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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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J'ai fait quelque chose de pas bien... Arturo et moi, on a buté un guadeloupéen dans un bois à côté d'chez moi. On n'avait pas trop bu, mais on se sentait l'âme de déterrer des putains de corps dans des cimetières à la connasse. C'était pas fracasse, mais on avait l'pied lourd sur la carcasse du mec... Après plus de 6 heures de route dans la Fiat, et les infos non stop... "Si y 'vait pas ces antillais, on ne ferait pas chier à longueur d'ondes avec ces conneries..."
J'avais acheté un jeu de Poker en Cdrom. On était chauds comme des skins, lui le chinetoque et moi l'anarcho merdeux cancéreux... Fallait qu'on finisse la route en beauté. Les jours avaient été lumineux en Vendée. On s'était promené main dans la paluche, les baskets (All Star et Puma) enfoncées dans le sable juste après la marée... (Des odeurs d'huître dans l'air et le slibard).
On l'a appelé "Elle" direct. L'antillais. "T'es d'où?" De Guadeloupe, il a dit. On n'en avait rien à foutre. Le gouvernement nous a bien dit que c'était des fouteurs de merde. Qu'ils nous faisaient chier en métropole. On était d'accord là-dessus. Tout le monde avait l'air d'accord avec. Quand je caressais le volant en cuir de ma Fiat, y'avait l'idée de fiente et les gens du gouv' qui répétaient les uns derrière les autres que ces antillais nous faisaient chier, demandaient du pognon alors qu'ils glandaient que dalle chez eux...
Arturo n'avait pas envie de se branler. C'est rare. Lui n'aime que ça en bagnole. Le vent fouettait la caisse. On était carrément baiseux de la carlingue, on sentait le foireux, les champs défilaient et à l'abordage de l'ex-ville nouvelle qu'était ce laidron de Cergy-Pont', on a chopé ce noir musculeux, pas pour l'enculer, pour le buter. C'est comme ça que marche le cerveau (En temps de crise de plus en plus hein?). On avait mis du Dubstep à fond, et on l'a éclaté dans le petit bois. ça sentait les vers et les blagues de Naguy...
Rien à foutre. On était bien... On s'est imbriqués juste après... "Tu tiens l'briquet jusqu'à c'qui l'éclate!".?..
"Des soins" j'ai dit dans le portable. "Cet homme a besoin de soin... Hein? Je suis Andy Vérol... Et je suis en train de me faire sucer par Arturo B, on surveille le corps de l'antillais..."
J'ai regardé ma montre. Y'avait plus l'heure.
Andy Vérol
& Arturo B.: http://crocnique.blogspot.com/
Publié par hirsute à 21:47:12 dans Arturo B. & Andy Vérol | Commentaires (0) | Permaliens
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