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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Les conséquences de la crise (3) - Pourquoi les ordures ne doivent pas être recyclées... | 14 octobre 2008

 

Bernard est maire d'un village dans l'Oise. C'est un type important dans le coin, et même au-delà. Généralement, dès qu'un ministre, un secrétaire d'Etat, un président de région ou un grand patron fait une visite dans le secteur, c'est lui qui accueille, qui répond aux questions des journalistes locaux et nationaux... Car Bernard est aussi un patron. « Oh un petit patron au fond » comme il aime à dire modestement. Et pour cause, son entreprise, composée d'un micro-siège social à Beauvais et de deux usines n'est pas cotée en bourse. Bernard ne répond pas à toutes les questions lors du conseil municipal.

L'opposition, constituée d'autonomes, de quelques socialistes, des « modemeux », des verts et des communistes, mais aussi de frontistes à la voix haute, ne cesse d'être rudoyée par le maître local. Ils sont considérés, par les électeurs de Bernard, par lui-même et par les sbires qui l'entourent – sorte de nuée de sangsues gluantes – comme des incapables, « qui ne savent que s'opposer, saboter et insulter quand moi et mon parti nous nous soucions de l'intérêt commun, des problèmes des français et particulièrement les citoyens du Beauvaisie ».

En juin, Bernard déménageait l'une de ses deux usines en Roumanie. L'idée, selon lui, était de « pérenniser l'activité de mon entreprise, et permettre de maintenir un certain nombre d'emplois dans le secteur. De toute façon, c'est ça, ou je mets la clef sous la porte. »

Bernard roule en Velsatis. Il est toujours bien apprêté. Les gens du coin, les « honnêtes gens » surtout, l'appellent « le pacha » ou le « nabab » mais « il est très gentil, et très accessible. L'Arbre de Noël de la commune est vraiment sublime, tous les enfants sont gâtés. » Le chômage a baissé dans le secteur, comme partout en France depuis quelques années. Les citoyens-chômeurs sont placés sur des emplois de types CAE ou CIE. Pour le bien de tous, Bernard emploi des CIE dans son entreprise. C'est-à-dire qu'il a un comptable à 20 heures hebdomadaires payé au SMIC en CDD de 6 mois payé par l'Etat en grande partie, au service de l'entreprise à moitié délocalisé de Bernard. Ce dernier, qui se pose là et assume totalement ces procédés, ne cesse de répéter qu'on « est à l'heure de la mondialisation, la concurrence est rude et si l'on veut sauver ce qu'il reste de l'industrie française, il faut bien se serrer les coudes et mettre en place des systèmes qui sauvent l'emploi et dynamise l'économie. » Il est favorable aux règles de dérégulation de l'économie. Il souhaite qu'on durcisse les conditions d'accession à l'assurance chômage « qui coûte très cher aux entreprises, surtout, pour entretenir des gens qui ne bossent pas et sont assistés par la société. »

Lors du « redéploiement » de ses usines, Bernard « a été contraint de licencier 37 personnes. Mais sur l'ensemble, il n'y a eu que 6 licenciements secs, les autres ayant, soit bénéficiés d'un reclassement dans une filiale à Niort, et pour les autres, il s'agissait de départs en préretraite. » Il n'a pas parlé des deux suicides consécutifs à « cette optimisation de l'activité », mais lors d'un repas de famille, il a avoué que ça lui avait fait mal au cœur « mais que ces deux salariés avaient surtout des problèmes dans leur vie privée. »

Bernard a, évidemment, une maison de campagne. La sienne est à la Grande-Motte, mais c'est surtout « un investissement » qu'il met en location presque toute l'année. Ses vacances, il les passe surtout à Nice, dans un immense appartement prêté par un ami, lui aussi patron dans l'industrie. Echange de bon procédé, il a permis, via son mandat de maire, à cet ami, de s'implanter sur le territoire de la commune. Cela induit que la ville a financé l'ensemble des infrastructures nécessaires pour permettre à l'usine de fonctionner.

L'opposition socialiste, bien sûr, « s'en est émue ». L'union molle « PS-Modem » des dernières élections, « s'interroge sur les attitudes de ce maire qui utilise sont mandat pour son seul bénéfice. »

D'autres, un altermondialiste, quelques jeunes, un vieux  communiste et un  autonome, ex-membre de l'UMP, dissident depuis la création du bouclier fiscal en 2007, veulent la peau de Bernard. Ils ne souhaitent pas discuter avec lui. Ils veulent simplement sa peau...

Au conseil municipal, Bernard, m'sieur l'maire, a dit qu'il était « fier que l'Etat réinjecte de l'argent dans le système bancaire. » Et quand on lui demande pourquoi les fils de pute comme lui dérégulent quand ça encaisse dans sa pocket et pompent le pognon des contribuables quand ça va mal, il répond, après avoir exigé le silence : « Parce que c'est moi qui suit aux affaires, que je suis là pour l'intérêt de tous, que je n'ai aucune honte à avoir réussi dans la vie, et que j'ai été réélu à plus de 55% par nos concitoyens... »

Andy Vérol

Publié par hirsute à 08:23:12 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

14-10-2008  16:55  14-10-2008 16:55
Gé-ber  De  Hank  Sujet:  Gé-ber
Gérard, non, pas d'erreur:on a bien reconnu Gérard Bernard le fameux édile du Grand Beauvaisis à travers ce portait troussé à la de Gondi...A moins que ce fût, poil au fut,Bernard Gérard le PDG de la Pride-Oil Corp.
14-10-2008  16:32  14-10-2008 16:32
Progressiste aussi...  De  Hank  Sujet:  Progressiste aussi... Url: [Liens]
... Gérard va parfois le samedi soir se faire polir le chinois dans les caves de la cité.

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