Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
<< IIIV | Bruno, c'était papy Boyington, mais sa soeur... | Vers un nihilisme plus juste ? >>
Après on avait Bruno qui était un des plus costauds du quartier. C'était papy Boyington et fallait pas l'emmerder. Seulement, son gros défaut à papy, c'était sa soeur. C'était une fille de 14 ans qui avait de très gros seins qu'on appelait la "bouche à pipe", bien que son vrai prénom fut Martine (déjà un prénom de vieille pour l'époque). Et pour cause, quand on montait au Maroc, la colline au-dessus de chez tata, elle faisait parfois des pipes à des copains de la bande adverse. C'était vraiment la salope-type qui ne pensait qu'à remplir sa mission de salope. On ne voyait pas le mal à ça. On savait aussi que la mère de Martine et Bruno était une femme divorcée en mal d'argent et qui, disait-on alentour, offrait ses services contre monnaie sonnante et culbutante... Louise était une femme pas très belle mais qui portait des mini-jupes et mettait un rouge à lèvres bien vif (à base de graisse de baleine un truc du genre à l'époque). Cette maman divorcée d'un garagiste plus tard suicidée, ne cachait pas son attachement pour les hommes à moustache, leurs odeurs de sueurs, leurs grosses paluches d'ouvriers au chômage. Louise était une ritale, comme la moitié des gens du quartier... Certains garçons se branlaient dans les bois, dans des bas qu'ils avaient piqué à la "vieille pute". On rigolait bien.
Moi j'étais-hors sujet du haut de mes huit ans. Papy Boyington était mon garde du corps pourvu que je me plie à ses ordres. Cela consistait à surveiller autour lorsqu'il léchait les tétons et doigtait des filles de notre âge, que nous avions enlevées pour quelques heures, pour satisfaire ses envies. Elles chialaient. Elles criaient parfois. Elles se débattaient. Je faisais le guet, mais ça me faisait peur toutes ces douleurs de filles. Et ça m'excitait aussi. Une fois ou deux, planqué derrière le gros chêne multi-centenaire, j'avais jeté un oeil sur la fille, la culotte baissée, les doigts de Papy dedans. Alors je me malaxais la nouille en rigolant, et je me disais: "T'as d'la chance comme les grands."
A suivre...
Robert de Niro n'est plus un héros
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:08:10 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
07-02-2008 22:49
De lol Sujet:
merci andy
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