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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/





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Chez nous, Cliff Barnes et John Ross Ewing étaient potes… | 09 février 2008

J'en suis pas content de ce texte, mais je le mets en ligne, en attendant d'le rectifier...

Le quartier se divisait en trois. Ceux qui vivaient en bas étaient les inexistants. Ceux du milieu où je vivais, chez tata, et ceux d'en haut, nos ennemis. Cette division du lotissement avait des répercussions sur notre quotidien. Avec Papy Boyington et Hutch (Hutchinson putain ! T'as vu ?), on ne s'aventurait pas en haut, à certaines heures de la journée... Nous étions en classe ensemble, mais dès que nous franchissions la sortie de l'école de la République avec ses grosses instits et ses coups de règles en fer sur les doigts, nous reconstituions la division pseudo-communautaire... En haut, au milieu, c'était les polonais et les italiens, et quelques français. En bas, c'était les français, des propriétaires qui ne se mélangeaient jamais aux locataires...

 

Les guerres entre les « Hauts » et les « Milieux » étaient récurrentes... Parfois nous étions victorieux, parfois ils étaient les maîtres. Ces combats se déroulaient durant les vacances scolaires, ou le samedi. Nous déboulions sur le Maroc, et nous nous battions à coups de caillasses, de bâtons, de parpaings, de lance-pierres, de poings américains...

 

Généralement, cela se terminait avec un blessé ou deux. Pour ma part, j'ai échappé, à plusieurs reprises aux coups, grâce à Papy et Hutch qui me protégeaient (Je leur retournais la gueule pour qu'ils deviennent mes gardes du corps).

 

Puis nous rentrions en haillons, crottés, dégueulassés, dépités, fatigués. Gaufres au Nutella chez tata, les crêpes au sucre trempées dans un chocolat bouillant. « Alors vous vous êtes bien amusés les garçons ? » Tu m'étonnes qu'on s'amusait bien... Putain.

 

Une fois seulement nous avions du stopper l'une de nos batailles sans qu'un camp ne se détache. En fait nous avions été interrompus par un événement incroyable.

 

C'était l'été, vers 1980, il faisait une chaleur de merde, celle qui te fait dégouliner de partout. Nous nous battions à coups de bâtons. Rien de plus. Une vingtaine de gosses d'en haut et une quinzaine du milieu, dont moi, mais t'as compris quoi.

 

Il y a avait plein de poussière, de brindilles... Et soudain, Olivier, le chef-adjoint de la bande adverse s'est mis à gueuler : « Oh putain les pédés r'gardez ! » Au loin, un noisetier vibrait... Des membres, des morceaux de silhouettes... Nous nous sommes tous approchés, à pas de loup...

 

Inutile de dire que nous avons ri aux éclats lorsque nous avons vu sortir, toutes braguettes ouvertes, les pères de Julie et de Michaël, ces deux vieux pédés qui se suçaient sans vergogne, dans les bois... Ceux qu'on appelait JR et Cliff Barnes, copains comme cochons, étaient en fait des homos... Ils allaient, eux et leurs familles, vivre un putain de calvaire... jusqu'à ce que JR ne se tire un coup de fusil dans la face et que Cliff se barre avec sa famille dans la R15 vers un ailleurs... Ailleurs. D'ailleurs...

 

A suivre...

 

Robert de Niro n'est plus un héros

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 13:43:37 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

11-02-2008  23:56  11-02-2008 23:56
des pommes et des bastons  De  skim  Sujet:  des pommes et des bastons
ce texte me fait revenir au début des années 90 quand j'habitais encore en campagne, dans une bourgade de moins de 3000 âmes, dans une impasse excentrée, tout au bout Là où les conflits entre "ceux du bout de la route" aux maisons neuves et nous "ceux du fond", habitant d'une ancienne ferme rénovée se foutaient sur la gueule à coup de pommes vertes vraiment dures lancées comme des balles de base-ball. Fallait faire gaffe parceque ce type de projectil je peux vous dire que ça douille. Putain dans ces moments là tu lache malgré toi un cri de douleur, tu retiens une petite larme en serrant des dents et tu te sens encore plus empli de nerfs pour defoncer du fils de bourgeos.La douleur de s'en prendre une n'était vraiment qu'une chiure de mouche face à la jubilation d'atteindre dans le gras et la fierté de ces couinards. Finalement les vieux s'en sont mêlés le jour ou le rejeton du pharmacien est rentré avec l'oeil au beurre noir. Une raclée monumentale, mais une putain de victoire.

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