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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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©Dans la gueule d'Arturo B - 2006
J'avais envie de faire ça depuis longtemps. Mais j'osais pas. J'avais honte. J'y pensais pendant les heures de pointe, pendant les heures de creux. J'y pensais comme un malheureux, j'étais perdu dans le cul des oies (paraît que c'est méchantes les oies hue). Bon je voulais faire une synthèse du pseudo-collectif Hirsute, à l'heure où je sens bien que tout ça s'étiole et où l'évaporation des hormones de révolte, de colère, d'envie de dead et de sexe déviant semble bien avancée.
Ça a commencé en 1994 - 1996... avec le p'tiot zine Interlope... Mais c'était dur sans internet à l'époque. Une bande de feignasses qui essaie de travailler, ça donne forcément du flan. Il est bon le flan, mais y en a pas beaucoup. Tu vois quoi. Bon bref, j'ai commencé à faire une feuille de choux dans mon coin en 1999 - 2000 (P't'être j'avais peur du beug de l'An 2000 avec Jésus qui viendrait débrancher tous les fils des ordinateurs qu'on serait mort tu vois) qui s'appelait « Modes accusatoires ». J'étais content. Et en même temps je faisais mon petit site dans mon coin, et zou, l'machin Hirsute, c'était parti le kiki, la bite en feu de la littérature colérique, libre, énervée et de qualité aléatoire...
Ensuite ça a pris comme de la mayonnaise à cause de Vidal, de 6Mic et d'Arturo B, les mêmes blaireaux avec qui on avait monté des projets « je te suicide toi » au début des années 90... Et zob, c'était sur les rails, y avait plus qu'à , jusqu'à ce que ça crée l'émulation, le bordel et fasse péter l'outil bandant « statistiques »... Hue !
Structure historique du pseudo-collectif Hirsute :
- Andy Vérol : le curser général. Il clique sur l'un ou l'autre pour activer le membre... Opération délicate puisque le membre du pseudo-collectif est, par excellent, une feignasse à faire pâlir les partisans du travailler plus pour gagner plus de foin, à défaut de blé (Bé oué y é n'a plus le blé).
- Vidal : premier membre historique de la Fondation Hirsute, il a collaboré à toutes les publications , a donné son avis sur tout, s'est engueulé, a apporté sa Vidal Touch grâce à une oreille aiguisée, un chibre avenant et une écriture sa mère. Aujourd'hui absent du pseudo-collectif, il flotte sur l'Océan, dans une vieille barque qui prend l'eau. On lui souhaite donc de couler... ou d'écrire de nouveau.
- Arturo B : premier membre bis historique de la Fondation Hirsute, c'est le pervers killer à la gueule d'ange. Toujours très actif, développant entre autres (y a autre chose ?), Crocnique, excellent, blog d'informations culturelles travaillées pour petits bourgeois. Il a bossé avec l'boss sur Catalogue de Mode, Baise de Rue... Et il a été l'boss du boss sur son projet en ligne Arturo B. Ce con n'a pas l'air comme ça, mais il peut te péter l'poignet d'un coup sec en France et en Asie en même temps. J'me comprends.
- 6Mic : Il fut l'un des membres historiques de la Fondation Hirsute, mais il a mis la clef sous la porte d'une maison, un truc du genre. Pas de nouvelles à ce jour... Il paraît qu'il vivrait aujourd'hui dans la messagerie du portable de Vérol.
- Lucie Ferraille, dite la regrettée. C'est avec ses écrits que le pseudo-collectif a pris des galons. Cette mystérieuse warrior découpait en lamelle la peau de la gueule des lecteurs qui se plongeaient dans ses textes... Elle serait aujourd'hui dans les bras d'autrui...
- K², une participante ponctuelle et une lectrice fidèle qui commente comme une lame de rasoir eud'suicidaire bien heureux...
- Fol lol, première lectrice fanatique du collectif en 2005, elle devint naturellement un des participants, parfois contre son gré et sa volonté, d'Hirsute. Depuis plus d'un an, elle s'est investie dans la photo, mais pas la photo de merde qui est juste belle pour les yeux. De la photo prise dans ton ventre, avec des parois luisantes et ton âme de merde offerte en pâture. Elle expose ponctuellement du côté de Rouen.
- HH, l'Occidental lucide, l'existentiel dépressif, la masturbator de compet', le vrai, le dur. Cet hirsutien fut un commentateur dingue du collectif, il participa à divers créations collectives et écrivit avec Vérol l'inachevée chronique sombre « Du chômage »... Il ne veut toujours pas se remettre à la musique de peur d'y perdre son ventre et ses yeux... Mais ça viendra.
- pX, présent et invisible. Aujourd'hui en errance au Maroc, cet individualiste tranchant a écrit de purs chefs d'œuvre mais personne ne le sait, sauf Vérol.
- Malbrouck qui officia sur le blog pseudo collectif de Birenbaum « Domaine d'extension de la lutte », a rejoint, un temps, entre 2007 2008, le collectif. Ses positions uniques, son regard et son écriture libidinale, ont permis de donner à Hirsute, des couleurs que même ta mère elle t'aurait battu à mort à l'accouchement tellement c'est flippant. Je ferme les yeux jvoi plus c'aqu ce qur que j'écris (ouais je suis obligé de les rouvrir parfois sinon ça fait pas des phrases).
- Héléna de Angélis, qui n'est pas directement affiliée à Hirsute, mais qu'il est impossible de dissocier de ce truc tellement son écriture est unique.
- Et d'autres qui, par à-coup, ont participé, ou se sont alliés à la non-cause du pseudo-collectif : Bissecta, Gorzar, Maltaverne, Hâché menu, Ogur, Taxrefund, Samuel Ico, Monierza, etc. Et j'ai pas cité tout le monde, putain, on n'est pas à la cérémonie de remise des bons points ici.
Bon là maintenant j'ai un peu honte... Comme ce moment où tu débandes dedans et que, d'un coup, t'as plus envie, tu te sens crevé, t'as juste envie d'aller regarder la télé, finir les bières, te branler mollement, à la rigueur... Tu te dis « Merde, quand en 2001, j'étais un peu vivant, que j'ai commencé à développer mon capitalisme libertaire local, j'savais pas que j'allais croiser autant de monde, et surtout, je savais pas que j'allais y perdre la santé, les cheveux en partie, l'envie des autres, et tout ». Il ne reste que l'écriture. De 7 heures le matin à 2 heures le matin du lendemain. Il ne reste plus que ça, en boucle. Sans cesse, sans interruption (Sauf pour laver le corps là qui est accroché au cerveau tout autour, sauf pour regarder la télé l'amie, l'amante, la copine, la maîtresse, la cochonne, la sainte, la divertissante, la vrai-monde, comme ces étés où je partais en vacances, y a très longtemps de ça... L'époque où on prenait la route et qu'on se disait « J'vais rouler des pelles tout l'été »).
Les moteurs faisaient plus de bruit avant. Mais j'suis pas nostalgique. On se sent juste un peu plus seul au fil des ans... Et on sait que ça ne s'arrêtera plus jamais...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:17:30 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
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