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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Le petit chiale et je ne fais rien. Les heures passent et j'hurle au milieu de la nuit. Cette femme est une femme. Elle mérite ma queue et mes poings... Elle mérite mon amour. Je l'ai baisée par inadvertance. Je n'ai plus une bille de mémoire, des tas d'humeurs, des tonnes de douleurs, entassées dans le crâne comme si je morflais une chimio. Mais non, je ne suis pas un salaud. Je suis tremblant, je fais semblant le matin à la rédaction, d'être sympathique... L'alcool, étrangement dégonfle mes traits, me donne une mine de pleine forme dès l'aube. Je porte ma casquette, j'ai mon visage carré. Lucie, à l'accueil me sourit et je pense picole, défonce, coups de poing dans sa face. Face au rédac' chef je balance: "C'est bon, j'ai un sujet, une chronique. Un truc fiable sur ces mecs qui explosent leurs gonzesses." Il rit. J'ai tout. Parce que je suis biographe de Cantat, il pense que je fictionne, peut-être que j'affectionne la violence conjugale.
En m'évertuant sur l'article, face à l'écran, j'essaie de me rappeler... Je l'ai violée avant de la frapper? Je l'ai frappée avant de faire l'amour brutal? J'ai eu une fringale? Une envie de la frapper en la baisant... Une panique sourde? J'ai frappé les murs? Coup de boulé les portes? J'ai frappé sur elle? Il y avait des pompiers qui la draguaient quand un d'eux essayait de me faire prendre conscience. "Suce!"
Les puces dans le cul, les lectures de naze, les nuits de chiotte, les chieuses merdeuses... Je ne me rappelle rien en écrivant cette chronique... Ce con de rédac' chef est heureux de m'avoir embauché: "Vérol ici! C'est bankable!"
Mon portable sonne... Le réel suce. La fille de l'accueil cuit de passivité en me regardant passer.
Sortir.
Je n'ai plus les clefs de chez moi dans la poche.
Pute...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:24:17 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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