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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Extrait de "Les derniers cow-boys français", premier roman d'Andy Vérol - Sortie prévue entre février et mai 2008 | 15 novembre 2007

©Photo d'Arturo B.

Petite ambiance musicale à la cool pendant la lecture: Ici

Bon ben voici un extrait de mon prochain roman... Sauf que ce passage, ben, il ne comptera pas dans les pages de "Les derniers cow-boys français", mon éditeur et moi ayant décidé de le virer de la version finale. ça n'empêche que voilà, tu vois, quoi, tu peux le lire quand même, parce qu'il est franchement bien, en tant que tel (Le mec prétentieux...):

 

 

C'est la bruine dehors

En reprenant mon petit esprit pour un instant, je me lève, trébuche. Et cogne mon front brutalement sur le coin de la porte. J'enfile mon caleçon. Péniblement. Je crois que Mimou ne s'aperçoit pas que je bouge. Et je marche. C'est étonnant de remarquer que tout est sale ici, mais à un point... incompréhensible. Qu'est ce qu'il est beau. Et son bébé qui pleure un peu dans la chambre au bout du couloir. Et sa femme qui fait mine de ne pas remarquer ce que nous faisons. Nous faisons un truc étrange. Une transe inouïe qui durera sans doute,  plusieurs jours. J'tombe. Avec ma tasse. De thé brûlant qui gicle sur ma cuisse. Le carrelage. Des odeurs de cuisine de quand-j'étais-petit. C'est foutu.
L'essence. Le basilic qui pousse aussi dans le petit pot posé au bord de la fenêtre. Ça brûle. Merde. Je rampe dans une cuisine après avoir traversé le couloir monotone! Merde! J'suis presque mort. Je crois que je suis mort de honte, seul. J'enchaîne les souvenirs sans fin, même seul. Sens. Si seulement j'avais la capacité pour re-courir dehors après les petits oiseaux chattes branlantes baladant les mâles se baladant dandinant devant le gars qui traîne fesses et fou fouette bite juste là bat l'air. Lent. Long lent. C'est épuisant. Je prends finalement
Un
Café. Dans la cuisine. Assis sur une chaise en bois. Et je regarde ces immeubles cubes plongés dans la bruine, le brouillard, la grisaille infernale. "Tu fais quoi, me demande Mimou, tu dois suivre la séance intégrale non stop." J'ai les couilles molles comme quand j'ai la fièvre.
J'ai entraperçu Josy, sa bonne femme, sur le canapé et les cuisses écartées. J'ai vu sous la robe et j'ai accepté qu'elle puisse être une grosse salope malgré ses gosses. J'ai vu sa culotte. « Mimou, tes herbes là, me rendent dingues. »
Les cuisses grosses avec les vergetures et la cellulite. Les mollets encore poilus et les pieds gros. Elle est mon type... On ne parle jamais de l'incendie du sexe pour les mecs pris en otage.
C'est dans un appartement miteux de la Goutte d'Or que j'ai compris que les situations violentes d'existence pouvaient décupler les besoins sexuels des gens.
Ça me débecte d'être un flic. On entre, l'arme aux poings. On entre en force après avoir défoncé la porte à coups de bélier. L'appartement est crade. Inimaginable. Les cris. Et le pan ! Entre les deux yeux pile du preneur d'otage. Le père de ces gosses qui chialaient.
On tremblait vraiment avec les collègues. Et j'ai ausculté le mec tout de suite. C'était un peu une erreur, mais je ne pouvais m'empêcher de vérifier qu'il était bien mort. Son pouls éteint. Et Marc de tirer une seconde balle dans la bedaine du cadavre. « Enculé de merde ! ».
Ça a sans doute multiplié le facteur stress de la petite famille prise en otage. Pendant que les collègues s'occupaient des enfants et de la bonne femme, j'ai retourné le corps de cette enflure pour voir son visage buté par un flingue. C'est alors que j'ai aperçu une bosse au niveau de la raie de son cul.
J'ai baissé le caleçon et j'ai montré le cure-pipes planté dans son anus. Là. Comme ça. Putain. Marc a tiré une nouvelle balle dans son corps. Et le sang a giclé/explosif dans ma gueule.
Inévitablement, on n'hésite pas à se défouler quand on est flic. Ça n'était pas mon optique. Je n'aimais pas ça.
La mère était voilée, mais la chatte les jambes et le cul à l'air. Elle mouillait comme pas possible et avait la respiration saccadée d'une femme jouissant. L'horreur, c'était ça. Ça excitait certains collègues. Sans aucun doute. Lorsque nous étions entrés dans leur appartement de merde, ils étaient en train de baiser devant les gosses. Elle se faisait défoncer pendant qu'elle le sodomisait avec le cure-pipes. Tout cela, en dépit de la présence de ses gosses, le père avait forcé sa femme à faire l'amour... Au fur et à mesure des caresses sauvages, elle avait fini par se laisser aller et à jouir un peu. Quelle merde !
Sa cyprine s'écoulait sur le linoléum, devant nous. « Il m'a forcé à faire ça ! Il m'a forcé ! » Marc était le genre de flic assez radical. Impulsif raciste de merde. Il résumait le monde à un dicton inventé par lui : « Qui chie dans les principes, se récolte une balle dans la gueule. » Le niveau du mec.
Entre nous, entre flics, nous devions sans cesse accepter les excès de tous ces bâtards qui avaient passé le concours pour vider leurs haines sur n'importe quelle victime.
Et ce jour-là, nous avions dû couvrir les agissements de Marc.
Nous avions maîtrisé la situation. Le preneur d'otage était bien mort, après deux jours de négociations infructueuses. Les otages étaient vivants, sans blessures, et un peu déshydratés.  Tout allait bien. Très bien même. Mais après avoir tiré deux nouvelles balles dans le corps du cadavre, Marc braqua son flingue sur la pauvre femme et lui tira une balle dans sa chatte béante...
C'était ma première intervention musclée. J'avais eu à intervenir avec le raid parce que j'avais insisté. Mon désir profond de confronter mon courage à une situation extrême réelle l'avait emporté sur la raison. Bien sûr, le chef des opérations me refusa le droit d'intervenir... Alors j'ai passé outre grâce à Marc. « Viens, on y va quand même ! ».
La bonne femme hurlait de douleur. Tout son bas ventre était déchiqueté. Ses mains qu'elle plaquait contre la plaie, entrait dans la chair.
C'est un gars du Raid qui l'a achevé afin d'éviter d'entacher l'action que nous estimions avoir mené à bien.

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:49:11 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Un texte vérolé sur RAL,M: Comme une caresse molle sur la hanche d'un cannibale | 15 novembre 2007

Cela faisait longtemps. Un texte inédit de la "Vérol" mis en ligne ici

A.V.

Publié par hirsute à 15:04:19 dans Textes publiés ailleurs | Commentaires (0) |

T'aimes tout en moi hein? | 15 novembre 2007

©Andy Vérol - Remix photo auteur inconnu, duo d'hommes-zombies - Novembre 2007

T'aimes bien mon boot hein? T'aimes aussi ma façon d'sourire avé les dents pourries.

T'aimes aussi quand j'mets un drap sur moi nu, que ça fait toge. Bouge.

T'aime me regarder boire le thé.

T'aimes me zyeuter une clope au bec.

T'aimes quand je lis un book avé l'petit doigt en l'air.

T'aimes aussi quand j'sens mes doigts après les avoir frottés derrière l'oreille. T'aimes ma façon d'manipuler l'oseille, t'aimes aussi quand j'parle sévère à la caissière, T'aimes quand j'm'énerve, parce que t'aimes quand j'me calme.

T'aimes quand je fais semblant de faire du stop, t'aimes quand j'fais semblant d'écrire des romans dans les bars.

T'aimes bien quand je mets mes vieilles Converses, que je converse avec des pétasses inconnues. T'aimes quand j'rajoute de l'eau dans mon Pastis, que je mange le sucre fondu par le café dans le fond de la cuillère. T'aimes quand je fais ma drôle de tête parce que ça pue dans la salle de concert.

T'aimes quand je donne des serviettes propres au chanteur célèbre. T'aimes aussi ma façon de faire semblant de jouer du violon dans la voiture, coincés dans le bouchon du périph. T'aimes que je te cache la vue dans le hublot de l'avion, T'as une passion toute particulière quand je te rabâche mes souvenirs d'enfance et d'adolescence. Tu m'aimes tout le temps, pour tout ce que je fais. Ben ouais. Je trouve ça bien. Déjà.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:13:13 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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