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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Le grand viol planétaire qu'est le capitalisme... | 15 juillet 2009

Tu le divinises le livre et l’écrivain qui va avec. Tu en trouves des minables, des pathétiques, des bons, des terribles, mais tu divinises le livre… et pourtant tu ne lis pas, ou si peu. Et tu divinises le livre. Tu trouves l'écrivain connard, un peu merdique derrière son stand, qui signe nerveusement, qui t'écrit deux trois banalités... La qualité littéraire est rare. Elle n'est en aucun cas ici. Ici tout au plus, c'est l'oeuvre d'un ouvrier non-qualifié de la littérature qui tente de passer contre-maître dans la grande usine à divertissement, à culture, à Art...

ça fait plaisir de savoir que PPDA ne vend pas plus de 3600 exemplaires de ses romans. ça fait aussi plaisir de savoir qu'on peut se torcher le cul avec ses inepties, ses fréquentations, son goût des Belles Lettres, c'est idée selon laquelle les uns font du beau et les autres du laid.

Long, la lune en fion fait semblant d'entendre. Tu ne lis pas de façon assez attentionnée. Quand tu pousses ton caddie, tu fais gaffe de ne pas bousculer les cons qui, comme toi, comme moi, veulent remplir le frigo avant la fin du grand viol planétaire qu'est le capitalisme.

Ton amour, mais. Ta vie. Dans ta petite tête courent les névroses. Tu as peur du cancer, tu as peur des lendemains, tu as peur de ne pas pouvoir payer tes factures. Tu as peur de mourir, tu as la trouille des accidents de voiture, tu as peur de perdre ta femme, tes enfants, ton chien ou ton mec ou tout ça à la fois. Tu as peur de ne pas trouver de travail, tu as peur de trop boire, peur que le monde explose avant ta mort.

C'est pas gai. La course. Il y avait une guerre entre les supermarchés et les petits commerces avant. Il y avait des gens de gauche aussi, pas ds pauvres fascistes sociaux-démocrates de mes deux qui lourdent des rappeurs parce qu'ils pensent sincèrement que les femmes sont toutes des putes, sauf ma mère, ma soeur, et ma copine d'en ce moment, et encore... vaut mieux un peu au pieu si on veut pas trop se faire chier.

Ah Vérol! Sale merde anti-femme, fasciste! Homophobe! Ben voyons. Moi aussi quand je pousse le caddie, je dis ça de la vieille dindon barbue qui gruge à la caisse en laissant croire qu'elle est prio-handicapée.

Dans le couloir, je n'aime pas que mes connards de voisins laissent les poussettes de leurs marmots histoire de gagner de la cepla chez eux. J'aime pas ça. Mais je ne leur dis pas. Je ne suis plus Vérol, je ne suis pas un écrivain, je suis un pousseux de caddie, un rêveux de culs d'jolis, je suis fier de ma zic, de mon vin, de mes trouilles nouvelles, mes névroses... Je vis avec trois femmes, un mec et deux chiens. Que demande le Peuple!

Les ouvriers virés qui veulent faire sauter leur usine en faillite... On est où là? C'est ça leur Grand Soir? 10 bouteilles de gaz et 30 000 euros? Non merci, je m'écarte, et fiste leurs nouilles. Han.

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 18:14:01 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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