Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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Petite ambiance musicale pour lire bien, Butterslut de LFO, ici: http://www.myspace.com/lowfrequencyoscillator
Ya ça aussi comme son plus adapté, Monkland, Motel Inn: http://www.myspace.com/a31project
C'est plein de fumée. Me demande si je mettrai mon tee-shirt avec un gros Mao entouré d'un soleil, surplombant quelques paysans et ouvriers chinetoques au salon du livre... en mars... Je me demande bien aussi qui va bien vouloir me faire chier. Putain, un livre, c'est jouissif à écrire, mais tu dois te transformer en commerçant de merde ensuite. "Tu veux mon livre? Ben achète-le!"
Il y a la présence de motel "à la française" dans ce livre, Les derniers cow-boys français... C'est peut-être comme une usine ou une église moderne, un motel type Formule 1 ou Campanile (C'est plus cher ouais). C'est un lieu classieux, pas cher, où l'on peut s'échapper du quotidien. C'est aussi un endroit où on baise des putes. Dans mon roman, j'ai mis deux putes. Tu verras, c'est des pures putes. Pas la putes qu'on te met dans les films de Scorsese qui te font passer les bandits pour des héros. Moi, mes putes, c'est des vraies, celles qui te font penser que payer une meuf pour baiser, c'est quand même bien louche, c'est chiant, c'est trop gluand... Dans les films américains ou français ou d'ailleurs, les putes sont souvent de la chair à éjac, une forme de matière organique qui grandit les mecs... J'ai cherché à remettre les choses à leur place. Pas faire la morale. Je ne sais pas si c'est bien ou mal d'éjaculer dans la bouche d'une femme ou d'un mec payés pour ça. Ce genre de réflexions cradingues sur le bien, le mal, ça regarde les clergés, les honnêtes gens, les faux tolérants, les gens de gauche bien-pensante, les féministes, les nazis, et que sais-je encore...
La démarche, en l'occurence, est de plonger au coeur de la pratique de la baise rémunérée. Je regardais un film de boule ultra-amateur l'autre fois, avec une pure pute. Une meuf de 35 - 40 ans, toute osseuse, habillée d'une robe de type Tati en solde, les mains pas super entretenues, qui faisait son affaire à un vieux mec façon paysan moderne (Le jean H&M taché par de la terre, du fumier, un truc du style...). Elle parlait nature, avec un gros accent parigot à l'ancienne, des demi-formules à la Audiard. En fait, en le regardant sucer le vieux pour quelques biffetons, je me suis dit que c'était la Rolls Royce de la pute. Elle était plutôt moche, selon les critères des magazines féminins, des bleus, des griffures sur ses guiboles blanches mal épilées, des nibards comme des ballons de baudruche à moitié dégonflés, mais c'était la rolls de la pute. Elle était consciencieuse, presque attendrissante, pas emmerdante avec des phrases toutes simples du type: "Ah tu l'aimes ma belle chatte, vieux cochon." ça en devenait complètement asexué ce truc. Leur baise, c'était aussi saint qu'une séance au confessionnal. Le mec baise avec une capote. Elle lui a savonné la bite juste avant. Elle s'est lubrifiée un peu. Elle a pris son temps (Et pour un mec, 15 - 20 minutes, c'est déjà bien). Le mec faisait mal au coeur. Elle avait un côté maternel aussi. ça, c'est le point le plus surprenant. Le mec finit de jouir, et elle lui dit: "Alors mon gros nounours, ça t'a plu?" Bien sûr que ça lui a plu au vieux. Mais il est là. Il remet son vieux slip comme un gamin. Elle l'aide même à réajuster son pull. La totale. Ensuite, le mec se barre de la caravane (ouais c'est pas vraiment un motel). J'ai pas vu la suite, mais j'imagine la pute qui se lave le sexe puis se vautre sur le lit qu'elle a refait. Elle se mate "Questions pour un champion" en attendant le prochain mec...
Là, tu as tout le monde qui gueule: Ouais mais la prostitution, c'est une violence contre les femmes! Là tu parles d'une pute comme ça, mais la plupart, ce sont des filles de l'est ou d'Afrique ou d'Amérique du sud qui se font casser la gueule par leurs macs, qui se font piquer leurs passeports, qui gagnent pas un rond, qu'on a trahi, etc. Tous ces trucs d'information qu'on nous lâche dans le journal de TF1 ou les émissions de Stéphane Bern ou dans Libé...
Oui c'est sûr. Mais je me fous de ça. Moi je veux parler de pures putes qui font de pures passes. C'est finalement moins sale que ce que l'on veut bien dire. C'est finalement moins propre que ce que l'on veut bien dire.
Ensuite, pour revenir aux motels, je pense que ce sont des lieux à l'âme éphémère. Le client s'intalle. ça s'active. C'est une vie, une expérience, une existence qui vient se poser là pour finalement s'éclipser le lendemain ou le surlendemain... Ce que j'aimais quand j'étais petit, dans les Motels (ça s'appelle hôtels, je sais), ça n'était pas de baiser une pute, ou de bourrer la gueule à des étudiantes pour en abuser, mais c'était l'accès à Canal +.
C'est tout.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:37:47 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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