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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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C'est en tout cas meilleur que les "élections" d'là cochonne Amérique... Tant qu'à... Hue. Si tu pensais vivre en paix, ben tu vois, ben tu vois tu vois quoi tu vois, tu peux tu vois quoi t'mettre le doigt dans l'dondon qui sent et essayer une fois pour toute de hue hue d'voter quand même pour ta sécurité hue l'blanc français content que les gangs eud'noirs, eud'africains soient apaisés par l'élection d'amerloque... Mais C'est pas l'Obama hue qui sortira les pathétiques des fonds d'porte-monnaie vidasse heu heu non. ça sûrement pas tu peux t'toucher l'blanc qu'aime les noirs heu... Tu pourras quand même plus ranger ta berline à crédit dans ton garage en parpaing. Hein. Tu feras rien hein? Tu réussiras rien hein? Tu sais hein?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:54:05 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
C'est étrange mais cette année 2008 aura eu le mérite de provoquer des changements. J'aime bien. Maintenant je suis devenu comme les neuneus de Charlie Hebdo. D'anarcho gueulard à la bave épaisse frelatée par l'alcool et le tabac froid, je suis devenu membre du Modem, heureux d'accueillir le capitalisme au sein de ma famille où, bien sûr, on se coupe les poils du sexe pour faire propre.
Une année 2008 que je considère comme la mère de toutes les années, avec ses vergetures et ses soubresauts sexueux miraculeux. Une année 2008 qui aura transformée l'Humanité en pute de luxe, avant de chuter vite dans l'abîme d'un filet de pêche. Des glaviots... J'ai envie de me dégueuler tellement je me dégoûte. L'année de merde, avec ma gueule de merde, ma vie de merde. Ces bouquins dans les librairies qui me rapportent que des emmerdes, des médias de daube qui me courent au cul pour interviewer me jeter la compote à la gueule, me faire le combat de Petits Suisses dans un bungalow surchauffé la nuit par l'air brûlant, la schtouille salope répandue-compressée et les tentatives de communication avec l'au-delà (qui ne consiste qu'en une seule chose : se prendre un pot de fleur sur la gueule alors que t'as rien demandé).
L'année 2008, c'est comme ce con d'adjoint du directeur du village-vacances qui finit au trou pour détournement d'argent public. Il roulait en 4x4 Jeep de l'amerloque armée des années 40 la libération les chewing-gums et les tututu TU TU TU et la grande tête du Général chienlit qui dépasse des crânes des gens...
L'année 2008 n'est plus que la pire des années 2000 mais sans doute la meilleure du siècle 2000, le XXIème, vas savoir ce que Jesus Walk On The Water nous a inventé comme cours de maths. Matez ma trique. J'utilise les formes et le rythme que je veux pour mes textes. J'en ai marre de mettre du cul dans tout ce que j'écris. J'ai pas envie non plus de mettre des gosses ou des morts ou des gens pauvres avec du sale qui pue. Fouette.
Ça veut dire que 2008, c'est celle où j'ai créé que de la merde, que j'ai pris 10 kilos, vécu sans rien faire dans mon hlm pendant des mois, à me noyer dans des bios des articles des interviews des reportages sur Noir Désir. Ce groupe m'a flingué. A flingué ce que j'avais de bon en moi. J'ose plus être libre. Ils m'ont mis en taule avec leurs conneries de socialistes mous de l'idéologie, grassouille quand il s'agit de se la péter leader, chef de fil reu reu reu...
Dans l'abîme de cette année, me suis noyé, j'ai pas réussi à faire un truc correct. J'ai écrit comme d'autres organisent des circuits touristiques. Rien de satisfaisant. J'ai du monde, une non-image. Me fous des gens qui crèvent. J'en ai marre. Les gens qui crèvent, t'as que ça. Des gens qui vont crever. Des gens qui ont crevé. Des gens qui sont en train de crever. Ça s'appelle la télé ça... Et moi j'écris des livres à chier. Pas pour me faire plaindre. C'est un peu ça 2008. C'est comme dans les pires cauchemars. T'arrives dans ton camping. Là, t'as bien chaud. T'as payé ce qu'il faut pour 15 jours, parce que t'es blanc de classe moyenne même pas raciste. Et tu descends de ta bagnole. Tu sors les valoches à roulettes du coffre et zob'la tu vas retrouver le cabanon à l'accueil.
Fait chaud. Et c'est chaud. T'es content de tes vacances. T'as des chèques-vacances dans ta boîte et avec
Les claquettes, c'est bien pire que l'riff de guitare, les fans de sauts à l'élastique... Le visage qui luit de sueur, sais plus si c'est 13 heures ou 14 heures avec leurs heures d'hiver. A l'accueil tu demandes à la meuf jeune qui t'appelle monsieur, où se trouve l'emplacement pour ta tente la honte (les voisins là-dedans sont fiers depuis Dubosc, s'en foutent ces noeuds de Jésus Walk On The Water, ils rient en jouant à la belotte, et s'disent "ouaiiiss c'est toi Patrick Chirac j'adore Franck Dubosc et j'suis d'gauche pourtant". 'Tain).
Elle te répond pas la jeune gonzesse, elle est là, à reluquer vers ton caleçon, les yeux EXOR-BITES... Et tu te dis que t'en a un gros de vit. Vilain! Et L'est Là L'cauchemar... C'est que t'as oublié d'enfiler un fut' et un slibard. T'es la l'braquemard fièrement mou qui pandouille comme le drapeau d'la France sous le ciel d'Afghanistan.
L'année 2008, c'est ce cauchemard (il prend un "d" à la fin ici ducon ce mot, contrairement à au-dessus). Je sors eu'soir du taf à "un-peu-plus-que-le-smic" et je m'engouffre dans la boutique Pakis-Speak-A-Fucking-English et m'arme de bières, de vin... Coincé entre deux gouines, un aveugle et un rebeu aviné... J'suis normal?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:40:36 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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