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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Publié par hirsute à 23:12:42 dans Infos cul-ture | Commentaires (2) | Permaliens
" Dans la vie, y'a le pire et le meilleur... Moi je suis le pire ! "
Je le regarde sans juger. Après tout s'il l'affirme, pourquoi j'irai le contredire ?
Il a pas vingt ans. Il chante dans un groupe punk qui se fait couper le jus après trois morceaux. Je me souviens juste d'une chanson qui disait " Je rampe à poil dans mon plumard, les cafards courent au plafond " Il prononce ces mots le regard fixe, la main crispée sur le micro, sa voix trop grave pour son corps me fait penser à ces petites filles qui parlent avec la bouche du diable, dans les films d'épouvante du siècle dernier. Derrière le bar, le patron moustachu essuie le même verre depuis une bonne minute. La jambe droite du chanteur semble mue par un réflexe post mortem. Il l'observe d'un œil dégoûté.
Personne pour rigoler... et même les plus rougeauds des raisins qui meurent au comptoir n'en voudraient pour fils, de ce grand couillon qui bave sur le micro. La lumière crue tombe des néons, teinte ses grimaces d'un mauvais reflet jaune. Il arrête de chanter en plein milieu d'un couplet. Se tourne vers le batteur qui ne le regarde pas. Attrape une bière. L'avale d'un trait avant d'en cracher la moitié sur ses pompes. Il se débat pour envoyer valser sa veste en cuir sur le sol, sans bouger les bras... juste des contorsions pathétiques qui finissent par la faire glisser. Il la piétine... Classe la veste ; elle en a vu d'autres... Le larsen achève le morceau. Personne n'applaudit. Je balaie du regard les quelques personnes debout derrière moi... Des yeux remplis de questions muettes. Tout le monde cache son nez dans un verre, en espérant une suite. Des voyeurs, je me dis. Un public de voyeurs désarçonnés par la seule présence de ce type qui pue le malaise, qui transpire le suicide, qui ne les voit pas... C'est la basse qui redémarre la première. Une sorte de bourdonnement pas bon pour l'estomac. Rythme binaire à la batterie et grésillement suraigu de la guitare. En boucle. Le pire disparaît un instant derrière les autres. " Vous ne m'aimez pas, vous ne m'aimez pas, vous ne m'aimez pas... ".
Il chuchote et puis on l'entend tousser et cracher. Il revient une bouteille de vin à la main. Il en vide un tiers dans sa gueule ouverte et son t-shirt blanc trinque avec lui. Le patron parle à sa femme dans l'oreille. Elle fait non de la tête, sans sourire. Un vieux gueule " casse-toi merdeux " et l'autre lui met un joli doigt, lui tourne le dos pour lui montrer son cul. Le vieux bondit de son tabouret, au ralenti. Une nana lui prend son verre des mains et il la bouscule. La nana tombe à cause du sol embièré. Le vieux, emporté dans son élan, se vautre à son tour. Au passage il encaisse un léger coup de pied dans le dos, discret, au niveau des reins. L'autre se remet à chanter... un truc sur la röte armee fraction, mais le vieux se relève et bondit vers le groupe. Je le repousse d'un revers de bras, sans réussir à le faire tomber. Il reste là debout, comme un taureau mort saoul... Le chanteur gueule pour le vieux tout seul, ses yeux le bombardent d'un mépris qui donnerait des frissons à Superman... et puis il ouvre sa main sur une lame à rasoir et commence à se lacérer le torse. D'abord on comprend pas ce qui se passe, on croit à un numéro de cirque... et puis le rouge marron du vin sur le t-shirt vire au vif, et l'autre qui taillade encore, en rythme... dès qu'il a mis au point, le patron se rue vers le disjoncteur et plonge le rade dans le noir.
Silence.
Briquets.
Il ne chante plus. Hurle sans micro, sans ampli. Juste la batterie qui continue. Un beau bordel dans le noir. Le vieux raisin essuie les coups portés par les lâches de service, ça siffle, ça gueule, les tables commencent à se renverser... bris de verre, incendie des affiches sur la vitrine... des éclairs jaunes orangés. Des types rappliquent de la rue. Passent derrière le comptoir pour choper la caisse. Le patron gueule qu'il appelle les flics. Des baffes dans le noir. L'autre saute sur le comptoir pour exhiber ses plaies. Le bassiste finit par le maîtriser. Du sang sur le front et dans les cheveux. Le Pire crache encore un peu en se débattant. Il envoie des coups de latte en aveugle. " Une balle dans la nuque pour les vieux ! " qu'il gueule encore quand le batteur se rend compte qu'il est temps de filer... Le patron chope le Pire en aveugle. Il se débat. Fait valser tous les verres du comptoir. La vieille arrête pas de crier. C'est la fête.
Sur le trottoir, ça pue la pisse, la gerbe et la vinasse. Comme toujours en fin de soirée. Je me tire avec le Pire un peu plus loin. Il saigne méchant ce con ! Et je déteste l'odeur du sang. Elle me fout des frissons dans le cœur. Je lui demande si ça va, il répond pas, juste il fait non de la tête. Avant de balancer un coup de latte dans une porte de garage. Blam ! Les deux autres du groupe rappliquent en rigolant. Attrapent le Pire sous les bras. Le fourrent à l'arrière d'une 504 noire. Je suis. Pour finir dans une tour, à jouer au poker, avec des cafards énormes qui courent au plafond.
Mr Zaft
Publié par hirsute à 22:21:27 dans Zaft | Commentaires (0) | Permaliens
Lulu, c'est celui qui se cache derrière le cul de sa tante, Lucienne. Lulu et Lucienne. Lui est installé dans la cabane en bois, baigné dans le soleil cagnard que la race à con fait grouiller sa mère. Sa Tante,
Je rêvais d'Orangina rouge un matin et de rillettes de porcs le soir. On rêve de tout. On rêve même d'enfiler une clef dans la serrure d'une porte, la porte qui s'ouvre sur une pièce petite et murs blancs des trous de boulettes dans la moquette, une époque sans ordinateurs, avec de l'essence avec plomb, de la pine rincée au Tahiti douche c'est cool ça vient de sortir. On avait tout. On pensait à ça en aspirant le lait de tante Lucienne. Rachid à un nibard, Polo à un autre nibard, des mecs pendus aux nibards de la grosse, des femmes, des jeunes femmes, à pomper à fond la pitance. Dans la panse.
Perte. Maintenant que l'on chie, pisse, boit et mange en abondance, dans la maison deMon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)Andy Vérol
Publié par hirsute à 16:20:42 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J'informe, la semaine dernière, sur mon roman, sur le blog/forum du "Village des NRV". Urbain est un libraire, très à droite, en tout cas, très commerçant parisien, imbu de sa personne, sympathisant des droitistes, et grossièrement donneur de leçon. Suite à l'annonce que j'ai faite, et sans que je lui demande son avis, il s'est mis à balancer son fiel d'expert es-bouquins d'librairie de quartier. Le mec, évidemment, ne cache pas son dégoût pour moi, ce que je suis, ce que je fais, ce que je représente, etc. Bref, il me hait totalement... Pourquoi pas? N'est-ce pas le but recherché que de rendre visible la part hargneuse, colérique et forcément bassement humaine d'un certain nombre d'êtres/hommes bien installés, complètement moralisateurs, bien placés, puissamment arrogant et piteusement agressifs comme des roquets possédants qu'ils sont.
Ce mec là, proprio de son épicerie à bouquins, s'est mis en tête de me cracher à la gueule à chacune de mes interventions. Et bizarrement, comme à chaque fois, ça me fait du bien dans l'zizi et j'en redemande. Voici l'ensemble de ses interventions compilées ici... Le mec est gerbant... Je ne sais pas s'il est bon de faire commerce de culture, ça fait, comme on le dit dans ma région d'origine de bouzeux, péter plus haut que son cul.
A toi Urbain l'libraire citadin:
Editeur ( Pylône/Pimientos) passablement "souterrain" qui n'a pas jugé utile de référencer l'ouvrage sur les outils bibliographiques des libraires ... mais je l'avais identifié grâce au web ...
Mon bon Andy ... tu débarques ....
mais ta méconnaissance de ce dont tu parles n'en est pas pour autant un argument justifiant tes sottes et candides niaiseries ...
Tous ces sites et portails en tous genres m'ont sollicité (moult fois), et le "gros morceau" de la très prochaine assemblée du SLF ( syndicat des libraires Français ) sera une "présentation du "portail mutualiste" initié par le-dit SLF.
J'en ai absolument rien à foutre, et les gens qui fréquentent (de plus en plus nombreux) la librairie ... encore moins .
Ce qui m'intéresse c'est que les gens qui ne l'ont jamais fait fréquentent les librairies réelles( et non pas virtuelles ).
Ps plus tard qu'hier un Collège du coin ( porte de Vanves) est passé me voir pour que nous participions ( ce que j'ai naturellement accepté ) à un programme d'initiation à cette démarche ( fréquentation des librairie, des livres, des amateurs de livres, sélection et acquisition ( financée et assistée) de livres )destinée à des enfants de 10 à 16 ans handicapés par une maîtrise réduite du français ( parlé et écrit) notamment du fait qu'ils sont issus d'immigration récente et sont par exemple dans des classes de "français langue étrangère".
Toutes les semaines des petits voire "micro" éditeurs passent me voir et je prends certains de leur livre (après discussion avec eux), que je montre ostensiblement ... et que je vends le plus souvent ( même si ça prend parfois de nombreux mois ).
Je ne me vois pas comme "militant", mais certainement comme indépendant et indifférent à la logomachie médiatique ( y compris "virtuelle" ) déversant les de tombereaux de conformisme ambiant, multimédiatisé y compris sous la forme de l'invective simpliste et véhémente que tu affectionnes.
Urbain, libraire dans le XIVème arrondissement de Paris.
Publié par hirsute à 12:46:28 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
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