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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Une voiture en flammes sur l'autoroute et une femme se jetant dans le brasier en hurlant à sa fille prisonnière dans le véhicule : "Non, pas sans toi !" Malou assiste impuissante à la tragédie. Hantée par ces images, elle se rend à l'hôpital et apprend que, si la fille est décédée, la mère a survécu, brûlée au troisième degré.
Ce corps en souffrance devient sien. Malou s'identifie bientôt à cette femme au point d'enquêter sur elle et de découvrir que celle-ci a peut-être été la victime des manipulations de la maîtresse de son mari.
Un roman fort, émouvant, prenant où la vie en définitive l'emporte sur tout, à la manière de ces herbes rebelles qui poussent sur les ruines.
Crescendo
un roman de Franca Maï
cherche-midi éditeur
Collection Littérature Française
08 janvier 2009
ISBN : 978-2-7491-1255-8
15 ttc
Illustration couverture et photo verso
tRiol Le joujou rouge
Extrait Crescendo p 163/164
Elles sont comme cela. Elles ont des fleurs dans la bouche qui s'ouvrent et se referment au gré d'un rien. Les lèvres humides se détachent parcimonieusement suivant le rire éclatant du vent, laissant entrevoir leurs petites dents nacrées, happeuses d'écorchures. Leurs pensées délabrées les épinglent en douceur dans un sommeil léger ou profond, tout dépend de la vitesse du train. Les distances sont longues quelquefois. Et souvent, elles s'offrent à mon regard. C'est pour cette raison que j'aime tant voyager. En réalité, je n'ai nulle part où aller, je me laisse porter par mes errances, billets froissés dans la poche pour accéder à d'autres rails inconnus ou apprivoiser le trajet en sens inverse. Tout dépend de mon humeur. J'ai toujours un mal fou à repérer celle qui pourra satisfaire mes lubies, le jardin des fleurs étant si vaste, si coloré, si prometteur !... Et toutes ces bouches vernies, laquées, couleur chair à moitié déchirées ou offertes !..Quelquefois, elles se télescopent en pétales vénéneux faisant place à un énorme trou humide dans lequel je ne trouve plus ma place. Trop large. Lorsque je ressens cette sensation, je suis en rage. Des suées et des transpirations mouillent mon corps, collant inconfortablement mon pantalon à même la peau, tout en entravant ma marche. Je dois calmer mes nerfs entre deux wagons sinon je rate le plaisir sacré et c'est un voyage pour rien. Je n'aime pas gâcher ma semence.
Extrait Crescendo P 60/61
Je vous l'accorde, j'ai été intraitable avec Malou. À ce moment-là, j'aurais pu lui faire un petit signe complice, lui confirmer que je l'entendais et que ses marques d'amour me réchauffaient tout en me perturbant. Malou m'éloignait de la lumière blanche. J'apprenais à connaître cette femme et c'est vrai que si nous nous étions connues plus tôt, ses conseils et sa joie de vivre auraient eu une influence sur mon comportement. Je n'aurais jamais accepté la torture mentale que ce minable de Philippe me faisait endurer !... Mais en même temps, sa sollicitude enrayait mes convictions. J'avais de nouveau peur du grand saut. La mort troussait ma trouille. Alors, je m'accrochais à la vie malgré les douleurs. Je devais cette pause à Malou. Elle avait autant besoin de cette amitié que moi. Je le sentais. Les confidences qu'elle me faisait la rendaient indestructible et j'avais vraiment envie de lui offrir cette échappatoire. J'étais utile et ce sentiment me valorisait. Et puis, il est vrai que les médicaments ankylosaient ma vision, à vrai dire, parfois, je me demandais si j'avais déjà passé l'arme à gauche et si tout existait réellement. Je voyais mon corps se lever, enfin, plus précisément il tentait de se mettre en position assise mais mes efforts étaient infructueux. Alors des hurlements sauvages envahissaient ma gorge, cognant ma tête mais personne ne les entendait. Ils étaient verrouillés, inaudibles au commun des mortels. À quel niveau devais-je monter le son ?...
Mais, peut-être, étais-je déjà dans l'antichambre de la vilaine ?... Peut-être était-il déjà trop tard ?... Peut-être Philippe avait-il raison ?... Lui qui se targuait de tout contrôler... Lui qui savait si bien me vampiriser.
Je n'avais aucune envie de lui donner raison.
Franca Maï est l'auteur des romans
Momo qui kills
Jean-Pôl & la môme caoutchouc
Speedy Mata
l'Ultime Tabou
Pedro
l'Amour carnassier
tous parus au cherche-midi éditeur (également chez Pocket Nouvelles Voix pour les deux premiers).
Publié par hirsute à 10:54:39 dans Franca Maï | Commentaires (0) | Permaliens
Ce qui lui a donné envie de faire de la télé, c'est la fois où France 3 était venu à Bogny, pour la journée des grands parents... Elle avait mis sa "robe de princesse" rose avec des volants, du rose, double-rose, triple-rose... Des boucles d'oreilles fausses perles assorties au collier. Han. Son père avait eu les boules de l'amener sur la place publique où se déroulait la fête que le maire avait tenu à mettre en place. Cela consistait en une rencontre entre les vieux et les enfants. Ces derniers préparaient des spectacles, et des artivités pour des vieillards relativement désoeuvrés face à un monde qu'ils ne comprenaient plus (Reconnaissons que nombre d'entre eux avaient été des gros cons depuis l'enfance, alors pourquoi changer une équipe qui perd?).
Aurélie donc, avec sa robe de princesse en fit des tonnes ce jour-là. Papa applaudissait à ses prestations scéniques et autres fayotages garantissant sa place de Narcisse numéro one. La fille. "La petite conne, aussi conne que sa mère. J'suis content d'baiser la baby-sitter, salopes!"
Tout le tralala de ces journées festives consistait en la mise en place de stands tenus par les enfants, et une succession de spectacles de danse, de récitations de poésie et de chansons de vieux mal chantées par des gosses qui se pissaient dans le froc.
Le papa d'Aurélie s'emmerdait à mourir, et pensait qu'il serait judicieux de s'eclipser pour mettre un coup à Sophie, la très très jeune femme qui gardait leurs gosses pendant qu'ils bossaient comme des boeufs... Ce qu'il fit. Aurélie faisait la maline sur scène. Les yeux des vieux revivaient en la voyant. Elle étincellait dans tout ce rose, ces sourires permanents, ses saluts con-cons à leur attention.
Papa d'Aurélie souleva Sophie, et la baisa sur la machine à laver. Ils étaient à 5 minutes à pied de la fête, chez elle, dans sa chambre de bonne qui sentait les eaux de toilettes vanillées de jeunes filles et la cyprine en surplus...
C'était pendant que son père culbutait la nounou-ado, qu'Aurélie s'illustra face aux caméras de France 3 Champagne-Ardennes... Elle fut interviewée. Bavarde, elle barratina sur son amour des viocques, son envie de leur donner du plaisir et de l'amour. Balivernes. Grosses conneries qu'elle étalait à des fins purement égocentriques...
Puis elle dansa seule sur scène et le présentateur demanda si elle pouvait lui faire la visite des stands...
Le soir, ce furent près de 4 minutes de supplice pour papa Aurélie. Sa femme, stupéfaite, réalisa tout d'abord que sa fille était seule avec l'équipe de France 3. Quand Aurélie dit "Papa reviendra plus tard, là il est avec ma nounou, Sophie, pour lui réparer sa machine à laver", l'épousée pesta, toussa, attrapa son ventre et courut gerber dans les toilettes.
Han.
Papa Aurélie n'envisageait pas d'aller vivre avec Sophie qui, du haut de ses 17 ans, était tout juste bonne à baiser. De là à partager quoique ce soit d'autre avec cette fille, il y avait une marge, un gouffre qu'il se refuserait à sauter...
La suite on la connait. On s'en fout hein? Je dois m'enquiller un autre café. Je sais pas ce qui m'a pris d'écrire ce truc. Ouais le titre avait rien avoir avec le texte, mais c'était pour que tu le lises. Et la fin t'es super déçu(e), mais ça c'est surtout parce que ça me fait marrer.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 10:09:51 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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