Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
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©Andy Verol - le cinquièmement Flavio - 2008
Les indigestions de cette bouffe merdique qu'ils servaient aux taulards se réalisaient dans les toilettes. Flavio n'était pas une demi-portion. Il bénéficiait d'un respect conséquent auprès des autres prisonniers... Dans les prisons de France, on hurle beaucoup, entassés mélangés les uns sur les autres. Un lieu sans alternative où l'individu n'est que la viande hâchée faisandée que l'on file à la grande gueule baveuse de la haine... Car Flavio avait tant du muscle que de la jugeotte. On ne la lui faisait pas dans les douches, dans la cour... Les matons, ces petites merdes étranges, des types dont on ne comprenait jamais vraiment pourquoi ils faisaient un tel boulot (tout comme faire thanatopracteur ou gynécologue) ne l'appréciaient pas, parce qu'il était intelligent, plus intelligent qu'eux. Qu'il ne maugréait jamais des "gueulardes" plaintives. ça sentait les pieds (on ne parle jamais des odeurs, pas assez, jamais assez), le pet, la pisse, la merde séchée sur les bords de la cuvette... Des blattes énormes, parfois des rats, des moucherons, des fourmis se baladaient partout... C'était un peu comme si les prisons étaient des planètes lointaines équipées de leur propre atmosphère, air vicié à souhait.
Il avait Amanda en tête lorsqu'il trempait sa fourchette dans la purée Mousseline arrosée de sauce marron, goût viande grillée mélangée à moisissures fumantes... Il ne se rabattait jamais sur les grignotages, dans la cellule. Ses collègues ne cessaient de se baffrer de gateaux apéros et de biscuits. Lui non. Comme un couillon, il se nourrissait de ses pensées consacrée à son amour. "Eh Flavio! Encore en train de rêvasser la bonnasse." Il fit signe à Ludo et ajouta, de sa voix immense: "Lâche-moi tu veux?" Fou rire.
Ils se définissent contre...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:01:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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