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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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"Les Derniers Cow-boys français", une chronique de Patrice Maltaverne, el'co-fondateur de Traction-Brabant | 22 mai 2008

LES DERNIERS COW-BOYS FRANÇAIS, d'Andy VEROL, Editions Pylône, Bara Buru, Chemin de la Camieta 64122 URUGNE, pylone.wordpress.com, 16 €

Et là aussi: ICI 

Il serait temps de vous y habituer : depuis des années déjà, nous vivons presque dans un monde tout beau tout bon tout moelleux, sauf qu'aujourd'hui, même la femme de votre vie, même les enfants, ça s'achète avec des babioles, car tout s'achète dans la société de consommation et plus vous enterrez le vide de sentiments qui découle de cet état de fait impensable sans une bonne dose de folie, plus ce vide là revient en force et finit par éjaculer sur les nombreuses façades de l'apparence.

Le premier roman d'Andy Vérol, « les derniers cow-boys français », est exemplaire de ce chemin là, parcouru. Il raconte l'histoire d'une chute splendide, celle d'un policier largué par sa femme, trop banale histoire d'un couple qui retire un tout petit peu de jouissance de toutes ces choses achetées et que tous les jeunes dans le vent doivent posséder, « Avec le numérique, l'ordinateur, les logiciels de retouche d'images et l'ensemble de l'arsenal des technologies nouvelles/la/révolution, on est passé au stade : « Je prends tout en photo, je manipule l'image, et je chie des œuvres d'art intimistes/autobio de qualité supérieure ». A mourir de rire », avec à la clé cependant quelques expériences sexuelles bizarres : « c'est insidieusement, que périodiquement, j'ai commencé à ressentir le besoin incroyable de me travestir, un peu ».

En effet, c'est comme ça que l'on s'ennuie moins et avec tout ce stress, en plus... « ma main tremble. La pluie frappe ma veste. Je sais que les petits fumeurs de shit se sont planqués dans la cour intérieure du n°4 ».Alors, pour combler le trou et pour creuser le sien, le policier, après qu'il soit redevenu célibataire, va vivre une belle descente aux enfers en compagnie d'un black gourou de l'Oise avec du sexe (peu), de la violence (pas mal) et de l'herbe (énormément).

Bien que le livre relève du genre hardcore polar déjanté, il serait préférable que les lecteurs ne s'arrêtent pas à ces qualificatifs trop réducteurs.

D'abord parce que l'on ne s'ennuie pas dans ce chaos, ensuite parce qu'une sorte d'humour malsain s'en dégage. La figure idéale des derniers cow-boys français à laquelle les deux zéros principaux finissent par se raccrocher avec passion se résume aux trois éléments suivants : un 4X4, un chapeau et un flingue. Cet attirail lamentable dérobé à l'ennemi et qui détruit tout sur son passage ne peut que devenir touchant pour les yeux du lecteur armé de lucidité : « j'étais parfait. Voilà. Un peu maigre de corps mais avec un grand nez de cow-boy, un chapeau de cow-boy et des grands pieds avec des orteils longs à peine poilus de cow-boy ».Certes, il ne reste pas grand chose à la fin, hélas, il devenait impossible d'aimer ce qui restait, tellement les personnes normales, des flics souvent, « le commissaire Bertrand et sa petite gueule d'homme bien élevé », suintent de lâcheté.

Le style d'Andy Vérol, dur et lyrique à la fois, n'appartient qu'à lui. Il exprime à merveille le mélange extrême, la confusion mentale dans laquelle plonge notre cow-boy. « Le rapport est osseux. L'os blanc et poreux. Le rapport est blanc. Le rapport entre MOI le cow-boy avec l'arme en joug contre eux ! ». Même le titre des chapitres, nombreux et courts, montre que l'imagination de l'auteur n'est jamais en panne : « « Ma p'tite langue à califourchon contre la sienne », « La route est conne », « Le banc des g'noux qui craquent, re-craquent enfin ».

Alors quand finira-t-il d'exister ce monde du n'importe quoi ? Lorsque nous y plongerons une bonne fois pour toutes, peut-être...

Patrice MALTAVERNE -

http://www.traction-brabant.blogspot.com/

Publié par hirsute à 21:33:44 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (2) |

L’arbre à femmes... | 22 mai 2008

 

Quand je serai grand...

J'habiterai dans une maison en verre, perchée au dessus des nuages, au sommet d'une falaise. Avec un puits sans fond au milieu du jardin, un puits magique dans lequel je balancerai des pièces du monde entier. Je fermerai les yeux un instant. Pour laisser au temps l'illusion d'exaucer mes vœux.

Je peindrai une porte sur un mur de briques. Une porte ouverte sur le jour d'après. J'en franchirai le seuil chaque matin, juste après les tartines. Pour me promener dans les conséquences de mes actes. Innocent. Naïf. Détaché. Comme le Vésuve se baladant dans Pompéi un jour de foire. Avec des lunettes de soleil... Et rentrer apaisé de ne plus avoir à choisir qu'en connaissance de cause... Libre de contempler l'horizon qui s'éloigne dans le présent sans pour autant s'enfoncer dans les brumes du destin.

Etre mon destin. Choisir la bonne option ou la mauvaise, mais savoir au moins que la mauvaise ouvre un chemin tortueux vers le jour suivant... et ainsi de suite. Ne plus laisser aux autres la force d'agir sur ma vie, qui ne les concerne en rien vu qu'elle est à moi. Que je n'en ai qu'une, qu'elle est mon plus grand bien. Distribuer mes actions au compte gouttes, à tous ceux qui sauront m'apprivoiser, à tous les bluffeurs qui m'amuseront le temps de me berner. Aux gens doués de raison, de déraison, aux agités qui font des vagues dans des verres d'eau avant de les renverser sur les têtes des badauds... " C'est de la pisse ? " ils diront effrayés...

Je fabriquerai le bonheur, mon bonheur, ma vision du bonheur. Je me roulerai dedans et je rirai aux éclats avec mes dents pourries... insensible aux miroirs qui n'ont d'autre pouvoir que celui de réfléchir la réalité... Dans la boue ou dans la soie, je me roulerai selon mes humeurs... tout en décidant ce qui est boue, ce qui est soie, ce qui n'est rien aussi...

Quand je serai grand...

Je ferai pousser des arbres à femmes.

Je sais qu'elles poussent pas dans les arbres les femmes... Et je sais aussi tout ce qu'elles ont de précieux. Je sais que sans elles on se serait tous éventrés depuis des siècles, que même si on s'éventre parfois pour elles on n'est qu'une minorité, et que la pyramide des âges elle en souffre pas des masses... Mais j'aime bien l'idée de l'arbre à femmes... les vrais mâles iront jusqu'à plébisciter l'arbre à morceaux de femmes... arbre à bouches, arbre à seins, arbres à culs, arbres à vagins... Parfois je les comprends... Quand je suis amoureux et qu'elle m'aime pas.

Bref... un verger d'arbres à femmes... complètes... imaginez les mecs !

Bien sûr, certaines se feront dévorer par les oiseaux, mais les meilleures, j'irai les récolter la nuit, quand tout le monde dormira. J'en ferai des confitures, des guirlandes et des parfums. Certaines iront sécher entre les pages de mon journal intime. L'essence de leurs souvenirs dessinera les contours des histoires que nous aurions pu vivre ensemble... allez, imaginez !

Si j'avais été grand maintenant. Et pas dans vingt ans. Pas trop tard. Pas jamais.

©Zaft > http://www.myspace.com/unmoinsdeuxtiersegalzero

 

Publié par hirsute à 20:09:28 dans Zaft | Commentaires (2) |

Casse pas des briques... | 22 mai 2008

Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde. Même si je mets de la crème, ça crame, quand même. Et les miens sont mal mis. Merde.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 07:39:36 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

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