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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


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T'as tout qui est déformé... C'est bizarre. | 26 décembre 2007

L'idée était de récupérer des morceaux de réalité pour les utiliser à des fins littéraires. Subitement, en ouvrant les yeux sur l'monde de ce qui a déjà été fait, j'ai compris que nous vivions dans la première société de l'écrit intégral. Tout le monde fait ça, scribouille, gribouille, barbouille et bafouille sa life sur un blog, dans un cahier-papier, dans des micro-journaux  des pas gros des idiots. Me suis dit que l'autre là-haut, il peut interdire les partis politiques d'opposition que tout le monde s'en foutrait, pourvu que chacun puisse dégueuler ses conneries sous forme d'écrits grotesques. Les citoyens sont des bifteks bien saignants. Sucer le jus gluant dans lequel barbotent leurs cerveaux plein d'bobos l'enfance Freud ta mère et toutes les conneries du genre. genre: han! tu crois que c'est parce que j'ai un frigo et l'eau courante que j'suis heureuse comme mec?

 Coup d'kick dans la gueule. La viande des gens par terre comme les mecs tout mou qu'on expulse à l'arrache juste après un attentat... Plein d'petits Jésus plein le sang plein la gueule... Han!

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:25:25 dans Andy Verol | Commentaires (5) |

J'ai froid. Maman est refroidie. Papa est froid. Tata est timide... | 26 décembre 2007

... Si je sors de la Velsatis, je dois avoir à supporter la lame que le black sec a sorti de sa poche. J'ai chaud. De plus en plus chaud. Et mes mains tremblent tout aussi fort que lorsqu'enfant, je sentais s'approcher, surgi de derrière le placard, le fantôme-femme à la robe de chambre rouge... Crouch crouch... Le bruit de ses pieds sur le parquet vieux.

J'ai des flashs de mémoire dingue qui se vautrent dans ma migraine. Des zooms forts sur l'origine de ce piège. Dehors, la rue s'obscurcit et les passants disparaissent... C'est la ville et le noir qui hurle encore, frappant la vitre avec la lame froide de ce couteau.

La mémoire. Et je sais peu à peu la raison de cette situation, cette sorte de dernier instant d'une vie. Vu. Tout a commencé lorsque j'ai fermé ce bouquin de Bukowski, ce vieux porc plein de talent... Il y a deux jours de ça, je sors d'un réveillon hyper-arrosé. Mais malgré la défonce, je me sentais en pleine forme. La gueule intacte, presque, le moral au beau fixe. J'avais laissé couler. J'avais bu dans mon coin, dans cette soirée morose, sans tenter de m'enquiller une lourdaude aux seins ballons. Avec un mec, Pierrot, accablés par les morceaux de musique minable lâchés par un dj étudiant branchouille, nous avons parlé de la création d'un fanzine. Un truc vraiment underground, comme il en a existé des dizaines, de par le passé. Evidemment, nous avions bien conscience que ce projet pourrait s'avérer anachronique... Mais recréer un underground était urgent... Plus nous buvions, plus nous fumions de joints, moins nous focalisions sur le sexe, et plus, Pierrot et moi devenions créatifs. Merde. Etre créatifs. Quelle connerie de vouloir être un mec qui invente des trucs qui ne serviront à rien à personne. Maintenant que je trempe dans mon jus, mes sueurs dans cette Velsatis de merde, je réalise bien l'côté areuh areuh de cette idée. Mais nous étions embarqués dans l'ivresse et l'envie de croire en ce projet...

C'est comme ça que les choses ont commencé.

Vautré dans mon plumard, plein d'alcool dans la gueule, la bite en demi-gaule, j'ai lu une nouvelle de ce gros con de Bukowski. Lire des textes de ce mec, c'est se mettre en taule pendant le temps de la lecture. Dans cette nouvelle, tu le crois ou pas, un mec a créé un fanzine underground à Los angelès. Le mec s'appelle Hyans. Et moi, je ne m'appelle pas Andy Vérol (Faudrait être bien con pour le croire), je me nomme Loïc Hyans. Véridique! J'étais bien. Tu avais l'impression d'être le moins con des gros cons de ce temps, la fine fleur des créateurs prémonitoires. Un truc du genre. Jouir. Avec la demi-gaule.

A suivre...

Vie et mort d'un mec qui ne créa pas de journal underground (Projet à l'attention de Poussière éditions)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:06:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

J'aime pas ce pays et ses gens | 26 décembre 2007

j'écoutais la belle-soeur me parler de sa famille enfin l'espèce de truc disloqué sous ensemble de sous ensembles qui est la famille donc elle me racontait ça

les filles les femmes destinées à pondre au moins trois gosses pour les allocs à se faire faire cocu par un mari père absent ils passent leurs temps à s'engueuler et quand ils se réconcilient ils font un gamin pour fêter ça ensuite quand elles ont les allocs elles ne font plus rien ne bougent plus de la maison phénix à crédit et commencent à enfler jusqu'au quintal environ voire plus de là ce sont les gosses qui prennent le relais

les gosses ils s'appellent kevin kelly dylan le plus grand s'occupe des plus petits elle me raconte kevin neuf ans qui change les couches de sa petite soeur amène l'autre à l'école déjà scolairement torpillé car il a clairement d'autres trucs à penser que l'orthographe ou l'histoire et il dira rien pour lui c'est normal il n'a jamais rien vu d'autre il se fait aussi foutre sur la gueule de temps en temps par le père même s'il est jamais là parce que bon c'est le père quand même hein

voilà et elles font toutes ça parce que les parents avant aussi

le 24 décembre vers 23h50 j'ai eu envie qu'on m'offre un pistolet chargé.

Siège Passager

Publié par hirsute à 14:25:31 dans Siege passager | Commentaires (2) |

y a quelqu'un qui m'a dit que... | 26 décembre 2007

... j'écrivais de bons textes, mais que ça lui paraissait trop glauque... Trop sombre. "J'ai assez de mes obscurités pour lire celles des autres" Putain ça fait 20 ans que j'écris de la fiction, et pas un seul lecteur sérieux ne s'est aperçu qu'il s'agissait de pures émanations d'un esprit rempli... Sous le monde, il y a pourtant des millions de Fred Chichin et autres Deleuze qui se grattent en nous voyant persiffler comme des cons. Putain j'écoute un truc de Underworld Micronauts... Comment veux-tu que je réjouisse les dépressifs occidentaux repus à la bouffe et aux décès  et autres violences chauffés au radiateur et lessivés à l'eau courante? Andy Vérol se doit de devenir une tâche dans ta vie. Ce sera nouveau. En 2008, je sors une gamme de tee-shirt qui s'appelera "C'est moi Andy Vérol" avec un paquet de citations de bâtards... A porter pour tes entretiens d'embauche. "Tu es mon clébard, tes pattes trempées entre mes cuisses..."

ça intéresse quelqu'un?

Andy Vérol

Publié par hirsute à 12:30:54 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

Envahi par le sensuellement... | 26 décembre 2007

Lucien, c'est un mec que j'aimais bien. Il avait une tête centré sur son nez épais, criblé de trous et de veines explosées. Sincèrement, je crois que je n'ai vraiment pas assimilé tout ce qu'on m'a dit à l'école... Bon ensuite, Lucien, ses belles grosses mains qu'il utilisait pour me soulever vers ses épaules. Sa voix de pépé et ses manières d'ouvrier épuisé shooté au vin... Viens... Ta tatata tata...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:58:08 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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