées à l'unisson :
sur mes désirs parallèles
j'ai tendu des ponts
des passerelles instinctives
pour attirer la foudre
balafrer la plénitude
de mes courbes peut-être trop
maternelles
Cela se dit avec plus d'instinct encore, dans la crudité fraîche du mot sensible et juste, dans la simplicité des évidences toutes acceptables, toutes acceptées :
je suis une bête de lit
miauleuse jouisseuse
une arche de tendresse
une manne une nef
je suis un souffle une fièvre
une fente à polir
La célébration est un registre qui s'affronte au risque du répétitif, de la solennité et de l'ennui. Cathy Garcia s'en évade comme le papillon, avec la grâce valsante de l'inspirée. Elle multiplie les points de vue, les approches, les situations ; ni l'air ni l'eau ne lui manquent et ne nous manquent, ni le ciel ni la terre, ni la nuit ni le jour, ni les frimas ni les chaleurs. Le monde créé est, de par sa nature, une totalité de nature. Tout le recueil vibre sourdement, et non moins lumineusement, de ce contraste implicite entre le jardin de la Création que nous n'avons plus que le choix de regarder en songe, et ce jardin mutilé que, sous nos yeux, salit et martyrise la modernité cupide. La poétesse Cathy Garcia ne récuse pas ce beau titre ! - n'écarte jamais l'homme, je veux dire le mâle, le porteur de phallus immodeste ou dominateur - cet importun majeur qu'elle veut allié, compagnon non pas adouci, ni dompté, mais complice nécessaire :
je cours encore après toi
animal intrépide
aux mains si fines
homme rivière aux étreintes
mille fois renouvelées
homme si vaste
aux bras de sable
homme profond
de sagesse infinie
De cette confiance, de cette complicité amoureuse naissent des sentiments d'une autre sorte. Nous glissons soudain sur le versant périlleux et bouleversant des choses : la conscience se fait jour - aiguë comme la morsure d'une bête venimeuse - de la fragilité de toute construction ou représentation du monde et de soi. La menace, fût-elle masquée par l'attente des bonheurs, est permanente, aux aguets, prête en un instant à jeter à bas l'édifice de notre vie. Elle surgira du nœud même de l'amour :
l'illusion
est si belle
vaut bien la blessure
que tu ne manqueras pas
de me faire
Elle surgira de notre propre faiblesse - « et si l'on n'était pas aussi fort / que l'on croyait ? » - comme de la puissance qu'il est besoin de déployer, au risque de l'épuisement de nos forces, pour se tenir en vie d'abord, puis « faire tourner le monde / à l'envers ».
Elle surgira, en dépit que l'on danse « la danse dissolue / des algues amnésiques », de notre extrême fragilité, de la fugacité du temps qui est notre loi et notre geôle ! C'est là source d'une crainte et d'un vacillement constant :
Illustrations originales de Katy Sannier
12
Introuvable en librairie
http://delitdepoesie.hautetfort.com/
http://larevuenouveauxdelits.hautetfort.com/
Publié par hirsute à 11:16:01 dans Infos cul-ture | Commentaires (0) | Permaliens
ME laisse prendre par l'ombre de son corps de pute... Un mec si maigre et tellement imberbe que j'en ai envie à l'en mordre comme un clebs... L'amour, dans les draps pourris d'foutre, d'baise, d'odeurs, sueurs... Les livres de c'te putain d'étudiant de merde! On lui promet l'smic avec qualification... J'lui promets la même pour une fellation.
La poésir, mon amour, d'petit mec. L'amour, la prose, j'te la propose dans la pulpe de ta peau si jeune... J'suis pas sombre. J'suis pas adipeux. J'suis l'aîné. Le supérieur. Le contrôleur.
J'paie pour ça petit. J'paie pour ça... Alors t'obéis petit hein... T'obéis.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:06:25 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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