Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
<< J'aime pas ce pays et ses gens | J'ai froid. Maman est refroidie. Papa est froid. Tata est timide... | T'as tout qui est déformé... C'est bizarre. >>
... Si je sors de la Velsatis, je dois avoir à supporter la lame que le black sec a sorti de sa poche. J'ai chaud. De plus en plus chaud. Et mes mains tremblent tout aussi fort que lorsqu'enfant, je sentais s'approcher, surgi de derrière le placard, le fantôme-femme à la robe de chambre rouge... Crouch crouch... Le bruit de ses pieds sur le parquet vieux.
J'ai des flashs de mémoire dingue qui se vautrent dans ma migraine. Des zooms forts sur l'origine de ce piège. Dehors, la rue s'obscurcit et les passants disparaissent... C'est la ville et le noir qui hurle encore, frappant la vitre avec la lame froide de ce couteau.
La mémoire. Et je sais peu à peu la raison de cette situation, cette sorte de dernier instant d'une vie. Vu. Tout a commencé lorsque j'ai fermé ce bouquin de Bukowski, ce vieux porc plein de talent... Il y a deux jours de ça, je sors d'un réveillon hyper-arrosé. Mais malgré la défonce, je me sentais en pleine forme. La gueule intacte, presque, le moral au beau fixe. J'avais laissé couler. J'avais bu dans mon coin, dans cette soirée morose, sans tenter de m'enquiller une lourdaude aux seins ballons. Avec un mec, Pierrot, accablés par les morceaux de musique minable lâchés par un dj étudiant branchouille, nous avons parlé de la création d'un fanzine. Un truc vraiment underground, comme il en a existé des dizaines, de par le passé. Evidemment, nous avions bien conscience que ce projet pourrait s'avérer anachronique... Mais recréer un underground était urgent... Plus nous buvions, plus nous fumions de joints, moins nous focalisions sur le sexe, et plus, Pierrot et moi devenions créatifs. Merde. Etre créatifs. Quelle connerie de vouloir être un mec qui invente des trucs qui ne serviront à rien à personne. Maintenant que je trempe dans mon jus, mes sueurs dans cette Velsatis de merde, je réalise bien l'côté areuh areuh de cette idée. Mais nous étions embarqués dans l'ivresse et l'envie de croire en ce projet...
C'est comme ça que les choses ont commencé.
Vautré dans mon plumard, plein d'alcool dans la gueule, la bite en demi-gaule, j'ai lu une nouvelle de ce gros con de Bukowski. Lire des textes de ce mec, c'est se mettre en taule pendant le temps de la lecture. Dans cette nouvelle, tu le crois ou pas, un mec a créé un fanzine underground à Los angelès. Le mec s'appelle Hyans. Et moi, je ne m'appelle pas Andy Vérol (Faudrait être bien con pour le croire), je me nomme Loïc Hyans. Véridique! J'étais bien. Tu avais l'impression d'être le moins con des gros cons de ce temps, la fine fleur des créateurs prémonitoires. Un truc du genre. Jouir. Avec la demi-gaule.
A suivre...
Vie et mort d'un mec qui ne créa pas de journal underground (Projet à l'attention de Poussière éditions)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:06:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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