Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.
Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'hébergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cet espace...
Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.
Depuis le 22-09-2006 :
10683800 visiteurs
Depuis le début du mois :
67877 visiteurs
Billets :
4423 billets
<< T'as le breakbeat qui sang façonne mec... | Clash avec Manu Chao, les flics et l'champ' (v'là l'titre) | Consommer is beautiful, consommer is paradise >>
02 août 2009: Je débarque à Nice. L'hôtel est laid, kitch, je suis kitch et laid. Vue sur la mer-la-moche, ma brioche a bien fondu. 9 kilos perdus déjà. Le mec qui organise la signature s'est pointé dans ma chambre: "Tu vois, on s'occupe bien de toi hein? Train, aller-retour, défraiement, chambre d'hôtel classieuse, vue sur la mer, et tout et tout." Je me demande bien ce que je fous là. C'est pas avec leurs 150 euros de défraiement que je vais m'en sortir. "Tu es très attendu à la librairie ce soir. On a déjà dressé le buffet. Un écrivain punk parisien, ça attire ici."
Ah, les gens n'ont que ça à foutre.
03 août: Je suis bien incapable de savoir si mon intervention publique a été positive ou non. J'étais ivre mort. Personne ne m'a appelé aujourd'hui. Le mec de l'organisation ne m'a pas recontacté. J'ai peur d'avoir tout niqué encore. Aime pas ça. Aime pas les gens, répondre à leurs questions de merde: "D'où vous vient l'inspiration?" De ta connerie ducon! Je zone dans ma chambre. Histoire de ne pas en perdre une miette, j'ai commandé des trucs à bouffer, trois bouteilles de Champagne, que je vais me siffler sur le balcon, sous le cagnard, à reluquer les bimbos vieilles qui se tortillent sur la Prom'. Pour l'occaz', me suis remis à fumer, que de la skunk qu'un stagiaire bossant pour l'organisation de la soirée, m'a filé contre une grosse pelle baveuseet bavée.
04 août: Me suis branlé deux fois malgré la migraine. J'ai sifflé 5 bouteilles de Champ' hier, ça m'a rendu étrangement joyeux. Dans Nice, j'ai rencontré un clochard qui puait le lardon au reblochon, mais qui avait des trucs à dire. J'ai squatté avec lui deux bonnes heures. Il m'a parlé des gens. C'était limpide ce qu'il disait: "Z'ont des belles pensées les gens... Ils sont pas racistes, ils aiment pas la pauvreté, mais y te marchent dessus quand tu tends la paluche..." Finalement, ce clochedu m'a cassé les couilles comme n'importe quel autre quidam. Il déblatérait un tas de clichés et de poncifs, si bien que je lui ai dit d'aller se faire foutre... "Crève dans ta vinasse! J'vais me defoncer au Champ' dans ma chambre p'tit mec."
05 août: Le truc étrange. Les flics ont déboulé dans ma chambre. Gros bordel, voix viriles et accusations toutes faites. Je croyais qu'ils venaient me vider parce que je squatte la chambre au-delà de ce que l'organisation m'avait réservé. Mais non. Le clochard, Aimé-Marcel qu'ils m'ont dit qu'il s'appelait, a été battu à mort la nuit dernière. Finalement, 5 heures de garde à vue, un sandwich mou jambon-beurre et une paire de lacets paumée plus tard, ils m'ont relâché sans excuses. M'ont traité de tous les noms pour me faire avouer un truc que je n'ai pas fait. Il y avait un des flics qui me connaissaient et ne semblait pas m'apprécier: "Andy Vérol mes couilles. Tu écris de la merde, t'as des pensées de terroriste. Si j'en avais le pouvoir, je te tirerais une balle dans la gueule." ça m'a fait drôle dans l'zizi quand même, qu'il me dise ça. J'avais le morceau "ça m'énerve" dans la tête quand ils "m'interrogeaient-insultaient"... Quel morceau de merde... qui donne envie de se taper des bimbos-bourges qui tripent sur les écrivains-rebelles (avé l'accent english).
06 août: suis finalement rentré à Paris, sans nouvelles du mec trou du cul de l'organisation. J'ai sans doute du niquer l'événement. Avant de quitter ma chambre, j'ai passé un tas de coups de fil. J'étais beurré si bien que j'ai insulté un mec de Because Music, le label de Manu Chao: "Mais putain trou du cul tu vas me passer Manu merde! J'ai écrit sa bio et y'a un truc que j'veux savoir! Putain passe-le moi gros con!". Bon, voilà, je suis grillé auprès de Because et de Chao...
07 août: Ma vie est nulle. C'est pas la seule à être nulle. Je suis un PÔVRE Occidental blasé-depressif! J'me foutrais à la mine ou à l'armée pour rectifier tout ça moi! Me fais rire tout seul. Et j'ai eu un flash. Suis allé chez un concessionnaire Audi et j'ai regardé les énormes 4x4. J'ai expliqué au vendeur-commercial-tête-de-con que j'étais le biographe personnel de Bertrand Cantat et de Manu Chao. Que j'avais envie de claquer mes milliers d'euros de droits dans une bagnole toute berzingue sa mère trop belle avec les sièges en cuir. Il était fier de moi le mec. Il était sûr de son coup aussi. Je baratinais un commercial, c'était classe. Avant de partir, je lui ai dit qu'un biographe de merde comme moi, ça gagnait même pas un RMI avec ses droits, et qu'il pouvait se foutre ses bagnoles de bourge au cul.
08 août: J'ai trop bu. Avec une espèce de jeune SDF. Il puait plus fort la pisse que la pisse de son cleb's.
09 août: j'écris de la merde. J'avance plus aucun roman. Cette phrase de merde. J'ai beaucoup rêvé, parce que j'ai moins bu...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:49:48 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
13-09-2009 13:36
De brigitte Sujet:
moi aussi
12-09-2009 13:58
De Darcy Sujet:
J'aime la def
Commentaires