Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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La triste récession des voisins. Mon pote Léni, dans le quartier, c'était le champion de foot. Il était pupille et remportait toutes les victoires avec l'équipe de Bogny parce qu'il était le meilleur buteur. Quand on allait vers Gespunsart à vélo, c'était seulement l'été. Léni ne m'aimait pas. Moi je l'admirais parce qu'il était le premier à avoir roulé une pelle à une fille.
Je ne savais pas trop ce que ça pouvait signifier de faire des pelles à des filles sinon qu'ils nettoyaient peut-être les dents de la nana avec la langue et la glote.
Pour aider à ça, j'avais accepté d'aller avec lui pour voir sa copine de Gespunsart. Aussi bien je torturais des chats, que ma tata le savait pas puisqu'elle disait souvent à tonton "ton neveu adooore les chats, il passe son temps à jouer avec." De la roche Ducon ma tante souvent. Bon alors c'était un deal. Il arrêtait de me donner des coups derrière la nuque pendant qu'on se rangeait devant l'école, et moi je faisais ce qu'il voulait à Gespunsart. C'était un village qui sentait le sous-bois et la bouse de vache. Un peu l'chômage aussi.
Elle habitait dans une grosse maison en pierre de Dom, un peu jaunâtre avec des encadrements de fenêtres de fils de pute - je sais pas si c'est approprié mais j'ai plus de recule - façon dorée... Léni me disait qu'il fallait faire le guet. Ce que je faisais... Comme si j'étais dans Mission Impossible... Pas dans Chips. Chips, c'était les deux mecs à moto dans Los Angelès avec les uniformes de flics de L.A.P.D., un truc du genre, couleur sable de là-bas. Puis il est sorti avec la belle. Elle était un peu obèse, mais ce qui comptait, c'est qu'elle avait des gros nichons, du haut de ses 12 ans, avec un soutif de sa mère, qui dépassait, en pseudo-dentelle coton blanc. J'avais du mal à savoir à quoi servait les érections, mais j'y arrivais très bien quand même. On n'a pas repris les biclous après. On les a laissés devant chez la grosse. Elle était trop belle avec ses vergetures de femme de 30 ans, alors qu'elle en avait que 12! J'avais la matraque entre les cuisses.
Après, on a traversé Gespunsart, et j'avais encore un épisode de Chips en tête et une chanson de Franky goes to Hollywood dans la tête. Je dansais dans ma tête. Et fallait que je sois rentré chez ma tante avant la nuit, mais c'était l'été, c'était bien, avec les mouches, les moustiques et Léni qui gueula: "Oh! T'es pas venu là pour être mon copain." Léni, c'était son vrai prénom à ce rital là du Quartier. Les ouvriers étaient tous syndiqués, communistes, écoutaient du rock n'roll et adoraient les grands espaces américains, les chewing-gum et le confort venu des States.
"Ben allez!"
Fallait que je creuse une tranchée dans un champ d'orties pour qu'ils puissent se rouler des patins (danseuses sur glace j'avais en tête) et se toucher le pissou sans autorisation de mater. Alors j'ai fait ça en short avec un baton. Les jambes giflées par les irritations brûlantes dues aux orties récalcitrantes qui s'accrochaient à mes guiboles. Faisait chaud comme la pierre sur l'île déserte d'un peuple mort. Je délire. Léni gueulait: "Magne-toi ou t'aura pas ta médaille chez Nono!" Il parlait comme un homme Léni, le champion de foot qui roulait des pelles et touchait le trou des filles avec des gros nichons naissants énormes...
Après, fallait aménager un espace arrondi à un endroit où y avait pas moyen de se piquer le cul avec des orties, une fois couché. Faisait chaud, avec des mouches, des moustiques, et la sensation que la tempe qui bat à cause de la chaleur, c'est coup de poings de flics sur une porte en bois massif d'expropriés...
Je me souviens moins de la suite. Mais je restais à surveiller le champs d'orties au cas où le père à la grosse ne survienne. Puis Léni m'a dit de venir essayer. Et je suis venu. Et comme j'avais peur, que je ne savais pas vraiment ce que c'était ce truc ignoble qu'on appelle "rouler des pelles", j'ai cassé les dents à la fille avec un énorme caillou, genre parpaing, mais en caillou... Et Léni et moi
on est partis en courant... après avoir dit à la fille que ses parents devaient pas être au courant... Sur nos biclous, pour aller de Gespunsart à Bogny, on avait l'air d'être les motards de Chips... Et c'est tout.
Robert de Niro n'est plus un héros
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:11:50 dans Andy Verol | Commentaires (13) | Permaliens
05-02-2008 16:45
De si peu de choses Sujet:
assassinats économiques
05-02-2008 16:29
De HH Sujet:
JI
05-02-2008 14:22
De lol Sujet:
gesponnnn Url: [Liens]
05-02-2008 08:16
De MM Sujet:
et moi j'ai voulu manger du yoghourt
05-02-2008 07:58
De HH Sujet:
pelle cest safe mais ça pique
04-02-2008 23:26
De Cosmic Dancer
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Sinon ouais Url: [Liens]
04-02-2008 23:05
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04-02-2008 23:00
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04-02-2008 22:58
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04-02-2008 22:57
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04-02-2008 22:52
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04-02-2008 22:45
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