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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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J'ai l'falzar en HIC connard... la pute aussi... chacun ton tour, ASSHOLE | 30 juin 2008

 

Tu crois que j'suis là pour t'raconter les histoires à ta maman? où y aurait des gentils et des méchants nan tu peux t'lécher l'doigt et te le carrer dans l'profond d'ton colon la colombe... Tu t'prends pour l'gardien d'la paix t'es qu'un fils de putain d'occidental prétentieux... Vas te faire enculer.

Andy Vérol...

 

 

moi aussi han, j'peux écouter du raggae, aller dans des salles de concerts hyper-équipés, des festivals avec des pissotières han l'asshole, j'peux aussi faire le peace n'révolté fils de putain d'ioccidental... t'es pas là pour sauver le monde, surtout les crève la dalle, t'es là pour sauver ta face de fils / filles à han han, tes papas les mamans que tu leur crache à la face. J'suis Vérol. ça fait 20 ans que j'tourne sans l'sous... Alors je t'attends jeune con. ça fait 10 - 15 ans, que le fils de putain d'gosse d'banlieue classe moyenne me défie. et de face, il s'prend ma face l'pantin... Me suis toujours senti viocque... Toi l'bite neuve tu t'imagine que je te croquerai pas les couilles molles avec mes dents entre mes dents, l'dedans de toi est à moi han tu vas l' goûter mon sauciflard l'moral l'moralisateur l'gaucho j't'encu    cule...

 

Andy Vérol

 

du bis bis

 

plusieurs niveaux...

Je vais essayer connard d'être Zen hue hu han sur tes skis tu te sens bien, c'est bien t'as des sous... Suce hmmmm

 

Andy Vérol

J'ai pas fini. J'ai fait l'con. J4ai pas fait copmmme  dfeke  vd  eek c  comme le HAN HAN

 

Andy Védy n enfy varel az Andy Vérol han han

Andy Vérol en livre ICI

Publié par hirsute à 22:13:37 dans Andy Verol | Commentaires (10) |

C'est avec la main que j'ai toucher la trouille le titre de merde | 30 juin 2008

 

J'essaie de rester positif. Son cou a craqué au début et j'ai cru qu'il était mort sur le coup. Analyse pas mon écriture elle est pleine de saletés comme la neige qui fond qu'on appelle la soupe les skieurs aiment pas ça j'ai acheté des tomates cerises et j'ai fait la bise à une buse entend par là la mère d'un pote qui est mort qui s'est pendu un soir... une heure après que nous nous soyons engueulés. Je me dis que je ne dois pas m'en vouloir pour ça.

Même si j'ai pris du poids des rides et des aspérités épidermiques crasseuses, je suis hyper focalisé sur mes tenues vestimentaires. Parfois mais pas tous les jours. On s'était engueulé à propos de sa vie justement. Je lui hurlais à la gueule, dans ce bar, que s'il ne levait pas son cul de merde, il ne ferait rien de sa vie.

Il ne chialait pas.

Il gueulait aussi. Il n'était pas positif. Je n'étais pas positif. Je lui en voulais de pisser à côté de la cuvette et de se comporter comme Gainsbourg. C'était le James Dean de nous deux. C'est moi qui suis devenu le Gainsbourg. Bourré chaque jour. Il s'est pendu deux heures plus tard sans doute. Il avait choisi de lever son cul pour se pendre. Rien de plus. Ses potes ne le savent pas. Un chanteur pote, un mec qui commence à être connu, Anis, a chanté un morceau en son honneur. Je me suis demandé à l'époque si je devais le dire. Je ne savais pas encore l'existence de mon frère Duno qui, tout de même, a été une sorte de star électro-pop-rock française des années 80.

Il s'est suicidé aussi.

Tout comme tous les hommes de ma famille parternelle. Je dis pas ça pour faire la pleureuse. J'ai idée que je suis capable d'écrouler des lifes en faire du sucre liquide qui coule coule han han sur la crème de mon égocentrisme ma phrase est nulle. y a plus de littérature. Pas plus qu'il ne reste de compassion ou de deuil. Je suis en deuil quand mon compte en banque est vide. Je suis tout juste vidé quand un proche est mort raide tiré par la corde raide. Ris pas et range ta bite ta vulve t'en a forcement un/une han...

Andy Vérol

Andy Vérol en livre ICI

Publié par hirsute à 19:31:09 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Un extrait de "PALIERS", de Régis Nivelle. | 30 juin 2008

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Sortir de Babel, des implorations, des appels & des menaces. Plus de confusion, tu es bien le gringalet qui déchargeait des wagons, en pleine chaleur, quai St Bernard, ces milliers de foutus sacs d'engrais de 50 kilos; qui manqua se tuer en Simca 1000 juste avant Tours, dans cette maudite côte qu'un poids lourd dévalait en aveugle ; prit l'allure d'un personnage, un soir d'été, en ramassant sur un trottoir de Pigalle un P38 qui ne quitta plus  la poche de son veston; qui dit que ses instants alors se firent soudain attente; se mit à dessiner & à peindre sur les murs de sa piaule les traits voulant figurer la question du commencement, non pas une histoire, mais tentant d'écrire le commencement; marchant vers l'amorce; refluant, détournant son esprit de l'empoignement général.

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 Ça venait de la baraque de planches & de tôles d'où s'échappait la fumée maigre d'un poêle. Les faibles échos d'une musique techno-rock se dissipaient dans l'air vitrifié. Le dégel transformait insidieusement les champs alentours en bourbier. Vouloir se dégager de la  force était illusoire. Deux hommes sortirent pour briser quelques palettes de bois & ranimer le feu extérieur qui couvait dans un ancien baril de gasoil.

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Les couleurs du jour étaient basses, le ciel haut gelé ne témoignait d'aucun système de valeurs. Déréaliser l'objet piquet c'était entrer cependant de plain-pied en matière du réel.

  Sous la cage thoracique, une tension gastrique narrait ce qui se produisait à la lisère du bosquet de petits pins maritimes mais qu'on ne vit pas.

L'imagination domestique ne permit pas non plus de prendre conscience de ce qui se passa à la lisière du bosquet. Des fils fiévreux agaçaient le visage de la victime. Toute sa face la démangeait. Mais rien ne permit de la montrer en train de se frotter le visage avec ses mains gelées. Elle devint folle. Des hommes au mauvais rire dansaient gauchement autour de la femme, d'un corps devenu noir, une ombre au visage have déjà tourné vers le vide.

Au loin on pouvait entendre la toupie d'une bétonnière en action. Ça faisait comme les grognements d'un troupeau de porcs satisfaits par la boue.

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Dans un muladar -aire réservée au nourrissage des vautours où les paysans abandonnent leurs animaux d'élevage morts accidentellement ou d'une maladie-, parmi les charognes, une brebis récemment jetée en pâture gisait telle, qu'on eut dit de loin une forme humaine la face plongée dans les jus noirs du charnier. Nous ne fîmes pas halte. Devions avancer sans plus de mots que nécessaire. La feuille d'or qui se déposait sur quelques-unes de nos paroles nous suffisait amplement pour marcher dans un silence de sherpa durant des heures entières. Chaque parole est une prophétie. Chaque parole est une prophétie.

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  C'est qu'avant le carnaval, les mondanités du moment se font ici, chez les Basques, avec l'ours cornu. Si Kismi c'est le signe, avec Maju & Maru, les génies souterrains, on ne peut pas toujours avoir le bon Patu.

J'ai les doigts noirs à gratter mes chines. L'ennemi est tout près ; celui qui veut dominer & pactiser.

Mais pas de chance pour lui, j'ai la rage du théâtre coté terrasse des symétries. Suis sorti du blabla & des faux-semblants pour librement respirer jusqu'à la fin les odeurs du massacre, le remugle du lit de sang & de merde qu'un rêve de puissance aura déposé sur le rêve des attentes qui n'attendaient rien du songe, que sa sève explosive & létale.

  Sortir de Babel ! Être un oiseau de tous les âges. Nu, en état de combat, tantôt je crève l'impatience du moment à venir en courant à sa rencontre, tantôt je reste aux aguets, asphyxié attendant l'hypothétique vague d'assaut en tapant au cul des casseroles, la radio cervicale hurlante.

Je déballonne la toute grande perversité philosophique & la drolatique guerrière des vieux chefs. Crève de crever par la lame tous ceux qui voudraient m'obliger à gober leurs petites morales ataviques.

C'est ma vie.

En attendant l'ennemi rampe, c'est tout ce qu'il peut faire de mieux. Moi, je suis là,  au bord du  boyau, au bord de ma tranchée obstinément creusée; qu'ils y viennent.

 

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Le respir voit soudain qu'il n'y à plus rien sur les cotés – & puis plus loin encore – Il n'y a rien – Tout est vide – Plein – Les champs descendent jusqu'à la mer & rien d'autre – Il n'y a rien d'autre – L'air est chargé de flux – Le monde embaume – La veille est pour le peuple des animaux, sous la  respiration de l'oeil

 

Régis NIVELLE - Extrait de PALIERS

Publié par hirsute à 19:08:49 dans Régis Nivelle | Commentaires (0) |

Régis Nivelle glisse un mot sur "Les Derniers Cow-boys français"... | 30 juin 2008

 

On trouve aussi ton roman, Les derniers Cow-boys français, chez Virgin à Bayonne. 

J'ai lu à deux reprises ce texte: tu vas très loin, beaucoup plus loin que ce que nous donne à voir, en surface, le premier niveau fielleux et provocant. Il n'y a qu'à s'en référer à l'avant propos et aux titres des chapitres pour le deviner, avant même d'avoir plongé dans cette savante décoction empoisonnée.

 

Régis Nivelle

Publié par hirsute à 19:04:23 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) |

Y a plein d'algues dans le ventre de la bête égorgée... | 30 juin 2008

 

ça n'est pas plus glauque d'écrire dans son coin que d'organiser des briefings pour une équipe de cadres de banque avec la petite bave blanche dans le coin de la lèvre. Je sais que tu n'aimes plus ce site, mais sache aussi que j'ai fini par m'embourber dans cette médiocrité, parce que tu as dit du bien. et ça c'est pas bien. Idiot. Un fleuve de murs alignés en brique pour séparer nos déserts. Ma poésie d'immigrant affamé.

Andy Vérol

Andy Vérol en livre ICI

Publié par hirsute à 00:03:25 dans Andy Verol | Commentaires (7) |

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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