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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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« C’est mieux que la ferme de Waco. », gueule Daddy tandis que le téléphone sonne.
J’ai peur, j’ai mal au ventre, l’urine pousse et mouille mon boxer. Nous sommes bien barricadés et les hélicoptères tranchent l’air bruyamment au-dessus de notre toit.
« On lâchera rien enculés ! Si vous approchez, je le bute ! »
Il me tient à la gorge, respire fort dans mes narines avec son haleine d’alcool et de clope. Nous avons basculé, nous sommes sortis de notre réalité pour se ruiner dans une autre. J’ai le cul dans une flaque de sang. Nous étions le sang pur, la suite logique de la race pure. Daddy l’affirmait toujours… Daddy meurtrier et son arme en guise de queue excitée, papa défoncé et son sexe pressé sur mon lard. Le cul.
« Pourquoi t’as fait ça ? Pourquoi ? T’aurais pu être le plus pur et le plus puissant des catcheurs du monde ! T’es qu’une fiotte ! Personne n’approche ou je lui fais sauter le foie, la face, le fion ! »
Daddy postillonne. Mon regard sillonne la pièce en quête d’un objet, quelque chose que je pourrais utiliser. Défoncé. Daddy est défoncé, meurtrier à l’odeur de sueur. Il m’embrasse violemment sur la bouche. Ses mains sont pleines de sangs et ses joues noircies par les mains sales et crispées de ma soeur.
« Je lui arrache ! »
Tremble. Ai peur. Les jambes secouées par des salves de trouille.
« Tire la langue ! »
Le souvenir de son ignoble capacité à croupir jusqu’au bout. Les bulles. La bave. Je tire la langue qu’il plante direct avec son couteau suisse. La lame a traversé la viande de ma langue… ça pisse, le sang, ça coule. C’est terriblement douloureux. Il la divise en deux lentement, en me regardant. Il a dans le regard quelque chose comme le truc après la mort.
"On est meilleurs que la ferme de Waco! On est les pompistes sans essence qui crament tout! La denrée! Le drapeau!"
Il est encore plus beau Daddy comme ça, quand il m'enlève la vie au seuil.
Suite d'Un homme clitoridien, roman en cours d'écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:41:06 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
01-10-2009 12:19
De brig Sujet:
ta voix
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