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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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ya des ps qui font clac et d'autres, rien... | 23 janvier 2008

HH - Crachat 1 - ya des ps qui font clac et d'autres, rien...

Moi j'men fous, de tout , de vous, lalalala....putain tt le monde me fait chier aujourd'hui, les bobos, les poors, les sympas, les enculés, les beaux culs de la boîte, les bons nichons, m'font chier avec leur fierté, leur sourire, et gnagnagni, leur muscles sous la chemise, leur histoire de cheval, d'apéro, leur soleil, leur tonus, leur goût de foutre encore sur la langue, je met plus de foutre sur la langue depuis des lustres, depuis que je tombe plus sur les sols durs des dance floor miteux. Font chier avec leur réunion de service, leur comité de bien-être, de bien faire, leur plan d'assurance qualité, leur démarche de vivant, leur histoire de foot, de massage, de kiné, de putes, de joints de beuh, de métro, de bus de merde m'font chier avec leur gosses et leur lapins nains, leur dégoût, leurs impots, leur TV LCD, leur bagnole achetée sur le net, leurs problèmes de dents, leur week-end à la montagne.

Tout me fait chier aujourd'hui. Moi j'menquille des Xanax toutes les heures depuis ce matin pour les voir, les entendre, ils me traversent, je les bois, ils me dévisagent, je les regarde, je regarde leurs yeux, leurs bouches, leurs ongles, leurs cheveux, leurs vêtements, leurs façons de se mouvoir, je les écoute, je les entends plus ou moins ou pas.

A midi j'ai mangé à la cantine avec eux, je parlais pas, je regardais les gens, j'étais connecté avec chacun d'entre eux, même ceux qui étaient dans mon dos. je les trouvais tous sympas, j'avais envie de toutes les meufs et puis ils me dégoûtaient tour a tour. Mais ils ne me voient plus. Comme si ne plus parler rendait transparent, comme si ne plus regarder dans la même direction ouvrait d'autres dimensions.

Je pèse une tonne et demi, non coté en bourse, mais encore viable, j'ai des vertiges sur mon fauteuil, je m'embrouille avec les taches professionnelles qui m'incombent, je mélange tout, je recommence toutes les 10 minutes, je ne sers a rien, je ne suis plus là, les autres parlent, et moi je te cause. J't'écris avec des phrases courtes, le souffle haletant, je peux pas faire plus, j'ai les bras tétanisés, d'mon corps Titanic qui se prend lentement l'iceberg de l'aprés-midi qui s'allonge comme un ruban de guimauve accroché à un trente-trois tonnes de secondes allant à l'abattoir du temps.

Ya la petit asiatique aux yeux qui sentent la sodomie qui me toise d'un regard de mépris. Elles me méprisent toutes, je le sens. C'est normal je suis pas rassurant, je sens le mâle mal fait, enrobé dans une suie de faiblesse, de rire de psychopathe, de peurs et de fatigue illuminant leurs petits yeux blancs qui sentent ce soir la raclée anale.

J'ai envie de chanter « my girl », en fumant des malb à la con sous la table de mon bureau à 500 Euros payé par l'augmentation que je n'ai plus depuis des années. Je sais plus ce que j'écris, je confond la lettre que je t'ecris lecteur et le travail que j'ai à faire dans mon tableur Excel.

Je te raconte ma journée de baltringue, t'as qu'à chanter « leo et popi » si tu veux me faire du bien !! ET pendant ce temps meurt d'autres gens bien plus chers que ce temps, t'vois. J'ai peur d'avoir du cher en mon cœur.... C'est pour ça un peu tout ça quoi, vois-tu. Puérile, voilà je suis puérile, la puérilité c'est le pue de la maturité. J'suis dégueulasse de puérilité. Chez moi la maturité me fait aimer les vicieux et les femmes qui me sourient pour me dire t'es rigolo mais tu nous fais pas mouiller.

Tu vois, ouais je vois, ben dis-le ; je vois que t'es en train de faire ta coquette, oui je fais ma coquette. Dans une basse cour de cocu potentiel. Tiens je vois Malbrouck pointer sa plume affranchie, t'as raison, malb , la démocratie c'est pas moi, jamais moi, j'suis pas la démocratie, je suis la démonstration d'un démon phallocrato-mysogino-halluciné mort de trouille de revoir ma gueule tous les matins, en me disant « va falloir que je fasse un autre gosse pour me soumettre encore un peu plus aux particules lourdes du plomb dans ma cervelle. Jvais faire un gosse pour bouffer encore plein de xanax, brandissant fièrement les rejetons de la France qui accouche sous des monceaux de terreurs.

R'gardez mes gosses, sont beaux, hein, signe de fidélité intacte hein, jsuis un putain de chrétien qui se tatoue la croix dans les yeux chaque jour un peu plus. J'suis pas un enculé m'sieur dame, j'me défonce pas je picole pas hein, j'ai des mains propres pleine de câlins qui me font oublier que j'suis qu'un pleutre plein de merde, avec une maman qui t'a appris qu'à aimer pour mieux t'affaiblir. L'amour ne doit pas être en pôle position si tu veux qu'il serve à construire, dans ce monde. Allez je descends va. D'mon manège à 10 tours. Msi'eur dames...

HH - Crachat 2 - k² farheineit

Tu sais k², on n'est pas là pour se faire bander chez verol, du moins je ne le crois pas, je pense que si l'on vient ici c'est pour causer librement, expulser parfois des trucs qui ont besoin d'être racontés à soi-même, même si cela ressemble à du spectacle, même si cela n'apporte rien de plus que d'être simplement raconté.

Tu vois, moi j'ai pas blog ailleurs, plus de blog, ça me rassure pas en fait d'être un bloggueur, et je t'avouerais même que c'est le seul endroit, ici où je viens lire, certainement pour chercher quelques bribes d'authenticité, même si c'est une forme d'isolement, mais c'est comme ça que je fonctionne, je peux devenir obsessionnel lorsque je suis épris. Lorsque je choisis. Je suis unilatéral. Je ne suis pas l'idéologue anarchiste que vérol recherche en certains et il le sait, j'ai jamais acquiescé à tout ses propos, nan, c'est pas ça qui me plait chez lui, d'ailleurs je n'ai pas envie de traduire ce qui me plait dans sa démarche. Je le sais et ça me suffit. C'est la liberté de ton, sans manière, cette limite contrôlée entre subversion, provocation, témoignage, lucidité et délire.

Je me rend compte que son blog est visité, mais peu laissent des commentaires. Moi le premier, mais parfois j'y suis, pour confier des ressentis, des ressentiments, bah, parfois tombant dans un certain mimétisme, mais c'est de bonne guerre, et puis parfois pour parler un peu de moi, c'est limite narcisso-egocentrique, mais sous l'effet d'une certaine déshinibition qui me laisse penser que j'ai aussi un droit de parole, ce droit que je ne m'autorise plus avec mon entourage qui me casse les couilles de sectarisme et d'hermétisme. Cette vaste pensée unique, le vénal qui m'assiège, la lassitude et la routine ambiante de mes gentils collègues. J'ai laissé il y a bien longtemps tous mes potes toxico-nihilo-depressivo-shizophrene dans un passé pas si lointain.

Me retrouvant un peu seul avec un bon gros sac de pensées qui n'ont plus place dans la réalité, alors je viens ici comme dans un refuge. Et je n'y dis presque rien finalement, rien de terrible, rien d'important. Et peut-être que tout ces riens mis bout à bout me rendent plus léger, je n'en sais rien non plus. On peut tout imaginer. Je veux bien me qualifier de petite pute pathétique de temps à autres, ou de garçonnet timide qui lâche quelques phrasés tant les mots brûlent mon gosier, ou simplement par ennui.

Et alors, nous n'existons tous à ce jour que parce que nous le voulons en allumant l'écran. Je ne viens ici pour savoir qui tu es k² par exemple, je ne veux rien savoir de toi tout comme toi tu ne veux rien de moi. Et malgré ça chaque mot lâché ici, qui appartient à notre langage, est comme un sillon dans lequel nous mettons nos mains pour essayer d'y sentir une tiédeur, tel un placenta maternel, duquel nous accouchons une fois arrivés au bout de notre lecture. Te lire par exemple me fait renaître pour immédiatement m'éloigner de toi. C'est une loi naturelle, l'éloignement visant l'émancipation. Mais je cherche l'inverse, partir d'une certaine émancipation pour rejoindre une originel tiédeur, faire le chemin inverse, s'opposer à cette loi qui détache, pour plonger en d'autres. Même si personne n'accueille. Allez je vais bosser, merci d'avoir pris le temps de perdre votre temps en moi. 37.2 degré jsuis...

HH

Publié par hirsute à 10:11:41 dans HH | Commentaires (0) |

Les raisons de la colère... | 23 janvier 2008

Malbrouck - Acte 1 - Les raisons de la colère...

Sous le signe de la colère ça me rappelle un autre titre de film "Le signe du lion" d'Eric Rohmer ! Et je me dis que si la colère a sans doute de justifier raisons de trouver pour symbole de fixation Nicolas Sarkozy, je compte bien pour ma part réfléchir à un texte incendiaire descriptif du Sarkozysme ! Ce fameux Sarkozy qu'on a tendance à me présenter tel un fait du hasard, tel un diable sorti d'une boîte. ça me paraît bien trop court et il m'ennuierait de rivaliser sur un créneau porteur rivalisant de brillantes analyses critiques ! Je laisse donc à mes amis le soin de porter la colère sur ce qui est sorti de la boîte pour ne me limiter alors qu'à décortiquer cette mystèrieuse boite ! Je ne me limiterais pas à un "Salauds de pauvres" dont on n'a trop détourné le sens de mon point de vue ! Mon attraction-répulsion vis-à-vis du peuple souverain de France porte en elle une bien plus complexe réflexion ! Alors oui cet appel à la contribution sous le signe de la colère me donne envie d'écrire d'une autre manière mon obsessionnelle analyse de ce que j'appelle "la parodie démocratique" ! Que ce soit publié ou non d'ailleurs, là n'est pas la question ! Ni à charge, ni à décharge je rêve de pouvoir décrire un jour la réalité sans que ne puisse transparaître l'ombre d'un état d'âme !

Malbrouck 2 - Acte 2 - La question identitaire comme toujours...

Ca m'excite toujours d'observer qu'il suffit de provoquer (à peine) là où ça titille pour voir surgir de nulle part "la horde démocratique" dont la caractéristique est d'exprimer non pas un contenu idéologique bien trop génant qui la démasquerait mais plutot un réflexe de défense, comme une sorte de sommation, comme une sorte de stratégie de diversion pour organiser la censure ! Comme si par l'invective ou par la supposée insulte on me chuchotait à l'oreille de me taire, de faire silence et d'observer la loi de l'omerta collective ! Notre Julien me demande tout bonnement de ne pas aboyer trop fort lorsqu'il me compare au superbe berger allemand auquel j'ai l'honneur de rendre hommage à ma manière même s'il n'est pas question que je me coltine ses fameux millions d'amis ! Et Julien me dit plus précisément que je me dois de rentrer dans le rang et donc de me limiter à critiquer ce fameux Nicolas Sarkozy ! Il y a tant à dire sur la taille du monsieur etc... J'entends bien la sommation de Julien ! Pas un mot sur le Sarkozysme et sur les origines populaires très démocratiques du phénomène sinon je suis promis à la muselière ! Motus et bouche cousue sinon gare ! Julien me traiterait de chien comme de traître si j'osais m'aventurer du côté obscur de la force là où au contraire la thèse officielle d'un irrationnel et très mystique rituel Anti-Sarkozyste suffit à la cause bien entendue ! Couché Mabrouk, couché ! On me l'a tant sorti sur tant de forums ! Comme si que le chien en aboyant risquait d'attirer l'attention du voisinage jusqu'à dévoiler un trop lourd secret de famille ! Y a pas un chien sur les blogs, mais il suffit qu'un chien remue la queue pour que surgisse alors la meute de loups tapis dans l'ombre ! L'objet du jeu démocratique ne consiste pas à s'exprimer librement mais consiste à organiser une milice inquisitrice de la confiscation de toute parole non convenue par tout moyen loliste selon les lois et les codes culturels en vigueur ! La pratique des blogs reste pour moi un sublime champs d'investigation de la parodie démocratique ! Merci Julien de m'avoir "dit" tout ceci sans meme pouvoir t'en souvenir ! ;-)

Malbrouck

Publié par hirsute à 09:43:02 dans Malbrouck | Commentaires (2) |

Les PARADIS des fantômes sur Le Tréponème Bleu Pâle | 23 janvier 2008

En cette année 1974, les pionniers, ceux qui ont marqué le mouvement au début des Seventies ont tous disparus. Exit Zinc, Tout, le Parapluie, le Pop .. ! Actuel, lui-même, sombre dans la parodie avant de s'auto-dissoudre. Que reste-t--il de l'Underground ? En apparence rien et pourtant des centaines de revues tissent aux quatre coins de l'hexagone une toile pas du tout virtuelle. Une autre génération plus marginale, plus souterraine, plus radicale, même si les moyens financiers sont dérisoires, a pris la parole, quadrille la France et diffuse sous le manteau.

La suite ici: http://leoncobra.canalblog.com/

 

Publié par hirsute à 09:25:33 dans Infos cul-ture | Commentaires (1) |

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