Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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©Andy Vérol - 2007
En attendant que "l'inspiration" me revienne un peu, voici un texte de Vérol qui fait son petit chemin dans les artères parfois bouchées ou encrassées du réseau mondial Internet. Ma lettre à Guy Môquet semble être l'une des réponses à la démagogie et l'ignominie d'un homme que certains français ont choisi pour président. Celui-ci, en l'espace de quelques mois, est devenu l'ami proche des pires pourritures de la planète: Kadhafi, Bush, Poutine, le président T'Chadien, celui de Chine... Où est-il le premier homme de ce pays de cons qui fustigeait les ignominies, faisait honneur à un Mandela et tant d'autres de combattants de l'Humanité? Où est-il ce monde, pas moins vorace, pas plus juste, pas plus censé, mais où la France et une partie de son Peuple semblaient pouvoir savater les ardents mercenaires de l'argent-roi, des médias-chiens? Où se trouve l'espace d'expression légitime, fiable et efficace pour laisser hurler les voix de l'alternative, du désir de justice, de la lutte contre les pouvoirs, tous les pouvoirs qui éclopent les "presque-tous" pour les "tout-entre-leurs seules mains"?
Il n'y a plus de temps à perdre nous dit-on... Et pourtant, si j'affirme et gueule à la face des gens, y compris ceux qui se disent "gentils" (allez voir ces niais de militants du Modem, les non moins propres-sur-eux du parti socialiste, les braves gens, les gens honnêtes qui eux, ô grand jamais, ne brûleraient de bibliothèque, eux qui ne sont pas racistes, pas nazis, compatissants, voyons...), ils me disent que ce n'est pas comme ça que je pourrai me faire entendre, qu'il faut les respecter, qu'il ne faut pas être grossier. Pour ça je vais raconter un petit morceau de ma vraie vie. Une période où je bossais dans des établissements scolaires où les élèves souffrent de n'être que la merde des médias et des politiques de droite et de gauche en France. J'ai eu affaire à des élèves qui, à 16 - 19 ans, étaient encore en 3ème, au collège, shootés au shit dès le matin. Certains de ces élèves, dans les premiers jours de mon arrivée, ont tenté de me brutaliser. Simulation de "balayette"et de coups de tête, coups d'épaules, insultes ("Vas te faire enculer sale file de pute" par exemple). Certains des élèves étaient mastocs, des costauds, filles ou mecs et étaient vraiment sous tension. Ils avaient en eux la puissance incontrôlable de la colère sans frein. Je ne parle pas de ceux qui s'enfermaient en eux et coupaient toute forme de communication avec "l'autre".
Bref, j'écrirai là-dessus un jour. Je l'écrirai pour cracher à la gueule des gouvernements qui se succèdent depuis des années, cracher à la gueule de ces majorités silencieuses, lâches et souvent perverses, souvent bien éduquées, en partie la même qui en 1940 accepta sans sourcillier le sauveur, Pétain. Je le dis. Devant ces élèves et la tension particulière que j'ai eu à subir physiquement et moralement durant quelques semaines, je n'ai pas bronché. Je n'ai rien dit. Je n'ai pas fait comme tous ces cons de flics ou certains de ces profs bien "sous tout rapport", je n'ai pas exigé de ces élèves un respect qu'ils auraient du me devoir. Non. Et je le promets. Ils étaient des enfants, des jeunes gens qui avaient besoin, au contraire, de respect. Ils avaient besoin qu'on les respecte. Avec autorité oui, avec force, avec tenue, prestance, parfois du courage. Mais du respect que je leur devais pour toutes les souffrances qu'ils subissaient, et leur incapacité à endiguer une colère parfois dangereuse, souvent dangereuse. J'ai donc pris le temps, jour après jour, de leur donner tout le respect que je leur devais... Simplement. Et puis peu à peu, alors on a réussi à bosser ensemble. Et même très bien.
Mes colères sont le fait, d'une écorchure profonde, intérieure, interne. Je ne m'étalerai pas là-dessus. Elles sont aussi le fruit de mes yeux grands ouverts sur le monde et sur sa direction, cette cohorte de possédants, de dirigeants, de maîtres, de démocrates communiquants et autres élites manipulatrices...
La lettre à Guy Môquet écrite en réaction à cette initiative puante d'un président infect avait aussi cet objectif. Sans prétention. Sans visée particulière. Mais cette lettre trouve un écho, et tant mieux. Elle permettra à certains citoyens actuels bien aveugles d'ouvrir voire d'écarquiller leurs yeux plein de cette merde qu'on appelle la connerie...
C'est ma façon à moi d'écrire et d'exprimer mes idées. Je me fous de la politesse, tout du moins celle qui consiste à montrer une marque de respect aux gens de la classe moyenne et bourgeoise, en Europe, en France en tous les cas.
Une dernière chose, pour nombre d'âmes égarées, la lutte pour le pouvoir d'achat est un suicide intellectuel, social, économique et environnemental. La lutte, c'est tout autre chose. La lutte, c'est sortir impérativement de ce système politique et économique qui nous bousille tous.
La lettre à Guy Môquet s'est répandue sur de nouveaux sites.
Ici:
Publié par hirsute à 16:04:26 dans Textes publiés ailleurs | Commentaires (1) | Permaliens
04-12-2007 02:36
De Malbrouck Sujet:
les raisons de la colère....
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