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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Psychic TV - | 11 décembre 2008

 

Le (la) même, quelques années plus tard:

 

Publié par hirsute à 22:44:53 dans Infos cul-ture | Commentaires (0) |

Nathan Fake - "You Are Here" | 11 décembre 2008

Publié par hirsute à 22:11:40 dans Infos cul-ture | Commentaires (2) |

Malik et moi baisions, presque... Kapos, fieffés fidèles des patrons | 11 décembre 2008

Malik et moi baisions presque... Tendresses...  

On va s'faire des tendresses comme des grosses baffes... Me regarde pas comme ça avec ton téléphone toi...

Malik avait dans ses yeux noirs, une couche de tendresse a fortiori, une palpitation de l'oeil particuliers lorsqu'il se penchait sur ma bite sans poils.

Je l'ai déjà dit, je pensais aux pins, les arbres replantés un peu plus loin que le "Maroc", la colline hum qu'on appelait colline...

J'avais les yeux tournés vers le ciel lorsqu'il goûtait mon pipi, et j'pensais sans cesse à ces heures de douleurs... Je pensais surtout que ce qu'il me suçait, c'était comme passer les premiers péages en direction des vacances, les histoires juste avant d'aller l'dodo, ou les manifestations de nos papas, devant l'usine, avec le barbecue, l'odeur des canettes Kro ou Kanter, les blagues salaces dont j'ne comprenais pas la moitié des mots hardcore, et l'intervention des flics:

comme la poétique de l'Etat criminel qui savate ceux qui le nourrissent, ceux qui remplissent les assiettes chics de ceux qui le contrôlent...

Quand Malik relevait un peu la tête vers moi, qu'il avait l'air gentil, qu'il me souriait de plaisir et qu'il me sussurait "j'aime ton pipi", j'étais aux anges, même si je n'y croyais pas et n'y croirais jamais...

J'étais dans le beau de ses belles paroles d'amour... Sa voix jeune mais rauque, ses cheveux frisés où j'emmêlais mes doigts, sa cuisse maigre, lisse et mate contre la mienne, blanche et duveteuse. C'était la perpétuité, la pleine lune extraordinaire, l'odeur des pins.

Je ne pensais plus qu'aux pins.

Et Malik ne pensait plus qu'aux pins aussi...

Sa mère était pute, et ma tante était chienne... Nous vivions simplement, et nous le savions, pour n'être que les outils faciles pour l'enrichissement pathétique de ceux qui dictent au monde qu'il doit être utile à l'économie. Nous avions ensuite une pause. Une tranquillité.

Comme ce jeudi, où exceptionnellement, juste avant la fin d'année scolaire, j'avais séché les cours... Et Malik, moins exceptionnellement, avait séché les cours aussi.  M'avait dit :

« Si vas-y j'te jure j'suis jamais allé en prison. Toute façon paraît qui y' a pas de FBI en France, z'ont dit. »

Parlait comme ça quand il était tout excité Malik. Il faisait beau comme un cœur et nos heures d'école matinales nous avaient semblé des semaines. Les vies, la multiplicité des vies. Les vits. Les nôtres. J'étais passé par-dessus le grillage, derrière le pré-fa qui était notre salle de sport – "en attendant les travaux" disait le maire et ses copains patrons – tandis que Malik avait simplement emprunté la porte d'entrée de la cour. Celle en fer rouillée qui signifiait prison et libération, tout à la fois.

J'avais peur, et ma quéquette (bé ouais on disait comme ça l'neuneu) était en feu, en phase « j'te pisse dans ton joli jean de marque Loïs ».

Hue.

Nous nous étions retrouvés derrière la « Caserne », l'endroit où seuls la race de Malik pouvait nous voir (ouep le mot race est vulgaire, hue, mais c'est ce terme précis qui définit ce qu'est le racisme, et non la xénophobie)... Ça piquait mes mollets et mes chevilles surtout de traverser les orties qui proliféraient dans les jardins désaffectés des dindons de la caserne...

J'aimais pas ça...

J'aimais pas le bordel.

J'aimais la propreté, mais n'aimais pas laver. Hue. Malik, du haut de ses onze ans portait un tee shirt Michel Platini, l'10, tout bleu, et écartait ses cuisses sans froc, sa bite là, prête, donnée...

Et moi de sourire, de regarder les pins sur la colline, traversés presque bruyamment par le soleil orangé-jaune de l'hiver. « Viens »Venais. Je venais.

« On est romantique comme Starsky avec ses fiancés. »

Oui. On l'était.

Et je m'allongeai sur sa maigreur pleine de peau. Bécots. Caresses. Se toucher. Se. Toucher. Se. Sentir.

Et nous entendions les papas qui, sur les boucliers des flicards, tapaient, se défendaient, tentaient de sauver, au minimum leur dignité d'homme, leur vie, leur ensemble... Les coups pleuvaient au loin. Le soleil nous submergeait au milieu des orties, des herbes fraîches et laides laissées à l'abandon...

On s'embrassait, on avait des clins d'œil plein les minutes à se faire, comme des gamins heureux un instant que nous étions... Une rivière d'amour et de tendresse, comme de la lave et les coups trop abondants qui dégoulinaient sur nos faces de futures putes de l'Etat, de maillon d'un système, de pousseurs de caddies, de souscripteurs de crédits, de chiens assumés de médiocres élus à force de mensonges et de sourires hypocrites...

De nos vies... Il ne restera rien. Presque rien...

Malik remonta son pantalon. Je n'avais pas pris le jet de pipi sur le visage, ni les vêtements, si bien que j'en fus soulagé. On se disait « Je t'aime » à gogo comme dans Jenifer et Jonathan Hart, les justiciers milliardaires... Un peu plus loin, ce jour-là, quand la flicaille délogea les ouvriers papas qui occupaient la fonderie, un homme tomba, et creva, d'avoir voulu défendre son boulot payé de la merde, sous les ordres d'un contremaitre Kapo, fieffé fidèle d'un patron dont on n'avait jamais vu la gueule d'enculé...

Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:41:56 dans Andy Verol | Commentaires (10) |

Les journalistes télé sont-ils des trous du cul? Euh oui... | 11 décembre 2008

 

Ils ont des têtes de con, des commentaires pathétiques, des reportages infondés sur la moule refaite de Nana Huehue... Ils ont un avis capitaliste de gauche sur tout. Ils aiment se branler sur leur probité, sur leur éthique, leur intégrité... Ils aiment se maquiller, faire han han quand un de leur collègue a été dindonné par l'Etat.

Pour eux, la démocratie, c'est eux, leurs pseudo-infos, leur regard sur le monde blah blah blah... Ainsi, eux et leurs confrères de la radio, de la presse écrite, pour très une grosse majorité, ont soutenu aveuglément Obama, parce qu'il est noir, et uniquement pour ça.

Car n'oublions pas que ce président là ne révolutionnera rien, qu'il a un projet économique et politique économiquement libéral et politiquement à peine social... Ce mec ne remettra pas la peine de mort en cause, ne reviendra pas sur l'élection des juges (qui, de fait, condamnent ou innocentent pour leur clientèle électorale), il fermera Guantanamo, mais ne rendra pas public les fichiers sur les tortures et les abus à l'humanité des taulards innocents qui constituaient ce camp de concentration moderne... Il ne proposera qu'un système de protection social à nous faire pâlir de dégoût et d'étonnement. C'est le "mieux que rien" que proposent tous les ultra-libéraux... Le "patron, c'est celui qui paie pour tout le monde", ce genre de vomi...

Je n'ai pas eu à soutenir un mec qui gouvernera un peuple ceinturé de crédits (sorte de ceinture de dynamite de fric hue), qui a un projet encore plus ultra-capitaliste que Sarkozy, et dont la campagne a été financée massivement par des milliardaires dont la seule ambition est de FAIRE CREVER TOUT CE QUI EST VIVANT POUR S'ENGRAISSER!

Les français et leurs bandes de (pseudo)-journalistes n'ont, pour l'essentiel, fait que se taire, ou soutenir ce mec. Le "C'est mieux que Bush" est une connerie. Il n'y a rien de mieux, rien de bien, rien de mal, il y a des dirigeants, ici ou en Amérique, ou en Asie, qui ne sont que des fils de pute qui balancent l'argent public dans les caisses de ceux qui leur paient leurs vacances, leurs campagnes électorales, etc. Ils ne sauvent pas l'économie. Ils sauvent LEUR ECONOMIE...

Où tu as vu que depuis une décennie que nous profitions de LEUR ECONOMIE? Pour ne se pencher que sur la France, entre 15 et 20% des citoyens vivent sous le seuil de pauvreté, plus de 15 millions vivent avec des revenus inférieurs à 1200 euros par mois, ...

Obama n'est en aucun cas pour le plafonnement des revenus. Moi oui. Obama est pour le maintien d'une armée occidentale. Moi pas. Obama est noir. Moi pas, et alors? Obama n'est pas une personne qui est aux côtés de ceux qui souffrent, parce qu'il est pour le maintien d'un système économique qui génère ces souffrances, sans fin, et sans aucune chance que cela puisse changer. Obama est pour le maintien de l'existence des Nations. Moi pas. Obama est pour le port de costards hors de prix, moi pas.

Mais moi, tu vois, on s'en branle... D'Obama, on s'en branle pas... On l'aime, on se fait des câlins en le regardant, on se chibrasse comme des pantins qu'on est. "Si t'aime pas Obama, c'est que t'es soit raciste, soit con, soit fou..."

P't'être aussi que je l'aime pas, ni lui ni ses potes de demi-sociaux de démocrates, parce qu'ils sont, tout simplement, des capitalistes aveugles...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 08:34:33 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

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