Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
<< Les amis, c'est pas plus doux qu'un ennemi... | La langue bien pendue. | Envahi par le sensuellement... >>
La photo, je l'ai choisie parce que je ne suis pas sur mon ordi et que je n'ai pas moyen de créer mes visuels, c'est quand même pas compliqué à comprendre...
Tiens pour te péter les yeux avant de lire: http://www.myspace.com/vitalicofficial (Ecouter "La rock 01" avé la lecture).
Tac poum tac poum! J'essaie de m'adapter avec mon corps adipeux à cette danse d'ados... Des années que je ne suis pas entré dans une boîte de nuit. C'est très souvent vers l'âge de 16-18 ans que les jeunes occidentaux, dans leur grande majorité, entrent pour la première fois dans les boîtes de nuit. C'est marrant. Quelque soit le thème des soirées, il n'existe plus aucune capacité d'opposition chez ces jeunes cons. Ils sont, bien sûr, révoltés par les guerres et n'y comprennent rien en politique. Ils sont lookés, même s'ils sont affreusement gros, les bâtards de merde. Clébards de banlieue ou chiennasses des beaux quartiers, tous ces fils de pute ne savent pas qu'ils sont juste bons à être baisés par un Vérol en forme, sans capote, la bouche remplie jusqu'à la gencive supérieure d'alcools dégueulasses... Du baisement de vieux derche, la queue encore bien dynamique dans les trous branchés de ces jeunes cons et connasses...
Un vigile campe en bord de la piste de danse. Il me regarde. Dans les années 70, on faisait des partouzes dans les boîtes en chopant du LSD et en fumant des tonnes de joints. Aujourd'hui, ils se défoncent avant d'entrer, fument des clopes et se reluquent les strings en balançant leurs bras piteux au-dessus de la gueule. Ils appellent ça la techtonik... J'ai envie de retourner au lycée moi aussi. Ou à la fac. Je veux apprendre... Je veux m'amuser, saisir la gueule d'une jeune salope et la galocher comme sa bouche peinturlurée à mort le réclame.
Noël seul dans cette boîte de la Côte d'Azur. Trois heures dix du mat'. Je suis déchiré. Me suis pécho de la cocaïne (Depuis 7 ans, je n'en avais plus pris), me suis sifflé une bouteille de rosé de Provence et trois quart d'une bouteille de Vodka.
Comme j'ai pas de thunes en ce moment. J'ai lâché les 30 euros à l'entrée et me suis pris une plaquette de Xanax pour plus tard, histoire de me lyncher pour pas un rond. C'est bon.
Assis sur un pouf, je parle avec une pouf. Elle a à peine 18 ans, je crois, et affiche un bon 80 kg pour 1m60... J'aime bien. Elle a un putain de décolleté qui laisse percevoir la chair de sa grosse paire de nichons. Il y a 10 ans encore, je courais les free parties, mais là, franchement, cette techno-acide souparde me fait un mal de crâne à me chier dessus de douleur. V'là la phrase encore.
"T'appelle comment?
- Amanda et toi.
- Andy... Putain mais Amanda j'adore, tu peux pas savoir, je te dis, tu peux pas savoir comme j'adore.
- Ah ben merci.
- Ouais j't'explique, je suis écrivain et j'ai..."
Elle se lève et se barre direct, avec son verre de liquide orangé. Elle mériterait que je la force à baiser la grosse. Le vigile est à trois mètres de moi, et me reluque mal avec sa face de Yougo post-fascisant... Retourne sur le piste de danse. Me suis enfilé deux Xanax dans la gueule. Là, voilà, péniblement j'arrive à imiter leur danse de cons. Avec ma vieille gueule, ma bouée au niveau du bide, ça doit bien les faire marrer les p'tits merdeux. On en reparlera quand j'en enquillerai un par le cul, plus tard...
Vacille. C'est sûr.
Pas envie de raconter la suite. J'ai mis trois heures à rentrer dans ma piaule. Le taxi et les errances dans Nice surtout. Gueuler sur la plage de galets devant la promenade des anglais. J'avais la queue collée dans le shorty, et la honte dans le ventre, la bidoche de mon ventre, les intestins putain. Le froid. Le temps bien froid et humide... Mon jean H&M, je l'ai déchiré au genoux droit putain... Je l'aimais bien. En janvier, c'est les soldes, j'en achèterai un à Paris toute façon. Les assedics, mes pensées-sadiques... J'ai encore la trique, bien que vidé. "Est-ce que je vendrai mon bouquin hein?" Je dis tout haut... ça fait haut-là, debout au bord du lit. Sorti j'ai, le corps du nid. Nan. C'est long. Un ultime litron niché derrière la langue.
A 7H33, je regarde le réveil. Sonnera pas avant 9h00. A Noël, ben je suis allé en boîte. J'ai déconné. C'est l'cadeau qu'j'vais demandé...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:57:02 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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