Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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©Barfly - Barfly - Novembre 2007 - http://barfly.canalblog.com/
Actuellement, le mec que je suis, écrit une nouvelle. J'y révèle un meurtre que j'ai commis. Il ne s'agit pas de quelque chose de symbolique, mais bien quelque chose de réel... Dans cette nouvelle, je m'expose comme Barfly le fait sur cette photo. Je fais comme lui. Je me demande si je ne devrais pas faire tout pareil que lui. J'ai fait tout un tas de phrases inexactes aujourd'hui. Et je me suis senti de nouveau bien dans la peau du réel que je suis: Loïc Hyans. Comme Barfly qui s'expose, contre-plongée, je m'exhibe en contre-champs. C'est marquant. La chaleur qui envahit toujours le corps lorsqu'on repense à ce que l'on a pu comettre. En fait, je pense que tout le monde a tué quelqu'un, un jour. Ou que tout le monde le fera, un jour. Pour toujours. Forever together, j'les connais par coeur les chansons américaines.
C'est une question de nuque, cette photo. C'est une nuque que l'on devine derrière le cou. Le dessin du cou. Barfly a l'air solide sur cette photo. Il ne ressemble pas aux branleurs. Il ne se cache pas, et pourtant, on ne fait que l'apercevoir, l'imaginer. C'est un peu pareil que lorsque je croise des gens dans le réel. "Je suis Andy Vérol, mais tu peux m'appeler Loïc Hyans si tu préfères". Les gens ont toujours une sorte de sursaut léger qui porte leur tête vers l'arrière. Comme si leurs nuques se brisaient très légèrement, de façon imperceptible. Tout semble fonctionner comme ça. Une centrale nucléaire n'a pas encore explosé en France, que l'on ressent déjà les dégats irréversibles dans nos vies.
C'est de cette façon que je souhaite travailler au corps chacun des lecteurs et écrivains que je croise. Le reste du monde, au fond, je m'en fous bien, puisqu'il ne s'intéresse pas au principe de "duplicité idéologique" ou de "trouble direct de la perception d'autrui". Un proche me disait aujourd'hui: "De toute façon, on ne sait pas ce qu'il pense vraiment Andy. Un coup il s'appelle comme ça, un autre il s'appelle autrement. T'es un mystère quelque part." ça ne m'a pas flatté. Plutôt, ma nuque a frémi comme si une charge électrique trop forte l'avait traversé. J'étais dans le contre-champ de moi. C'est quelque chose que beaucoup de gens vivent. Je sais que des mecs affamés en Afrique le ressentent aussi. C'est exactement comme rencontrer Dieu, un jour, une nuit, mieux qu'un peigne à rabattre les tifs vers l'arrière du crâne. La nuque... Elle a frissonné parce qu'à cet endroit seulement, mon corps a reçu cette part "T'es un mystère quelque part", comme un "t'es trop à côté de tes pompes". J'ai eu envie de tuer. Comme de par le passé. N'ayez pas peur, ça ne vous arrivera pas. A mon contact, vous vous sentirez grandis tellement je suis moins terrifiant qu'il n'y paraît.
Enfin, cette photo de Barfly, c'est une façon de dire: "Je ne parle jamais vraiment de moi, parce que je ne me vois plus, je ne me sens plus."
C'est être un zombie lorsqu'on consomme ou lorsqu'on vote ou chie.
C'est être un fantôme, un pur fantôme, quand on essaie de recoller les morceaux de souvenirs... Etre brisé. Morcelé. Mais paraître entièrement soi, entièrement intègre aux yeux de gus ou de quidams ou de potes ou machins-trucs.
C'est tout.
Pour répondre à un commentaire plus bas. Je dirais: la sagesse, c'est quand on rit des nullités de Louis de Funès et qu'on se refuse à crever comme lui ou comme Michel Berger. C'est beau les phrases comme ça. Hein? Han!
Finis ton lait de mon sein et barre-toi à la school...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 02:39:02 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (2) | Permaliens
28-12-2007 09:04
De lol Sujet:
la nuque Url: [Liens]
28-12-2007 03:42
De Malbrouck Sujet:
La Nuque....
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