Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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L'autre au-dessus qui te passe l'aspirateur durant des heures, chaque dimanche et tire à mort à fond sur l'électricité l'EDF. Il a posé son livre, ouvert, sur la bonne page. Tapis. Le café a coulé et le film lui est revenu en tête. Il écoute un morceau de pop sirupeuse des années 80. Il n'est pas artiste, pas patron, pas sdf, pas chômeur, pas cadre supérieur, pas classe moyenne. Il n'est pas non plus curé, mollah, militaire ou flic. Il n'est pas adulte, pas enfant. Il n'est pas une femme. Il n'est pas un homme, vraiment. Il n'a pas de muscle, il ne s'intéresse pas à la politique, aux guerres qui encerclent le monde, il ne voit pas très bien l'intérêt de ressentir de la tristesse pour ceux qui souffrent. Il n'est pas méchant. Il n'est pas gentil. Il se considère comme une huître intelligente. Il regarde les miettes sur le canapé. Il regarde les émissions télévisées. Il aime les catastrophes. Il trouve ça fascinant les corps gonflés noirâtres des gens emportés par des inondations, des choses de ce genre. Il ne sait pas s'il va vraiment mourir. Ses parents, quelques amis sont morts, mais il ne sait pas si cela peut lui arriver. Il ne croit pas en un ou plusieurs dieux. Il a hâte de se nourrir de petites pilules. Il a hâte aussi qu'on en finisse avec ces territoires incurables qu'on appelle Afrique par exemple. Il aimerait que l'on reste entre gens de classes moyennes. Il veut que tout le monde puisse rester chez soi, avec des robots utiles au ménage, aux courses, à la baise, à tout... La toilette. Il aime mettre des couches pour ne pas avoir à aller aux toilettes. Il reste sur le canapé, à regarder des miettes, la télé et des vidéos pornos. Il aime ses cachets. Ses anxiolytiques, ses antidépresseurs. Il aime fumer sa marie-jeanne. Il aime boire de l'alcool. Il ne croit pas que ça puisse être possible de mourir pour lui... Parce que le temps est à l'arrêt. Parce qu'il ne se passe rien de grave. Parce qu'il se sent bien, fluide, posé sur le monde comme la cerise délicieuse sur le gâteau pas très bon. Il se demande bien pourquoi les gens ont peur de ne pas aller voter. Il les voit bien mettre n'importe quoi dans une enveloppe « a voté » et rentrer chez eux repus de bonheur de citoyenneté... Il se demande pourquoi les gens ne comprennent pas que chacun de leurs actes pseudo-civiques ne font qu'engranger des malheurs et des horreurs sans fin. Lui toute façon, il est rien. Et ce texte est à chier. En même temps j'ai pas trop dormi alors.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:33:13 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
24-02-2008 13:41
De 13.41 Sujet:
non il est vraiment bien
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