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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Publié par hirsute à 23:13:07 dans Andy Verol | Commentaires (6) | Permaliens
On se réveille vers onze heures, exceptionnellement... Tout le monde est parti, sauf les taches et la chaleur intenable sur la terrasse... La dalle de trucs façon petits cailloux liés les uns aux autres avec du béton tout subtil... Comme jouer au baby-foot dans un village vacances de Charente dans les années 80...
Se baiser dans la casbah, se lécher sur l'paillasson, glander dans une 205 sur la A86, l'pot d'échappement de mes pensées étouffées par cette chatte qui sentait mauvais...
Papa m'apporte un déca. Il a oublié l'Coca que je lui ai demandé. J'suis à poil sur le matelas sale... Et ma queue molle sur la cuisse gauche, se relève un instant de la sueur engendrée par la chaleur... Avant de retomber, et de remercier dad, pincer un sucre et "sclofer" dans l'café noir chaud chiant pour la première gorgée. "Ta soeur elle..." Je lui fais l'bec de canard avec les doigts pour le faire taire...
J'ai l'visage impassible, du mec qui regarde la... télé... Simplement... Papa se penche au-dessus de mon entre-cuisses, dégage lentement mon sexe mollasson de mon boxer moulant noir, et y lance un coup d'langue experte... Je pense à des films de cul, pour essayer d'y croire, plus de trente-cinq secondes... Il y a évidemment la Bible posée sur une étagère vide, en face de mes yeux plein d'crottes d'yeux... et le soleil encore passant à travers les rideaux avant blancs devenus d'un gris clair... "J'veux pas papa, s'il te plait..." Il ne répond pas, et me prend en pleine bouche... "Arrête s'il te plait, j'pars demain..." Mon gras répandu sur le reste du matelas sale...
Et dans mes mains, une sorte de méduse... C'est une pensée... Dans mes mains... Gluante entre mes doigts dindon, ma capacité à l'mélanger l'soleil et l'goût de sa bouche experte et pleine d'alcool... Je rote... Et essaie de m'endormir, avant d'jouir...
Un homme clitoridien...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:00:54 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
C'est en balançant la javel en rasade sur le sol qu'on parvient à niquer la crasse. Je remonte mon froc, j'allais dire, je remontre mon froc. Un jean Loïs comme on en fait plus la méga taille. On boit chacun une boîte de lait puis on se tient droit les mains sur les hanches fiers de notre travail. Le soleil cogne, a les poings durs qui frappe le dessus du crâne maintenant dégarni. On entend le gresillement des infos à la radio. Une bagnole, un 4x4 Chevrolet bombe sur la route droite direction une connerie à la Kerouac.
Le macadam, on se faufile les doigts les uns dans les autres. Je pose mes lèvres sur ses lèvres un peu moites et gluantes. "Je t'aime papa" j'dis en papillonnant d'la paupière comme une daronne fragile et amoureuse. Il pique. Rugueux. Mon oeil part à l'oblique et se pose le regard sur l'affiche des quatre mecs cagoulés du KKK. Mon dad et ses frères. Les cérémonies, et les nuits du dimanche au lundi où nous jouiions à balancer le feu et la peur dans les barraques des nègres.
"Ta soeur arrive ce soir. Elle va encore nous faire chier." Il dit ça avec une pointe de colère, de chagrin dans le grain de sa voix virile... 42 ans de clopes, de bière, de whisky et de sexe oral. On est à regarder, main dans la main, le désert plat qui s'étend rocaille jusqu'aux machoîres de loup méchant que forme les montagnes au loin. Le contre-jour et tout son tralala de trop beau à voir.
C'est à lui de saisir ma nuque et plonger sa langue chargée longue jusqu'à la gorge... Comme depuis l'enfance... Les premières fois...
La javel a séché.
La camionette rouillée rouille encore sur ses pneus lisses... On ne vend plus d'essence depuis belle lurette. On ne vend plus rien, mais on nettoie... On accueille aussi parfois ces nouveaux hippies, ces connards qui aiment la paix, qui aiment les couleurs, qui aiment l'art, et qui gagnent du fric, laissent crever le monde en faisant simplement des dons de dollars et des heures de bénévolat, de ci de là. On comprend pas ça... peut-être un peu quand on s'encule et qu'on se jouit dedans... Il y a tout juste quelques secondes où on transpire heureux l'gnangnan dans le creu de cerveau/la/queue soulagée...
Puis on se remet à l'ouvrage. On vaque à nos journées... "ça arrive souvent que des papas couchent avec leur fils tu sais?" ça me fait toujours une décharge de l'entendre dire ça. C'est comme si le sable, les graviers, la caillasse du désert entier se vidaient dans mon calbute. C'est beau. La poésie KKK d'un dad amoureux vraiment... J'ai 35 ans et du haut de mes 125 kilos, je me sens heureux...
Ma soeur arrive ce soir, je vais lui faire du choux rouge au vinaigre et aux lardons fumés. On boira du Cognac et de la Bud. On regardera un match de catch, et quand la nuit viendra, on regardera les étoiles ensemble, et...
Un homme clitoridien...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:31:42 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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