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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Amanda les renifle dans la porte en fer, ces cons... | 16 septembre 2008

 

« J'aime pas les juifs, les musulmans, les chrétiens, je les aime pas. Pas plus que j'aime les agnostiques, les athées, les bouddhistes, les hindouistes, les scientologues, les animistes, les je sais pas quoi. Je les aime pas.

-          Qu'est ce que tu racontes toi ?

-          Ecoute Carlos, on a le droit de pas aimer tout ça. Toi par exemple, t'aimes pas le saucisson à l'ail. Ben moi j'aime pas tous ces gens-là...

-          Putain mais t'es grave toi. C'est la honte de penser comme ça.

-          Non. Moi je crois que les extra-terrestres sont là. Je le sais. Je les ai pas vus, mais je le sais. Ça sent leur présence. Un soir, j'ai vu un vaisseau passer dans le ciel.

-          Ah ouais ? Et ma bite tu l'as vue passer dans le ciel ou dans ton slip.

-          T'es un gros con Carlos. T'es qu'un facho primitif.

-          Arrête P'tit Meurtrier, c'est faux.

-          Si t'en es un.

-          Ah ouais ? interroge Natif.

-          Mais non il dit des conneries l'meurtrier. Il dit ça parce que je trouve ça bien qu'on est une culture en France.

-          Quelle culture ?

-          Putain on s'en fout merde. Amanda va se pointer et on va encore la saouler.

-          On n'a rien à se dire. On est tout le temps en train de s'engueuler depuis quelques semaines.

-          C'est à cause des énergies sales qui nous entourent.

-          C'est étouffant.

-          On sait plus qui parle là.

-          C'est moi.

-          Non moi.

-          C'est moi.

-          Aussi. Arrête... »

 

Le vent claque sur la porte du garage. Réagir. La suite est dans leur bide. La chaleur est étouffante. Ils respirent bien, béat devant leurs postures de crevards inutiles. Les murs craquent.

 

Amanda, la joue plaquée sur le verso de la poste métallique du garage. Ecoute. Elle se sent comme la viande dure, la carne qu'on mâche longtemps sans pouvoir l'avaler. Elle comprend, elle sait, elle « piffe » le changement lent de ses amis là, « englauqués » dans leur continuum espace-con, l'asphyxie des tuyaux, le temps qui stoppe, assez ! stoppe. Le temps a genoux. « Je ne comprend rien ».

 

Les mains, c'est glacé, quand c'est mal placé. La nuit l'enveloppe Amanda dans les bras de Flavio la Taule l'odeur costaude des barreaux sur les doigts - c'est une image, c'est une senteur simplement - submergée rattrapée, elle qui n'a connu que l'abandon, pauvre conne occidentale plaintive s'imaginant souffrir plus encore qu'un Ethiopien l'enfant étiolés par la faim dans un désert d'rocailles, de crevasses... « Pétasse j'suis, j'mangerai plus jamais. Ces cons gueulent. Quand j'pense que mes cons d'parents « rouges » me disaient qu'il fallait finir son assiette, fallait manger tout rapport à ces p'tits noirs qui crevaient la faim, la fin j'sais pas où ? »

 

Ils se définissent contre...

(Extrait du roman en cours d'écriture).

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:22:11 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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